- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les prix du pétrole ont terminé en hausse mercredi, alors que de nouveaux affrontements entre les Etats-Unis et l'Iran assombrissent davantage les chances d'un accord pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
Le cours du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, a gagné 1,89% à 97,81 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, a progressé de 2,41% à 96,02 dollars.
"Les cours du pétrole poursuivent leur remontée après avoir atteint vendredi leur plus bas niveau depuis cinq semaines", indique David Morrison, de Trade Nation.
"Les opérateurs espéraient que les pourparlers de paix entre Washington et Téhéran auraient progressé ce weekend, mais cela n'a pas été le cas", note l'analyste. "La situation s'est même considérablement détériorée depuis lors."
Les Etats-Unis et l'Iran se sont attaqués mutuellement dans la nuit de mardi à mercredi, chacun accusant l'autre de violer un cessez-le-feu toujours plus fragile.
Le Koweït a lui dénoncé mercredi une frappe iranienne de drones sur son aéroport, première attaque meurtrière depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran le 8 avril.
"Les derniers développements suggèrent que les investisseurs ont peut-être été trop prompts à intégrer l'impact du protocole d'accord" évoqué par Washington en fin de semaine dernière, explique Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
Ce dernier prévoyait une extension de 60 jours du cessez-le-feu et une ouverture du détroit d'Ormuz, selon le média américain Axios.
La navigation dans ce passage maritime stratégique - par où transite habituellement 20% du pétrole et du gaz consommés dans le monde - reste pratiquement impossible, en raison d'un double blocage imposé par les Etats-Unis et l'Iran.
En parallèle, Washington continue de puiser dans ses stocks de brut.
La réserve stratégique (SPR), mise à contribution depuis le début du conflit au Moyen-Orient pour amoindrir la flambée des prix de l'énergie, a perdu 8 millions de barils, la semaine passée selon des chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).
En quelques semaines, elle a dégonflé de plus de 50 millions de barils, au plus bas depuis 2024, alors que les Etats-Unis se sont engagés à libérer progressivement 172 millions de barils.
Mi-mai, l'agence internationale de l'énergie (AIE) avait déjà sonné l'alarme face à une fonte "record" des réserves pétrolières à mesure que la guerre au Moyen-Orient s'enlise.