- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le Canada va continuer de soutenir à "court, moyen et long terme" l'Ukraine en guerre contre la Russie, a affirmé jeudi la ministre canadienne des Affaires étrangères, peu avant l'ouverture de la réunion du G7 près de Paris.
"Le Canada a été là pour l'Ukraine" en apportant 25,5 milliards de dollars canadiens d'aide militaire et économique, a rappelé Anita Anand dans un entretien avec l'AFP. "Et on va continuer d'être là pour l'Ukraine dans le court, moyen et long termes", a-t-elle assuré.
"C'est important de se souvenir que l'intégrité territoriale de l'Ukraine et la souveraineté de l'Ukraine sont cruciales", a-t-elle ajouté, condamnant les attaques russes "des derniers jours et années (qui) sont complètement injustifiables" et "illégales".
La réunion du G7, qui démarre formellement jeudi en début d'après-midi à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, à une cinquantaine de kilomètres de Paris, consacrera une session de travail à l'Ukraine.
La présidence française a en outre invité le ministre ukrainien des Affaires étrangères ainsi que les ministres saoudien, sud-coréen, indien et brésilien.
Anita Anand a par ailleurs salué l'offre ukrainienne d'assistance militaire pour le Moyen-Orient, où les pays du Golfe essuient des frappes iraniennes.
"C'est incroyable (...) que l'expertise ukrainienne soit importante maintenant dans une autre guerre. Nous sommes ici pour soutenir et dire merci pour votre travail dans une autre guerre", a-t-elle déclaré.
Parmi les aides concrètes attendues pour l'Ukraine à ce G7 figure le soutien financier pour la restauration de l'arche du sarcophage de Tchernobyl, avait annoncé à l'AFP mardi le ministre français des Affaires étrangères.
"Ce que nous voulons, c'est que cette présidence française (...) soit un G7 des résultats (...) tangibles pour la France et pour ses partenaires", avait déclaré Jean-Noël Barrot. "Et parmi ces résultats tangibles, il y a (...) la restauration de l'arche du sarcophage de Tchernobyl, 40 ans après la catastrophe qui a marqué l'Europe et le monde".
En février 2025, la structure métallique installée en 2016 recouvrant le réacteur qui avait explosé en avril 1986 avait été touchée par un drone russe.
Cette structure protège un premier sarcophage construit par les Soviétiques.
Au G7, "nous aurons (...) pour la première fois un bilan chiffré des dommages, qui vont s'élever à plusieurs centaines de millions d'euros, et nous allons mobiliser la communauté internationale pour restaurer la sécurité et la sûreté nucléaire sur le site".