Irak: champs pétroliers et combattants visés par des drones

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Quatre drones ont frappé l'aéroport de Bassora et deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak, tandis que des frappes et des explosions, visant principalement des combattants pro-iraniens, ont secoué le nord du pays, a-t-on appris de sources concordantes.

"Un drone s'est écrasé sur le terminal de fret de l'aéroport de Bassora", a indiqué à l'AFP un responsable de la sécurité, ajoutant que deux autres drones avaient touché une société américaine dans le complexe pétrolier de Burjesia et qu'un quatrième avait frappé le champ pétrolier de Roumaila, où opère le géant britannique de l'énergie BP.

L'Irak, qui a renoué avec une certaine stabilité, a longtemps été un terrain de confrontation par procuration entre les Etats-Unis et l'Iran. Le pays a affirmé ne pas vouloir être entraîné dans la guerre qui embrase le Moyen-Orient, mais il n'a pas été épargné.

Dès le début, samedi, des frappes américano-israéliennes contre l'Iran, des groupes armés pro-iraniens ont revendiqué des attaques "contre des bases américaines en Irak et dans la région".

La région autonome du Kurdistan (nord), qui accueille des troupes américaines, a été la principale cible.

Des explosions ont été entendues vendredi près de l'aéroport d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, où des drones ont été interceptés.

Le ministère des Ressources naturelles du Kurdistan a indiqué vendredi que la production de pétrole dans un champ exploité par la société américaine HKN Energy avait été interrompue après une attaque survenue la veille dans la province de Dohouk.

Il a précisé que la frappe avait été lancée depuis des zones situées en Irak fédéral, appelant Bagdad à empêcher de telles attaques contre les civils de la région, ses infrastructures économiques et son secteur pétrolier et gazier.

Une source sécuritaire a indiqué à l'AFP que l'attaque avait été menée à l'aide de deux drones.

Le Kurdistan irakien abrite également des camps et des bases arrière de plusieurs groupes rebelles kurdes iraniens, que l'Iran a frappés à plusieurs reprises depuis le début de la guerre.

Téhéran a menacé vendredi de viser "toutes les installations" de la région si des militants kurdes iraniens étaient autorisés à entrer dans la République islamique.

Jusqu'à présent, aucune force n'est entrée en Iran, ont indiqué jeudi à l'AFP plusieurs sources de l'opposition.

Vendredi, de nouvelles frappes ont également visé les combattants kurdes, a affirmé à l'AFP un responsable du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI), en exil. "Nos bases sont attaquées par l'ennemi iranien", a-t-il dit.

Les Kurdes d'Iran placent leurs espoirs dans cette guerre pour affaiblir la République islamique.

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