Frappe près de la centrale nucléaire en Iran: de "telles attaques" doivent "cesser", dit l'AIEA

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi a jugé lundi sur X que "les attaques", comme celle survenue samedi près du périmètre de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, constituaient "un danger bien réel pour la sûreté nucléaire et devaient cesser".

"Une installation nucléaire et les zones environnantes ne devraient jamais être frappées", a-t-il ajouté alors qu'une frappe américano-israélienne a de nouveau touché le secteur de la centrale, située dans le sud de l'Iran, tuant un agent de sécurité.

"L'AIEA peut confirmer des impacts récents de frappes militaires", dont l'un "à seulement 75 mètres du périmètre du site", a précisé l'Agence basée à Vienne, en Autriche, disant se baser sur l'analyse d'images datant de dimanche.

Selon un média iranien d'Etat, un agent de sécurité a été tué lors de cette frappe, la quatrième visant la zone sur les rives du Golfe depuis le début, le 28 février, de la guerre opposant l'Iran aux Etats-Unis et à Israël.

Aucun dommage n'a été recensé sur les installations et aucune hausse des radiations n'a été signalée.

Mais la Russie a commencé samedi l'évacuation de 198 employés supplémentaires après la frappe, "fermement" condamnée par Moscou, la plus grosse évacuation du personnel russe de cette centrale depuis le début de la guerre.

La Russie a en partie construit cette centrale et des techniciens russes aident à son fonctionnement.

Plusieurs dizaines de ressortissants russes avaient déjà été évacués dans les premiers jours de la guerre. Le 25 mars, 163 employés avaient encore quitté le site après une frappe.

La centrale de Bouchehr, dotée d'un réacteur de 1.000 mégawatts, est la seule installation nucléaire civile iranienne opérationnelle.

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