Décarbonation du transport maritime : le gouvernement lance un appel à projets doté de 62,2 millions d'euros

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le gouvernement a annoncé jeudi le lancement d'un appel à projets doté de 62,2 millions d'euros visant à "accélérer la sortie des énergies fossiles du transport maritime", responsable de "près de 3% des émissions de gaz à effet de serre (GES) en Europe".

Financé par un fléchage de la taxe carbone européenne

Le dispositif, dont l'enveloppe est inférieure aux 70 millions annoncés début février lors du salon professionnel Euromaritime, sera piloté par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Financé par un fléchage de la taxe carbone européenne payée par les armateurs, il vise à soutenir plusieurs démarches susceptibles de réduire la dépendance du secteur aux énergies fossiles, principales responsables du réchauffement climatique, selon un communiqué signé de Philippe Tabarot (Transports), Catherine Chabaud (Mer et pêche) et Sébastien Martin (Industrie).

Sont cités : l'amélioration énergétique des navires, via des "équipements et solutions embarquées innovantes", et "l'acquisition de navires neufs propres, à émission nulle ou plus performants sur le plan énergétique".

« On ne fait pas de cadeaux au secteur »

Également listés, les investissements pour le renforcement des capacités de production européennes ("création ou extension d'usines et de chantiers navals et de nouvelles lignes de production d'équipements ou de systèmes destinés à cette décarbonation") ou encore les investissements dans les infrastructures portuaires.

Les bénéficiaires potentiels incluent "les propriétaires de navire, les armateurs, les affréteurs, les chantiers navals, les équipementiers, les ports maritimes, les exploitants de terminal, les souteurs et les distributeurs de carburant alternatif", détaille encore le gouvernement.

"On ne fait pas de cadeaux au secteur", assurait en février Mme Chabaud selon qui il s'agit d'un soutien à "une dynamique" de décarbonation qui "est en cours". Le fléchage des fonds européens a été décidé lors d'un comité interministériel de la mer en mai dernier, a-t-elle rappelé.

Commentaires

Freudon Saké
C’est très mal ficelé, comme d’hab, avec la conséquence de subventionner indirectement les importations…
En un, seules entreprises concernées, celles ayant leur siège social dans l’UE, en Suisse, au Japon, en Norvège et en Islande sous condition d’arrêt de chasse à la baleine, en Angleterre, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Canada, en Corée du Sud et à Taïwan, sous condition d’arrêt de la pêche au requin, aux Philippines, sous condition d’arrêt de la pêche illégale, plus certaines îles du Pacifique.
Commerce intra-UE réservé aux entreprises de l’UE avec des unités véliques produites à 100 % dans l’UE, ainsi que des ferrys électriques, équipages et pavillons de l’UE, assureurs de l’UE, et au-delà d’un certain chiffre d’affaires, obligation de se faire coter sur les places boursières de l’UE.
Obligations similaires et réciproques + navires au carburant gaz avec récupération de CO₂ pour les autres pays cités.
Il serait utile de mettre au point des motorisations cargo autonomes avec concentrateurs thermiques combinés à la technique des ETM et une eau à 235° en remplacement du fioul lourd et du gaz.
Le continent plastique peut être aussi une source de combustible.
Création d’une route par le Canada pour les conteneurs, depuis les pays du Pacifique nord = grosses économies sur les distances parcourues, pas d’utilisation du dollar et fin des trois semaines d’attente devant l’entrée du canal.
Droits payants après validation du passage pour la Manche et L'Øresund, accord de droits zéro pour les pays riverains et ceux de la Baltique, Russie exclue !
Limitation de la taille des navires, exclusion des pavillons fantômes.

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