Guerre au Moyen-Orient: un "G7 Energie" se tient mardi à Paris (porte-parole du gouvernement)

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Un G7 Energie se réunira mardi à Paris pour "avancer" sur la question des prix du pétrole, dans le contexte de guerre au Moyen-Orient qui chahute les cours de l'énergie, a confirmé mardi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France 2.

"Nous réunirons le G7 Energie en marge du sommet international du nucléaire qui se tient à Paris, pour avancer sur cette question-là (le prix du pétrole, NDLR), avec un objectif qui est de baisser les prix", a affirmé Maud Bregeon, également ministre déléguée à l'Energie, confirmant une annonce déjà esquissée par Emmanuel Macron lundi.

Elle n'a pas précisé à quel endroit se tiendrait cette réunion qui rassemblera les ministres de l'Energie des pays du G7. Son cabinet a précisé qu'elle aurait lieu dans l'après-midi.

Les cours du brut ont connu une hausse spectaculaire ces dix derniers jours face au conflit au Moyen-Orient, avec une flambée historique de 30% en l'espace de quelques heures lundi --avant de modérer leur hausse. Le baril avait alors dépassé 100 dollars pour la première fois depuis 2022.

Mais les prix refluent mardi: vers 06H30 GMT, le baril de WTI, référence du marché américain, plongeait de 5,88% à 89,21 dollars. Celui de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, perdait 5,60% à 93,42 dollars. Ils ont même reculé de quelque 10% en début d'échanges.

Le marché a fait volte-face après la déclaration inattendue de Donald Trump qui a assuré en fin de journée lundi, qui a assuré que la guerre était "quasiment" finie.

Dans les stations-service en France, le gazole a dépassé lundi la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données de quelque 9.400 stations-service transmises au gouvernement, un seuil inédit depuis l'été 2022.

Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le gazole, carburant routier le plus consommé dans le pays, a pris 28 centimes au litre en France hexagonale, soit un bond de 16%.

La baisse des prix en stations "dépendra de l'évolution du conflit" au Moyen-Orient, a insisté Maud Bregeon sur France 2.

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