Iran: Trump semble privilégier maintenant un blocus prolongé

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Donald Trump et son gouvernement ont évoqué la possibilité d'un blocus contre l'Iran se prolongeant "pendant plusieurs mois" pendant une réunion mardi avec des dirigeants du secteur pétrolier, a indiqué mercredi un haut responsable de la Maison Blanche.

Le président américain a vanté l'efficacité de ce dispositif dans un entretien avec Axios.

"Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements. Ils (les Iraniens, ndlr) sont étranglés comme un cochon farci. Et cela va empirer pour eux", a-t-il déclaré.

Dans un message publié très tôt mercredi matin sur son réseau Truth Social, le président américain avait adopté un ton plus menaçant.

Les Iraniens "ont intérêt à devenir intelligents, et vite!", a-t-il écrit.

- "Fini de jouer les gentils" -

Dans le même message est publié un photo-montage du président en lunettes de soleil, costume et cravate noire, portant un fusil d'assaut sur fond d'explosions, avec ce commentaire : "FINI DE JOUER LES GENTILS!".

Les participants à la réunion à la Maison Blanche, qui a eu lieu mardi, ont évoqué "les mesures prises par le président Trump pour soulager les marchés internationaux du pétrole et les mesures que nous pourrions prendre pour poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire et minimiser son impact sur les consommateurs américains", selon une déclaration transmise à l'AFP.

"Le président se réunit fréquemment avec des dirigeants du secteur pétrolier pour avoir leur retour sur les marchés nationaux et internationaux de l'énergie, et il y a eu une réunion de ce type hier", a indiqué le haut responsable, qui a requis l'anonymat.

La rencontre était présidée par le ministre des Finances Scott Bessent et le vice-président JD Vance était présent, selon la même source.

Le géant Chevron a confirmé à l'AFP que son patron Mike Wirth y avait participé.

Le marché du pétrole trahissait mercredi les craintes d'un blocage prolongé du détroit d'Ormuz.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale pour le pétrole, a bondi mercredi au-delà de 119 dollars, atteignant un niveau plus vu depuis 2022 et les premiers mois de guerre en Ukraine.

aue/eml

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