EDF lance la construction d'un gros parc éolien offshore au large de l'Écosse

  • AFP
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L'électricien français EDF a annoncé jeudi la construction, qui devrait débuter en juin 2020, d'un important parc éolien au large de la côte Est de l'Ecosse, Neart na Gaoithe, dont la compagnie irlandaise ESB prend 50%.

"Après avoir mis en place l'ensemble des accords de financement, EDF Renouvelables lance à présent la construction du projet", indique le groupe dans un communiqué. "La fabrication des composants à terre est désormais lancée. La construction sur le site en mer devrait débuter en juin 2020 et la mise en service du parc est prévue en 2023", précise-t-il.

EDF avait acquis en 2018 cet important projet d'une capacité de 450 mégawatts (MW) situé dans l'estuaire de la Forth, une zone très venteuse sur la côte Est de l'Écosse.

L'entreprise cherchait des partenaires et a annoncé jeudi que la compagnie énergétique irlandaise ESB prenait une participation de 50%. C'est Siemens Gamesa qui fournira les éoliennes, d'une puissance unitaire de 8 MW.

Commentaires

Rochain

C'est bien plus rapide à construire qu'un EPR

charodane

Heureusement que c'est plus rapide à construite qu'un EPR ! Les éoliennes sont fabriquées en usine et il ne reste qu'à les assembler sur site après avoir coulé le socle en béton.
Ce qu'il ne faut pas oublier c'est qu'un EPR durera au bas mot 60 ans, 80 ans raisonnablement, et avec une disponibilité de 80% environ. La durée de vie et la disponibilité des éoliennes sont bien loin du compte.
Les lois de la nature et de la science sont insensibles à l'idéologie antinucléaire qui tôt ou tard s'effondrera comme un château de cartes après avoir bercé des générations d'utopistes et rempli les poches de constructeurs au frais du consommateur. Quel gâchis, fruit de la lâcheté des responsables politiques qui à petites touches détruisent depuis plusieurs décades le formidable outil industriel que constitue le parc nucléaire français.
Il suffit d'ouvrir ses oreilles et de choisir des sources d'information sérieuses pour comprendre qu'avec l'éolien et le photovoltaique en remplacement du nucléaire nous aurons la double peine : augmentation de la production de CO2 et fragilisation excessive du réseau électrique. Triste bilan !

MANIN Jean-Pierre

Oui l'EPR peut-être considéré comme un prototype, lancé trop tôt et qui a pâti aussi de la désagrégation et de la perte de savoir-faire des anciennes équipes d'ingénieurs, du fait du lobby antinucléaire post Tchernobyl et plus encore Fukushima. Cela étant dit il n'en reste pas moins que compte tenu des différents facteurs de charge éolien = 42%, nucléaire 80%, de la durée de vie 18ans pour off-shore, 40 ans mini pour nucl, et des puissances 450MW éolien, 1600W EPR, il faudrait construire 15 sites éoliens off-shore comme celui d'Ecosse pour compenser une seule tranche nucléaire EPR. En comparant avec le prix du site off-shore de Dieppe =2,2 milliards, on dépensera 33 milliards € pour l'éolien, soit 3 fois plus environ que pour une tranche EPR. C'est juste un fait , je ne prends pas partie ici pour ou contre le fait de remplacer le nucléaire, énergie à faible émission de CO2 par une autre énergie à faible CO2 aussi mais 3 fois plus chère et qui exigera du back-up lors de vents insuffisants.Il reste que la priorité est d'abord aux économies d'énergie.

Eric Chalhoub

Il faut informer les français ..et les autres : l'impact CO2 des éoliennes (terres rares, fabrication, transport, montage, puis démolition- après 15/20 ans- sans solution de re emploi) est tres mauvais.

charodane

Les priorités sont la limitation de la production de CO2 et la stabilité du réseau électrique. Si on ajoute à cela le prix de revient du KWh, il est évident et de bon sens que le nucléaire est la solution qui aurait dù depuis une trentaine d'années s'imposer aux décideurs. Malheureusement ceux-ci ont une priorité toute autre: la chasse aux électeurs qui a prévalu dans toutes les décisions qui mettent à mal la productiojn d'électricité nucléaire.
Les économies d'énergie viendront d'elles-mêmes avec la stagnation voir la baisse du PIB. Inutile de les décréter au risque d'aggraver les conflits sociaux qui peu à peu s'installent dans le paysage..

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