Déséquilibres mondiaux: un G7 Finances à Paris en mai avec la volonté de dialoguer

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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La réunion des ministres des Finances du G7 se tiendra sous présidence française les 18 et 19 mai à Paris avec l'objectif de réduire les déséquilibres économiques mondiaux par le "dialogue", a annoncé mardi le ministre français de l'Économie et des Finances.

En présentant les priorités de la présidence française du G7 Finances, Roland Lescure a fait le constat d'un ordre économique et financier mondial "en train de basculer".

"Fragmentation géopolitique, tensions commerciales, hausse des tarifs douaniers (...), augmentation des surcapacités chinoises, transformation numérique accélérée, remise en cause de règles multilatérales que nous pensions acquises... Cette situation n'est pas tenable", a-t-il déclaré.

"Elle fragilise la stabilité internationale, menace la croissance mondiale et met en danger la sécurité de nos citoyens."

Or, "c'est en refaisant primer le dialogue, accompagné de capacités de dissuasion concrètes comme l'outil anti-coercition européen, que l'on parvient à désamorcer les crises, préserver la paix et poursuivre les échanges mondiaux", a souligné le ministre.

Une première réunion du G7 Finances sous présidence française s'était tenue en visioconférence le 27 janvier, durant laquelle Paris avait défini ses priorités: "la réduction des déséquilibres macroéconomiques mondiaux, le renouvellement des partenariats internationaux avec les pays en développement et le soutien à une croissance stable et durable".

La France souhaite notamment "sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minerais critiques".

"Aujourd'hui, ce marché est marqué par une forte concentration de l'offre, qui accroît nos dépendances et fragilise nos chaînes de valeur. Les terres rares sont le pétrole de demain: indispensables à la transition énergétique, au numérique et à la défense, mais dans un marché encore peu structuré et insuffisamment régulé", a déclaré Roland Lescure.

"L'objectif est clair: passer d'un marché fragmenté et instable à un marché organisé, transparent et résilient, au service d'une transition à la fois souveraine, compétitive et décarbonée", a-t-il insisté.

Au rang des priorités françaises figure également la volonté d'aboutir à "une solution internationale juste, équitable et faisable (...) en matière de taxation de l'économie numérique", dans le cadre d'un accord plus large sur l'impôt minimum mondial pour les entreprises multinationales conclu sous l'égide de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).

Par ailleurs, un G7 numérique est programmé le 29 mai autour de l'intelligence artificielle notamment.

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