- Connaissance des Énergies avec AFP
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La sortie des énergies fossiles est nécessaire pour atteindre "l'indépendance", a lancé mardi le commissaire européen au Climat, au sommet sur la sortie des énergies fossiles de Santa Marta en Colombie, soulignant le coût de la guerre au Moyen-Orient pour l'économie européenne.
"En Europe, (...) nous perdons un demi-milliard d'euros chaque jour que dure cette guerre", a déclaré Wopke Hoekstra dans un discours. "Nous avions déjà une très bonne raison d'agir pour le climat en opérant cette transition. Nous en avons désormais une autre, pour des raisons commerciales et d'indépendance".
"Alors avançons", a encore dit le commissaire européen à l'occasion de cette première conférence internationale.
La crise énergétique générale causée par la guerre au Moyen-Orient n'était pas prévue l'an dernier, lorsque la Colombie et les Pays-Bas ont annoncé cette réunion alors décidée pour contourner la paralysie récente des conférences climatiques annuelles de l'ONU.
L'envolée des cours du pétrole depuis mars, et donc de l'essence et du kérosène, a donné une seconde raison d'être à la réunion, dans la ville portuaire de Santa Marta.
"L'abandon progressif des combustibles fossiles est une manière très concrète de suivre les recommandations scientifiques. Et c'est d'ailleurs ce qui a incité bon nombre d'entre nous à adhérer au consensus de Dubaï, visant à abandonner progressivement les combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques d'une manière juste, ordonnée et équitable", a expliqué le commissaire.
"Trois ans plus tard, la crise énergétique nous ramène brutalement à la réalité", a-t-il déploré, alors que les efforts politiques en matière climatique ont connu un brutal coup de frein ces derniers mois.
Plus tôt mardi, la ministre colombienne de l'Environnement et organisatrice de l'événement Irene Velez Torres, a affirmé que "le pétrole reste un facteur de déstabilisation des économies à l'échelle mondiale".