- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le gouvernement sud-africain a annoncé mardi abaisser pour un mois une partie de ses taxes sur les carburants, ce qui n'empêche pas le gazole d'augmenter de 40% à la pompe sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient.
Cette mesure a été annoncée à la veille de l'entrée en vigueur dans le pays au 1er avril de nouveaux prix des carburants, qui sont réévalués chaque mois.
Le coût estimé de cette mesure, qui pourra être prolongée un deuxième mois, est de 6 milliards de rands, environ 300 millions d'euros, par mois.
"Je ne sais pas où je vais trouver cet argent", a reconnu le ministre des Finances Enoch Godongwana face aux médias.
L'essence, qui augmente de 15%, devient moins coûteuse que le gazole. Ce dernier atteint 26,11 rands (1,33 euro), en augmentation de plus de 7 rands malgré trois rands de réduction de taxe.
Cette envolée risque d'affecter les secteurs miniers et agricoles, deux piliers de la première économie du continent.
Les taxis collectifs, qui constituent le principal mode de transport dans le pays, pourraient avoir à augmenter leurs prix, ce qui sera ressenti par toute la population.
Au Moyen-Orient, le détroit stratégique d'Ormuz, une voie maritime vitale pour l'acheminement de pétrole et de gaz, est bloquée depuis le début de la guerre entre l'Iran d'un côté et les Etats-Unis ainsi qu'Israël de l'autre.
Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit a chuté d'environ 95%, selon la plateforme de suivi maritime Kpler. Les répercussions se font sentir sur l'ensemble des marchés énergétiques mondiaux.