La géothermie encore trop marginale malgré ses « atouts majeurs », déplore la Cour des comptes

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Vue de la centrale géothermique de Bouillante

Vue de la centrale géothermique de Bouillante (©EDF-Paul Véronique/Graphix)

La géothermie reste, en dépit de ses atouts, marginale en France, où elle ne représente qu'environ 1% de la consommation finale de chaleur, observe la Cour des comptes qui préconise de lever les freins structurels à son développement et de simplifier des procédures trop complexes.

Une énergie renouvelable disponible en continu

La géothermie, qui consiste à valoriser la chaleur naturelle du sous-sol sous forme d'électricité ou de calories, est une "énergie locale, renouvelable, décarbonée et disponible en continu" qui "dispose d'atouts majeurs pour la transition énergétique", fait valoir la Cour dans un rapport publié mardi.

Pourtant, souligne-t-elle, les soutiens publics mobilisés n'ont pas permis, à ce stade, de lever les freins structurels à son développement: les coûts initiaux des projets, les risques techniques et géologiques et la complexité des procédures et des cadres d'intervention.

"L'atteinte des objectifs repose moins sur une hausse des aides que sur une meilleure organisation et priorisation des soutiens, une gestion plus claire des risques, un renforcement de la connaissance du sous-sol et la mobilisation d'innovations aujourd'hui matures", estime la Cour.

3 techniques

La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France, se donne pour objectif de multiplier par quatre la production de chaleur géothermique en France métropolitaine d'ici 2035. En 2022, la chaleur représentait près de 45 % de la consommation finale d'énergie mais était majoritairement d'origine fossile (environ 73%).

Il existe trois techniques de géothermie. Celle dite "de surface" permet de faire du chaud et du froid en utilisant la température du sous-sol à moins de 200 mètres de profondeur. La géothermie "profonde" consiste à aller chercher de l'eau chaude à 1 000 ou 2 000 mètres de profondeur, où la température de l'eau varie de 80 à 150 degrés. Enfin, la géothermie de haute énergie consiste à aller chercher de la vapeur à des températures supérieures à 150°C dans les zones à volcanisme actif. Elle est présente en Guadeloupe et aux Antilles.

Celle de surface reste peu développée en France, notamment dans le logement collectif, malgré des performances environnementales et énergétiques élevées, pointe le Cour des comptes en préconisant la simplification des règles, la priorisation des soutiens et le développement d'outils organisationnels et juridiques plutôt qu'une augmentation des subventions.

« Un enjeu stratégique pour les territoires ultramarins »

La géothermie profonde "reste pénalisée par des investissements initiaux très élevés et des incertitudes sur la ressource géologique", poursuit la rue Cambon, qui propose de "lever les freins économiques, d'adapter la filière à une montée en puissance rapide des projets et de réduire la lenteur des procédures administratives".

Elle recommande, entre autres, de préciser la doctrine de couverture des risques et de renforcer la connaissance du sous-sol.

La géothermie de haute énergie "constitue un enjeu stratégique pour les territoires ultramarins" mais il faut "structurer les outils de planification, notamment le cadastre géothermique".

Commentaires

DI STEFANO
Oui, en effet c'est bien dommage que la géothermie soit sous exploitée en France Métropolitaine. je pense que le plus gros frein est bien la longueur et la complexité des procédures administratives nécessaires en préambule au démarrage operationnel des projets.
Rochain Serge
Deux blocages dont l'un est une consequence de l'autre : 1) Le poids en France du lobby nucléaire bloque tous développements de sources énergétiques qui feraient de l'ombre au nucléaire. Le seul qui soit passé à travers les chausses-traps du nucléaire est l'hydoélectricité parce qu'elle lui est antérieure et que le nucléaire a du s'appuyer sur elle pour résoudre les problèmes d'équilibre du réseau face aux variations de la puissance consommée relativement rapide durant le cycle diurne pour lesquels le peu de souplesse du nucléaire le rend impuissant. La seconde raison est celle dénoncée ci-dessus par Di Stefano, mais elle n'est que la conséquence de la puissance du lobby nucléaire dont les ramifications politiques influencent jusqu'à pouvoir imposer les procédures concernant le domaine de la production d'énergie.
Denis Margot
Le lobby N qui a eu comme effet de construire (très mal) 1 seul nouveau réacteur en 30 ans, qui s’est fait tailler en pièce par un parti écolo qui plafonne à quelques pourcents, qui s’est vu interdit de croissance par le parlement, qui a vu ses fleurons technologiques jetés aux oubliettes, qui a été dépecé par son propre gouvernement… Si seulement ce lobby avait 10% de la puissance du lobby ENRi, on verrait peut-être un match plus équilibré.
Rochain Serge
C'est le premier contributeur du lobby nucléaire, EDF, qui s'est elle-même taillée en pièce en ayant promis un reacteur mervilleux qui devait produire 5 ans plus tard en 2012 mais qui vient juste de sortir ses premiers watts de puissance 13 ans après en ayant couté 5 à 6 fois le prix qu'EDF avait fait accepter par le gouvernement de l'époque et que personne n'a mis le moindre baton dans les roues d'EDF pour qu'ils réalisent leur engagement ! Qui a empécher EDF de travailler sans même exiger la moindre explication sur ce retard durant 15 ans ? Cessez de pleunicher qu'on a fait des miseres à EDF ! En revanche, on en fait aux renouvelables tous les jours dans tous les tribunaux sous prétexte de grenouilles de migrateurs, quand on n'accorde même pas un prix d'achat dedu KWh au moins egal à celui que l'on accorde sans discuter à celui d'un EPR alors qu'il s'agit bien de systeme prototype comme l'éolien flottent en Atlantique comme pour le parc d'Oleron !
ThB
EPR à peine productif qu'il doit déjà fermer pratiquement une année pour réparation.
Rochain Serge
Il ne figure même pas dans la liste des réacteurs opérationnels de Flamanville sur le site EDF https://nuclear.monitor.metroscope.tech/#/plant/FLAMANVILLE/1 A Flamenville, aucun réacteur ne fonctionne, le F1 est en panne depuis 5 jours, le F2 est en maintenance pour 8 mois ! quant au F3 il est toujours aux abonnés absents.
ThB
La tempête du 8 janvier 2026 a contraint EDF à arrêter les réacteurs 1 et 3 de la centrale de Flamanville
— une décision qui soulève des questions sur la résilience des infrastructures nucléaires face aux aléas climatiques.

Dès le début de l’épisode météo, les deux unités avaient réduit leur puissance de 50 à 55 %, conformément aux procédures d’alerte. Pourtant, les équipements des postes 400 kV des unités 1 et 2 ont été gravement endommagés, nécessitant leur remplacement.
Un incident qui rappelle, une fois de plus, la vulnérabilité des centrales face à des événements extrêmes de plus en plus fréquents.

Le GIEC ne cesse d’alerter : avec le réchauffement climatique, l’intensité et la fréquence des tempêtes vont s’aggraver. Pourtant, lors de la conception des EPR, les équipements sensibles n’ont pas été renforcés pour résister à ces nouveaux défis. Une négligence qui interroge sur la capacité du nucléaire à garantir sa sûreté dans un climat en mutation et sur la crédibilité des promesses du lobby nucléaire.

Comme le disait ma grand-mère : « Mettre 70 % de ses œufs dans le même panier, c’est prendre le risque de tout perdre d’un coup. » Une sagesse populaire qui, aujourd’hui, résonne comme un avertissement.
ThB
Quand un pays comme la France mise à 70 % sur le nucléaire pour son électricité, il ne faut pas s’étonner de voir les énergies renouvelables asphyxiées financièrement.
Le nucléaire se comporte comme un trou noir budgétaire :
il engloutit des milliards d’euros en subventions, en grands projets (comme l’EPR de Flamanville, dont le coût a explosé à plus de 12 milliards) et en maintenance d’un parc vieillissant, ne laissant que des miettes aux autres comme le précise la Cour des Compte pour la géothermie en particulier. Pour se faire son lobby phagocyte le débat public.

Pendant ce temps, l’Allemagne, qui a choisi de sortir du nucléaire, investit massivement dans les énergies vertes et crée des emplois locaux, tout en réduisant sa dépendance aux importations. En France, le débat est étouffé : les choix énergétiques sont verrouillés par des lobbies puissants, et les alternatives peinent à émerger, faute de moyens.
Résultat ? Une transition énergétique à deux vitesses, où le nucléaire reste roi… mais à quel prix pour l’innovation et l’indépendance énergétique ?
Denis Margot
Toujours cette analyse biaisée et erronée. L’investissement dans le N est conséquent, mais pour une fois, la France a pêché le bon poisson avec un système efficace garantissant une électricité propre, abondante et relativement bon marché (n’était-ce les ajustements onéreux consentis au développement des ENRi). Pendant ce temps, l’idole des écolos, l’Allemagne, a investi bien plus que ce que coûte le N en France, pour un résultat écologiquement désastreux.

En 2025 :

  • France = 32 g de GES/kWh
  • Allemagne = 336 g

1 kWH allemand émet 10 fois plus de CO2 qu’en France. Pas 10%, pas 50%, pas 200%, mais 1000% de différence !! Et cela tout en dépendant de + en + massivement de produits fabriqués hors de son territoire. À ce niveau de contemplation, comment dire, ce n’est même plus de l’idéologie, on doit côtoyer le lavage de cerveau, la méthode Coué ou je ne sais quelle entourloupe que seule la parapsychologie serait peut-être capable d’expliquer ?

Rochain Serge
Le KWh allemand aujourd'hui produit 30% de moins de GES que quand l'électricité allemamnde était nucléarisée ....vos comparaisons sont ridicules ! L"Alleamgne n'a pas notre ressource Hydroélectrique et devait gérer ses variations de consommation avec du charbon .... voilà la différence ! Cela ne vient pas du nucléaire mais de ce qui lui permet d'exister. S'il ne s'agissait que du nucléaire les Belges qui sont toujours très nucléarisés mais qui ne disposent pas d'hydraulique seraient aussi à 32g et pas à 238g .... comment expliquez vous cela ?
Denis Margot
@Rochain. Si vous ne comprenez pas ou ne voulez pas comprendre qu’utiliser des moyens de production très décarbonés (comme le N) permet d’avoir un bilan carbone très favorable, je ne peux rien pour vous.
Rochain Serge
C'est là toute votre argumentation ? Vous pouviez pourtant au moins tenter une réponse pour tous ces pays qui utilisent le nucléaire et qui n'ont pourtant pas un bilan aussi "brillant" en émission de CO2 que la France, alors que vous ne faite que vous focaliser sur l'Allemagne dont vous croyez naPivement que leur mauvais bilan le doit à l'abandon du nucléaire, bien que leur bilan soit aujourd'hui meilleur que celui qu'ila avaient à l'poque où ils étaient nucléarisés. Vous semblez vous contenter facilement ..... d'un dogme ! https://www.cleanenergywire.org/factsheets/germanys-energy-consumption-and-power-mix-charts Non le bon bilan de la France n'est pas le fait du nucléaire....mais si vous ne voulez pas le comprendre, malgrè les preuves avancées (ce que vous n'avez jamais fourni de votre côté), je ne peux rien pour vous.
ThB
M Denis Margot, vous contemplez mon doigt cela ne vous permet pas de voir la lune...

Un Allemand consomme moins d'énergie qu'un Français.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes (source : INSEE, données 2024):

Consommation d'énergie/hab en 2024

Allemagne :
2 927 milliardskWh / 83,44 M d'hab = 35 077 kWh/hab/an

France :
2 744 000 000 000 kWh / 68 373 000 = 40132 kWh/hab/an
L’Allemagne, championne des énergies renouvelables
-3ᵉ producteur mondial d’électricité renouvelable (hors hydroélectricité)
-3ᵉ rang pour l’éolien, 4ᵉ pour la biomasse, 5ᵉ pour le solaire.

Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard, mais d’une politique énergétique volontariste. La France, malgré ses atouts, a encore des progrès à faire pour rattraper son voisin.

Je pense M Margot que vous confondez contemplation avec constat factuel.
Denis Margot
On aimerait savoir ce que vient faire la lune dans votre histoire, je suppose que vous vous sentez bien lorsque vous arrivez à placer cette citation, encore faut-il ne pas l’utiliser n’importe comment. Quant à vos chiffres, que voulez-vous prouver ?

Et pour ce qui concerne la championne des renouvelables, vous n’avez visiblement pas compris l’enjeu. La lutte contre les CC passe par l’utilisation de moyens énergétiques décarbonés , qu’ils soient renouvelables ou pas. C’est la seule vérité qui compte. Être championne des renouvelables ET avoir un bilan carbone déplorable n’a aucun intérêt.

Et vous voudrez bien expliquer en quoi la France devrait-elle rattraper sa voisine ? Vous voulez que la France émette autant de GES que le mauvais système allemand ? Faites-vous partie du comité aviseur de EELV pour sortir des inepties pareilles ?

ThB
M Denis Margot,
Je vous montre la lune, mais vous ne voyez que mon doigt.
Pourtant, l’essentiel est bien là : consommer moins d’énergie, c’est polluer moins.
Je ne prétends pas que l’Allemagne soit un modèle parfait, mais force est de constater qu’elle trace une voie qu’il serait judicieux d’emprunter.

Les faits sont têtus :
  • Moins de pollution grâce à une consommation énergétique maîtrisée,
  • Un PIB bien supérieur au nôtre,
  • Une situation géographique moins avantageuse que la nôtre.
Alors, plutôt que de nous focaliser sur les détails, ne devrions-nous pas nous inspirer de ce qui fonctionne ailleurs ?
Denis Margot
@ThB. C’est vrai, vous avez raison, je m’incline. Inspirons-nous de ce qui vous éblouit, reproduisons un modèle qui pollue dix fois plus que le nôtre, qui coûte bien davantage et qui permet aux Allemands d’être les champions d’Europe des factures électriques tout en contribuant au déficit commercial grâce aux généreuses subventions accordées aux fabricants chinois. L’économie et les écolos, tout un programme.
ThB
Monsieur Margot,
La différence de consommation énergétique entre la France et l’Allemagne – plus de 5 000 kWh par habitant et par an – n’est pas un détail, c’est un gouffre financier et écologique.

Pour un ménage comme le mien (maison bien isolé, deux personnes) :

- Cela représente les deux tiers de ma facture annuelle d’énergie.
- Au tarif EDF classique, soit environ 1 500 € par personne – 3 000 € pour notre foyer chaque année.
- Une somme que nous pourrions réinvestir dans des énergies renouvelables ou d’autres projets utiles.

À l’échelle nationale :

- 1 500 € × 68,373 millions d’habitants = 102,6 milliards d’euros qui s’envolent chaque année.
- Une somme colossale, équivalente à plusieurs plans de transition énergétique, qui passe sous les radars.

Pourquoi un tel écart ?
- Manque d’efficacité énergétique des logements ?
- Différence de prix de l’énergie ?
- Politique de sobriété moins ambitieuse ?

Ces questions méritent une analyse approfondie, car les enjeux sont à la fois économiques, sociaux et environnementaux. Qu’en pensez-vous ? Avez-vous des pistes pour expliquer, et réduire cet écart ?
Rochain Serge
Les bons chiffres de la France qui s'améliorent depuis 20 ans, on ne les doit qu'aux renouvelables Margot : https://www.connaissancedesenergies.org/tribune/emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-en-2025-la-grande-procrastination#comment-73911 On note sur le graphique de la baisse des émissions depuis 2005 que le transport qui représente à lui seul le tiers de nos émissions de GES nationales est le poste qui baisse le moins. C'est pourtant notre premier poste d'émission avec les véhicules individuels, mais on laisse se propager des contrevérités invraisemblables sur le VE. Le deuxième point qui attire mon attention est celui du poste énergie qui est celui qui a baisser le plus ses émissions de GES. Certains, comme Margot, croient que c'est le nucléaire qui est responsable de cette baisse, mais nous n'avons pas plus de réacteurs nucléaires aujourd'hui que nous en avions en 2005.... cette amélioration ne le doit donc qu'aux renouvelables qui, eux, sont bien nouveaux ces 20 dernières années et ont permis de fermer nos centrales à charbon, à pétrole, et aussi à gaz bien que cette ressource soit maintenue car la faible implantation de sources renouvelables ne permet pas toujours d'assurer le suivi de charge et dans ce cas, le recours au gaz reste la solution devant le manque de souplesse du nucléaire. Une bonne implantation de parc en mer devrait permettre de s'en passer définitivement, d'après nos conniassances des flux aeriens en mer.
Denis Margot
@Rochain. Je vais essayer de vous expliquer, mais j’ai peu d’espoir.

Le bon chiffre de la France vient d’une équation :

Le_bon_chiffre = (TWh_N x 5 + TWh_hydro x 11 + TWh_solaire x 30 + TWh_éol x 13 + TWh_gaz x 512 + …)/TWh_France

Et dans ce Le_bon_chiffre, la composante principale est celle en gras, pas celle de vos idoles. Remarquez que s’il prenait l’envie au gaz ou au charbon de venir jouer les trouble-fête, comme ce qui se passe chez votre autre idole, tous les bons résultats obtenus grâce au N (et aussi, dans une moindre mesure, aux ENRi), seraient anéantis et Le_bon_chiffre se transformerait en Le_mauvais_chiffre.

Rochain Serge
Votre messe est ridicule ! Nous n'avons pas plus de reacteurs nucléaire en 2025 que nous en avions en 2005 mais les émissions de GES du secteur énergie ont étés divisés par deux ! Ce qui a changé entre 2005 et 2025 c'est le remplacement du charbon et du pétrole par les renouvelables, le gaz restant inchangé ! https://www.connaissancedesenergies.org/comment/74116#comment-74116 C essez de sortir vos bétises de membre de la secte nucléaire, mon petit ...vous n'apprendreze jamais rien à qui que ce soit vous êtes décidément trop bête !
Denis Margot
@ThB. Ça, c’est de l’économie à la sauce EELV ! Si les Allemands consomment moins d’électricité, c’est parce qu’ils consomment plus de gaz et de charbon, on voit tout de suite l’avantage, n’est-ce pas. Et pour les impôts, le lien est loin d’être aussi évident. Si on se réfère à la première vague du nucléaire français (le nucléaire historique), les « pères fondateurs » ont estimé que le parc avait été intégralement financé par EDF et non par les impôts.
Rochain Serge
Les allemands consomment plus de charbon ? https://www.cleanenergywire.org/factsheets/germanys-energy-consumption-and-power-mix-charts Expliquez nous ça Margot
Denis Margot
Oui Rochain, les Allemands consomment plus de gaz et de charbon pour se chauffer que les Français, qui utilisent davantage l’électricité, il faut vous mettre les points sur les « i ».
Rochain Serge
Ce n'est pas en enfonçant des portes ouvertes que les points se mettent sur les i. Que les français utilisent plus l'électricité pour se chauffer que les allemands, je suis mieux placé que vous pour le savoir car j'ai assisté au forcing d'EDF depuis le début des années 60 (vous, êtes un peu jeune) pour que toutes les constructions nouvelles soient équipées de chauffage électrique et de ballon d'eau sanitaire qui chauffe la nuit quand EDF ne savait pas quoi faire de sa production électronucléaire nocturne. Il était même fait une publicité d'EDF pour des types de radiateurs à inertie thermiques contenant des espèces de briques thermo réfractaires qui pouvaient comme les ballons d'eau sanitaires être chauffer la nuit et rayonnait toute la journée du lendemain. C'était extrêmement lourd, j'ai essayé d'en soulever un mais il fallait être deux pour cet exploit d'haltérophile Mais cela n'a rien à voir avec le fait que la chute des émissions de GES du secteur énergie en France depuis ces 20 dernieres années ne le doit qu'au remplacement du charbon et du pétrole par des renouvelables.
ThB
Monsieur Margot,

Vous avez raison de souligner que l’Allemagne consomme davantage de gaz et de charbon que la France.
Pourtant, la consommation électrique par habitant y reste inférieure à celle des Français Les Français consomment 5000 kWh/hab/an de plus que les Allemands, alors même que le PIB allemand (4 305 milliards d’euros en 2024) dépasse largement celui de la France (2 920 milliards d’euros).

Ce paradoxe s’explique en partie par les efforts massifs de l’Allemagne en matière de transition énergétique : réduction drastique de la consommation d’énergies fossiles, sortie du nucléaire, et développement massif des énergies renouvelables. Ces choix ont permis une électrification croissante de l’économie, tout en maintenant une compétitivité industrielle forte.

En France, le potentiel est immense : notre situation géographique et nos ressources en énergies renouvelables pourraient nous permettre, avec une volonté politique et des investissements comparables à ceux de l’Allemagne, de réduire notre dépendance aux énergies fossiles et d’éviter la construction de nouveaux EPR, ces « tonneaux des Danaïdes » coûteux et controversés. Cela permettrait de diminuer cette proportion ahurissante de 70% d'électricité atomique.

La transition énergétique est un choix, pas une fatalité. L’exemple allemand le prouve.
Denis Margot
@Thb.

Vous ne quittez pas votre fascination pour la transition allemande que vous présentez comme un objectif ultime alors que le résultat (climatique) est tout sauf impressionnant.

  • PIB allemand : vrai, mais hors sujet.
  • 5000 kWH : c’est bien la preuve que l’électrification est plus avancée en France qu’en Allemagne.
  • Réduction drastique de la conso fossile : tellement drastique que l’Allemagne va construire 20 nouvelles centrales à gaz et que l’Allemand consomme plus de fossile que le Français per capita.
  • Sortie du nucléaire : bon d’accord, sur ce point c’est une réussite; sur le plan climatique en revanche, c’est complètement raté.
  • Développement massif des ENRi : pareil bravo, y en a partout, succès total; sur le plan climatique en revanche, c’est encore raté.
  • Compétitivité industrielle forte : veuillez expliquer l’avantage compétitif d’avoir une électricité près de 2 fois plus chère qu’en France.
  • Tonneau des Danaïdes : c’est votre point de vue, mais de moins en moins celui des Français.
  • Proportion ahurissante : c’est ce qui permet d’avoir une électricité à 95% décarbonée, c’est vrai que c’est ahurissant quand on se compare à l’Allemagne.
  • L’exemple allemand : que vous soyez anti N, je peux le comprendre et c’est votre droit, mais que vous idolatriez le modèle allemand bien que 10 fois moins performant que le modèle français me sidère.
Rochain Serge
"l’Allemagne va construire 20 nouvelles centrales à gaz " Nous nous étions bien vanté en 2015 de construire 6 GW d'éolien en mer pour 2020 ! https://www.gouvernement.fr/special-cop-21-les-engagements-nationaux-de-la-france-3390
ThB
Monsieur Denis Margot,

Vous faites du Trump cela me fait sourire : il semble que certains arguments, comme les chiffres, voyagent plus vite que la raison.

Sur le PIB allemand :
Vous écrivez que le PIB allemand est « vrai, mais hors sujet ». Pourtant, le PIB reste l’indicateur central de la création de richesse par la production de biens et de services. Dans votre vision, la production de biens ne consommerait-elle pas d’énergie ? Ou bien l’Allemagne, par magie, aurait-elle découvert une économie décarbonée sans effort ni coût ? Les faits montrent que non : leur transition a un prix, mais aussi des résultats.

Sur la sortie du nucléaire :
Enfin, vous reconnaissez implicitement que la sortie du nucléaire allemand est une réussite. Les chiffres sont sans appel : l’Allemagne a réduit sa consommation de lignite, tout en maintenant sa production industrielle. C’est un exploit que vous semblez minimiser, alors qu’il mérite d’être étudié et, pourquoi pas, imité.

Sur la compétitivité industrielle :
Affirmer que le « juste prix » du kWh passe par le nucléaire, c’est oublier que les coûts réels de l’atome – démantèlement, gestion des déchets, risques – sont reportés sur les générations futures. Faire payer le vrai prix de l’énergie, c’est aussi intégrer ces coûts cachés. La transition allemande, avec ses défis, a au moins le mérite de la transparence.
Sur le « tonneau des Danaïdes » :
Un référendum permettrait justement de trancher : les citoyens sont-ils prêts à payer le prix de la transition, ou préfèrent-ils les illusions d’une énergie nucléaire « gratuite » ? Pourquoi ne pas proposer ce débat?

Sur l’exemple allemand :
Vous aimez réinventer la roue ; moi, je préfère apprendre des expériences réussies. L’Allemagne n’est pas un modèle parfait, mais son exemple montre qu’une transition énergétique ambitieuse est possible, avec des résultats concrets.
Copier les bonnes pratiques, ce n’est pas de l’idolâtrie, c’est du pragmatisme.

En résumé, vos arguments, comme le PIB ou le nucléaire, ne tiennent qu’en isolant les données de leur contexte. La transition énergétique est un défi complexe, mais les exemples concrets, comme celui de l’Allemagne, méritent mieux que le mépris ou la caricature.
Serge Rochain
Sans compter que la seule vertu du nucleaire, son faible taux d'émission de CO2, n’est que le fruit du hasard et non un critère qui a conditionner le choix du nucleaire, lequel n’etait que la construction de la bombe atomique dont un usage dérivé permet de faire chauffer de l'eau.....! Aucune vision prospective dans ce processus donc se vante l'armée des nucleophiles.
Denis Margot
@Thb. Le prisme EELV est-il à ce point déformant ?
  • - Le rapport à trump est assez obscur, mais les écolos n’ayant que peu d’humour, tant mieux que cela vous divertisse.
  • - PIB : que le PIB soit < ou > n’a effectivement aucun rapport avec le sujet qui concerne l’indice carbone de l’électricité. Mais si vous voulez insister, alors oui, les centaines de millions de tonnes de charbon que les Allemands ont brulées au cours des 100 dernières années et qui ont activement participé au dérèglement climatique ont contribué très positivement au succès de l’économie allemande, ce que ne pouvait pas faire l’économie française qui en était assez pauvrement dotée.
  • - Sortie du nucléaire : je conçois que faire preuve d’honnêteté vous soit étrange, mais qui pourrait ne pas reconnaître que la sortie teutonne du N ne soit pas un succès ? Pas moi, mais ne sur interprétez pas. Cela veut simplement dire que les grunnen ont efficacement et diligemment réussi à débrancher leurs centrales N, sans jugement de valeur sur l’acte. Quant à votre « exploit », il repose sur la performance remarquable d’être passé d’une électricité hyper sale à une électricité sale (une des pires d’Europe, malgré le presque millier de milliards d’€ investis). De quoi être béat, effectivement, bravo les écolos.
  • - Compétitivité : veuillez expliquer l’avantage compétitif d’avoir une électricité près de 2 fois plus chère qu’en France, tout en étant 10 fois plus carbonée, ce qui va avoir un coût croissant avec le marché carbone.
  • - Danaïdes : énergie nucléaire gratuite ? Vous en êtes réduit à recourir à un argument ridicule et faux pour justifier vos ENRi ? Êtes-vous à ce point désespéré ?
  • - Exemple allemand : Vous devriez allumer la lumière. Les résultats concrets, ils sont là : en 2025, France = 32 g CO2eq/kWh; Allemagne = 336 g. L’électricité teutonne est 1000% plus carbonée que la F, et vous voudriez qu’on s’inspire de la « réussite » allemande ? Plus borné qu’un écolo, je ne sais pas. Deux écolos, peut-être ?
  • - Mépris : le mépris, il me semble que c’est dans le sens opposé. Les Teutons sont parfaitement libres de choisir la direction de leur politique énergétique. Par contre, s’ingénier, comme ils l’ont fait, à torpiller le modèle français parce qu’il ne correspondait pas à leur idéologie, vous appelez ça comment ?
ThB
M Denis Margot,

Je vois que vous avez le don de regarder le doigt plutôt que la Lune. Permettez-moi donc d’être plus précis : votre méthode rappelle étrangement celle de Trump — plus c’est gros, plus ça passe. À ce rythme, pourquoi ne pas remonter jusqu’à Napoléon, dont les guerres ont dépeuplé et appauvri la France ? Vous semblez décidément nostalgique d’un passé qui n’a plus cours.

Quant à l’écologie, je ne prétends pas que les « écolos » cochent toutes les cases. Mais si vouloir laisser à mes petits-enfants un monde vivable fait de moi un écolo, alors oui, j’assume ce titre. Vos caricatures à répétition ne feront pas avancer votre cause, bien au contraire.

Passons aux faits : dans les statistiques de consommation d’énergie finale, peut-on vraiment mettre sur le même plan un kWh issu du pétrole ou du charbon et un kWh électrique « atomique », dont la production a nécessité près de 3 kWh d’énergie fossile ? La réponse dépend de l’usage :

- Oui, si ce kWh sert à chauffer un logement.

- Non, s’il sert à faire rouler un véhicule qui, avec des énergies fossiles, aurait consommé plus de 3 kWh pour le même service.

C’est précisément là que les énergies renouvelables deviennent cruciales : elles permettent de faire rouler les véhicules électriques, qui, grâce à leurs batteries, viendront en soutien aux STEP. Votre vision de l’énergie semble ignorée cette complémentarité.

Enfin, votre vocabulaire à l’égard de nos voisins teutons — sans lesquels la France ne pèse rien en géopolitique — confirme que vous êtes bel et bien un homme du passé, figé en 1950.
ThB
M Denis Margot,

Vous évoquez avec acharnement la dépendance allemande au mazout et au charbon, mais il est important de préciser que l’Allemagne a massivement transformé sa consommation de charbon en production d’électricité, un vecteur énergétique bien plus flexible et adapté aux besoins modernes. Cette transition, bien que perfectible, mérite d’être soulignée.

Par ailleurs, leur bilan énergétique est d’autant plus remarquable que leur climat, majoritairement continental, est bien plus rigoureux que le nôtre, ce qui implique des besoins en chauffage plus élevés. Enfin, la géographie allemande limite le nombre de stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), contrairement à la France, ce qui confirme que l’essentiel de leur lignite est effectivement dédié à la production électrique.

Ces éléments montrent une volonté de rationaliser l’usage des énergies fossiles, même si la transition énergétique reste un défi pour tous les pays européens.
Rochain Serge
Sur ce sujet, tout est là : https://www.cleanenergywire.org/factsheets/germanys-energy-consumption-and-power-mix-charts
ThB
Monsieur Rochain,

Il est en effet dommage de ne pouvoir partager directement ici les extraits de ces graphiques, qui illustrent si clairement les données. Ces visuels permettraient aux membres du forum de mieux appréhender les enjeux et d’affiner leur analyse face aux nombreuses fausses informations et affirmations circulant sur le sujet.

D’ailleurs, on retrouve les mêmes idées reçues et approximations concernant les véhicules électriques, ce qui rend d’autant plus nécessaire un débat éclairé et documenté.
Denis Margot
@Thb et Rochain. Très beaux graphiques en effet. Il en manque juste un, celui qui indique l’intensité carbone de l’électricité allemande, c’est dommage, parce que c’est le seul qui est intéressant lorsqu’on veut lutter contre les CC, mais c’est vrai qu’il ne serait pas à l’avantage du beau message que veulent transmettre les grunnen.
Rochain Serge
Rabachage pour rabachage.... je rappellerai à cet écrevelé de Margot que l'Alleamgne emettait plus de GES quand elle était nucléarisée que maintenant ! Un petit rappelle Margot dans le petit cerveau duquel ne rentre pas les raisons que nous possédons mais pas l'Allemagne, qui font que nous avons toujours eu un meilleur bilan carbone que les Allemands, nucléaire ou pas nucléaire, puisque ce n'est pas lui la cause des bons bilans comme en témoigne la Belgique par exemple. Allons y pour une de plus sur la courbe des émissions de carbone de l'Allemagne : https://www.cleanenergywire.org/factsheets/germanys-energy-consumption-and-power-mix-charts Vous n'en n'avez pas mare de faire l'autruche, Margot ?
Rochain Serge
Quand vous êtes acculé devant les preuves vous essayez l'esprit....mais vous n'en n'avez pas plus pour les plaisanterie que pour les sujets débattus ici, vous feriez mieux de faire profil bas et vous taire, à défaut d'accpter de reconnaitre que vous vous trompez sur le compte de l'Alleamgne comme sur le reste.... c'est d'ailleurs la réaction pour laquelle vous seriez le moins ridicule, j'aurais même une certaine admiration pour votre fair play, et je devrais moi même reconnaitre que votre cerveau n'est pas aussi étriqué que ce que je croyais.
Denis Margot
Rochain n’a pas d’humour et comme c’est une bille en français et que je suis gentil, je vais lui expliquer. Avoir maRRe de quelque chose prend 2 « R », comme « avoir marre de faire l’autruche ». Avec un seul R, on parle d’une grande flaque d’eau, comme la mare au canard, celle dans laquelle Rochain se débat depuis un certain temps.
ThB
M Denis Margot, Cette stratégie d'allumer un contre-feu pour brouiller les pistes et cacher son incohérence est éculée et ne trompe personne.
Serge Rochain
il est tout aussi clair qu’en dehors du "par cœur" savoir si marre ou mar prend 2 ou un seul r qu’il est clair que votre seule science se révèle être le "par cœur" qui ne suppose pas la moindre capacité de reflexion.
Rochain Serge
Vous montrez-là que vous ne savez même pas lire un graphique (et ce n 'est pas la premiere fois). La baisse continue de l'intensité carbone est indiqué par une courbe "Greenhouse intensité carbon" sur le premier graphique qui depuis la base 100 en 1991, n'est plus qu'à 74,7 en 2010, et 53,9 en 2024. Elle témoigne de l'effet de la fermeture progressive des réacteurs nucléaires entrainant celle des centrale à charbon qui étaient utilisées en Allemagne pour assurer le suivi de charge quand nous avons la chance de pouvoir le faire avec l'hydraulique Sur le graphique suivant on constate qu'à la fermeture du dernier réacteur nucléaire (2023) la puissance installée en charbon était encore de 18,4 GW mais qu'en 2025 elle n'était déjà plus que 15,4 GW en 2025. Ce n'est pas non plus le gaz qui a remplacé le charbon puisque la puissance installée était de 35,7 GW tombée à 35,5 deux ans plus tard en 2025. Je ne vous ferai pas l'affront de vous chiffrer l'envolée des renouvelables durant ces périodes qui à elles seules expliquent la baisse des émissions de GES de l'Allemagne, et la justesse de leur energiwende malgrès les calomnies dont ils sont l'objet en permanence de la part d'ignares dogmatiques incapables de ne lire qu'un graphique représentatif de la réussite du projet allemand dont la projection est sans équivoque quand au résultat à terme. Vous devriez vérifier ce que vous affirmez avant de sortir vos sottises, ce qui vous éviterait d'en dire.
Denis Margot
Eh non, encore perdu, Rochain. Ce graphique ne montre pas l’intensité carbone, il montre l’évolution en partant de 100 en 1991 jusqu’à 53,9 en 2024. Mais il ne dit pas quel est le point de départ, pas fous les écolos. Mais je suis bon prince, je vais le faire pour vous. En 2024, l’intensité vaut 336 g, ce qui amène 1991 aux alentours de 336/0.539 = 623 g, soit une électricité absolument dégueulasse. L’Allemagne est donc passée de dégueulasse à très sale en 25 ans. Belle progression, ça va dans le bon sens. Notons que sur les 8 dernières années, si l’Allemagne a réduit son empreinte de 33% (c’est bien, continuez), la France l’a réduit de 60% (selon electricitymap). Et au final, en 2025, la France est à 33g de CO2eq sur l’année, alors que l’Allemagne est à 336 g. Une différence de 1018% en faveur de la France, mais les écolos sont toujours babas devant la « performance » des grunnen. Allez comprendre.
Rochain Serge
Quand quelque chose baisse de 50% ça ne vous dit rien à vous ? Décidément vous ne comprendrez jamais rien aux math mon pauvre Margot. Si vous savez ce qure sont les émissions aujourd'hui (vous n'arretez pas de les rabacher) et quelles sont passées de 100 en 1991 à 53,9 en 2024 vous ne savez pas à combien elles étaient en 1991 ? Vous êtes vraiment une nullité ! Il y a bien 2 l à nullité, par ce que ça, c'est bien le plus important !
ThB
Monsieur Denis Margot,

Vous évoquez l’hypothèse d’un financement intégral du parc nucléaire vieillissant, mais cette affirmation reste à démontrer. Permettez-moi de vous rappeler un point crucial : le démantèlement des centrales en fin de vie représente un défi financier colossal, souvent sous-estimé.

À titre d’exemple, la centrale britannique de Sellafield, dont le démantèlement ne sera achevé qu’en 2125, est déjà estimé à 164 milliards d’euros – une somme vertigineuse, appelée à évoluer. Si l’on transpose ces coûts à notre parc français, c’est bien le contribuable, et non EDF, qui devra assumer cette facture, grevant ainsi le budget de l’État et reportant la charge sur les générations futures.

En tant que citoyen, je m’interroge : comment justifier de laisser un tel fardeau à nos enfants ? Cette question dépasse les clivages générationnels et appelle une réflexion collective sur la responsabilité environnementale et financière de nos choix énergétiques.
Denis Margot
@Thb. 164 G€ pour démanteler une centrale ? Soyons sérieux, le coût de démantèlement d’un réacteur est estimé à 10 – 15 % de son coût de construction. Ce coût est réputé être provisionné par EDF. Cette fourchette est basée sur des démantèlements ayant déjà eu lieu, retour au gazon, c’est donc une estimation réaliste. À noter que ceci s’applique aux REP et pas forcément à d’autres types de réacteurs. Noter aussi que ce démantèlement doit respecter un calendrier et que si vous voulez, comme François Holande, démanteler un réacteur très rapidement, cela coûtera beaucoup plus cher, tout en ne présentant aucun intérêt.

Fardeau : bonne question, je me la pose aussi. Le fardeau porte sur la responsabilité d’utiliser un système énergétique peu, moyennement ou fortement émetteur de GES, contribuant peu, moyennement ou fortement aux CC. Et sur ce point, le N coche pas mal de cases.

Rochain Serge
oui, soyons sérieux.... les provision c'est comme le budget de construction d'un EPR.... et ensuite il y a la réalité j'ai quelques chiffres à vous montrer, et évènmement à vous rappeler..... comme une affaire qui a 68 ans aujourd'hui Rapsodie est le premier réacteur nucléaire expérimental français de la filière à neutrons rapides et à caloporteur sodium, conçu à la fin 1957 par le département des études de pile du CEA à Cadarache produit sa première réaction nucléaire en 1967. Il a fonctionné de 1967 à 1978 sans toutefois produire les résultats espérés et son arrêt définitif fut acté en avril 1983. Onze ans plus tard, dans la tentative de démantèlement, en 1994, un accident tua une personne et en blessa quatre. Le démantèlement fut aussitôt arrêté, et depuis la zone est interdite d’accès. Bien sûr, tout ça été prévu Margot ? Je suppose que vous êtes candidat pour continuer le démentellement ?
ThB
Monsieur Denis Margot,

Affirmer que le rapport du contrôleur des comptes britannique serait un mensonge relève sans doute de l’humour... du moins je l’espère.
Restons sérieux un instant : ce même rapport situe la fin du démantèlement à l’horizon 2125. Quels seront vos reproches sur cette date qui se situe 1 siècle après le premier coup de pioche pour le démantèlement de Sellafield. Je rappelle que ces informations ne sortent pas du chapeau du magicien, mais c'est le journal le Figaro qui a publié cette info. Chapeau bas à nos amis anglais qui savent mettre l'église au milieu du village.

Vous savez, l’amiante aussi « cochait beaucoup de cases ». Cela n’a pourtant pas empêché son interdiction tardive en France, bien après d’autres pays, avec à la clé des milliers de cancers et de victimes.

Mais après tout, nous Français sommes réputés pour notre clairvoyance stratégique… le pays de la ligne Maginot en est la preuve éclatante.

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