La Croatie et la Bosnie signent l'accord sur une interconnexion gazière parrainée par Washington

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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La Croatie et la Bosnie ont signé mardi à Dubrovnik un accord sur la construction d'une importante interconnexion gazière, parrainée par Washington, qui doit permettre à Sarajevo de réduire sa dépendance énergétique à la Russie, son seul fournisseur de gaz actuellement.

Une connexion à un terminal de GNL en Croatie

Ce gazoduc, baptisé "interconnexion gazière méridionale", va relier le réseau bosnien à un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) à Krk, en Croatie, ainsi qu'au réseau gazier européen.

"Une avancée majeure : au nom de la Bosnie-Herzégovine, j'ai signé avec la Croatie l'accord sur l'interconnexion méridionale, qui renforce la sécurité énergétique et la diversification de l'approvisionnement. Je tiens à remercier nos partenaires américains", a écrit sur X la Première ministre bosnienne Borjana Kristo.

Cet accord a été signé par Mme Kristo et son homologue croate Andrej Plenkovic, en marge du sommet de l'Initiative des trois mers à Dubrovnik, dans le sud du littoral croate.

Un projet énergétique plus vaste en Bosnie

Les États-Unis, qui ont déployé des efforts diplomatiques ces derniers temps pour faire accélérer ce projet, livrent d'importantes quantités de gaz au terminal de Krk, île du nord de l'Adriatique croate.

En Bosnie, cette interconnexion fait partie d'un projet énergétique plus vaste, estimé à environ 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros), qui prévoit la construction d'un réseau totalisant près de 200 km de gazoducs avec plusieurs centrales thermiques au gaz. Il doit y être mis en œuvre par la société américaine AAFS Infrastructure and Energy, dirigée par Joseph Flynn, frère du général Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale sous le premier mandat de Donald Trump, et par Jesse Binnall, ancien avocat du président américain.

Des associations environnementales, qui s'opposent au développement du secteur des énergies fossiles, ont critiqué ce projet, dans un pays où deux tiers des besoins en électricité sont assurés par les centrales au charbon. La pollution, notamment en hiver, frappe la plupart des grandes villes.

Les détails sur le début des travaux de construction n'ont pas encore été annoncés. Selon le directeur de l'AAFS en Bosnie, Amer Bekan, ils devraient débuter "dans une période de deux à six mois après l'obtention de toutes les autorisations". D'après M. Bekan, la capacité maximale annuelle de la nouvelle interconnexion sera de 3 milliards de m3 par an.

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