- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le gouvernement suédois a annoncé mardi qu'il divisait par deux le prix des abonnements mensuels de transport public pour six mois, afin d'alléger le surcoût de la flambée des prix de l'énergie provoqué par la guerre au Moyen-Orient.
Cette annonce a été critiquée par l'opposition de gauche, qui dénonce une mesure électoraliste à l'approche des élections législatives du 13 septembre.
"Nous ne pouvons pas éliminer toutes les conséquences de la guerre. C'est tout simplement impossible. Mais nous pouvons en atténuer les conséquences afin que la reprise de l'économie suédoise ne soit pas interrompue", a justifié le Premier ministre Ulf Kristersson lors d'une conférence de presse.
Le gouvernement va présenter au Parlement un budget rectificatif de 6,5 milliards de couronnes (600 millions d'euros) qui seront versées aux régions, responsables du transport public, a-t-il précisé.
"Le moment est venu de compléter les mesures en faveur de ceux qui se rendent au travail en voiture par des mesures en faveur de ceux qui utilisent les transports en commun", a-t-il justifié.
Un pass mensuel à Stockholm coûte par exemple 1.060 couronnes (98 euros).
Le chef du parti d'extrême-droite Démocrates de Suède Jimmie Åkesson s'est félicité de la capacité de la coalition gouvernementale de répondre "à la fois aux besoins de ceux qui peuvent et veulent choisir les transports en commun, mais aussi à ceux qui ont besoin d'utiliser leur voiture", jugeant que l'opposition en aurait été incapable.
Le gouvernement a réduit à deux reprises les taxes sur les carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Il a aussi débloqué récemment 500 millions de couronnes (48 millions d'euros) pour soutenir les liaisons aériennes intérieures en baissant les redevances aéroportuaires.
Le parti social-démocrate, principal parti d'opposition, a fustigé un "gouvernement qui n'a aucune crédibilité".
"Il a systématiquement rejeté toutes nos propositions visant à améliorer les transports publics et à les rendre plus abordables", a dit Tobias Baudin, son secrétaire général, à la radio Ekot.