Le gouvernement assure qu'il « veillera » à une baisse rapide des prix à la pompe

  • Connaissance des Énergies avec AFP
  • parue le

Le gouvernement "veillera" à ce que les prix des carburants baissent "aussi vite qu'ils sont montés" après l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran, a affirmé mercredi le gouvernement.

Un « plan de contrôle »

"Quand les prix mondiaux baissent, les prix à la pompe doivent baisser, aussi vite qu'ils sont montés. Le gouvernement y veillera", a écrit le Premier ministre sur le réseau social X.

"On mènera des contrôles via la DGCCRF (la répression des fraudes, NDLR) sur le même modèle que ce que nous avions réalisé les semaines passées", a averti la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.

Sébastien Lecornu indique que les ministres concernés et les services de l'État réuniront à cet effet "toute la filière, des raffineurs aux distributeurs, à Bercy" et qu'un "plan de contrôle sera déclenché". La porte-parole du gouvernement a précisé que cette réunion se tiendrait jeudi. "Personne en France ne doit profiter de cette crise, ni hier, ni demain", ajoute le chef du gouvernement.

 

Ces dernières semaines, les prix des carburants ont flambé, conséquence de la guerre au Moyen-Orient. M. Lecornu a qualifié d'"avancée diplomatique" la trêve de 15 jours annoncée entre les États-Unis et l'Iran, qui "pourrait rouvrir le détroit d'Ormuz", où transite environ un cinquième du brut mondial, et a "de premiers effets sur le prix du pétrole".

Le baril de Brent à 94 $, contre 72 $ fin février

Le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, et son équivalent américain, le WTI, dévissaient d'environ 15 % vers 11H00 GMT. Ils se dirigent ainsi vers leur plus forte chute sur une séance depuis début 2020, lors de l'éclatement de la crise sanitaire du Covid-19. "Une baisse absolument historique", selon Mme Bregeon.

En termes de prix, les cours du brut restent toutefois nettement supérieurs à ceux d'avant la guerre en Iran, le Brent s'affichant à 94 dollars le baril contre 72 dollars fin février, et le WTI à 95 dollars contre 67 dollars avant le début du conflit.

En France, les prix des carburants pourraient baisser de "5 à 10 centimes" le litre "très rapidement", selon le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) Olivier Gantois. Mme Bregeon a affirmé rester "prudente" face à cette prévision. "Nous avons déjà entendu des annonces de baisse à venir qui ne se sont pas nécessairement répercutées", a-t-elle dit.

Face à la grogne, le gouvernement a dit mardi prévoir un nouveau dispositif d'aides pour certaines professions les plus touchées, comme les "aides-soignantes", les "aides à domicile" et "certains agriculteurs". "Nous ne laisserons pas tomber les Français qui travaillent", a réaffirmé Maud Bregeon, précisant travailler sur "d'autres aides et d'éventuels nouveaux dispositifs de soutien".

Le gouvernement a promis mercredi d'utiliser certaines recettes fiscales supplémentaires liées à la flambée des prix des carburants pour financer l'électrification de l'économie

Ajouter un commentaire