L'Algérie lance un appel d'offres pour l'attribution de nouvelles concessions de gaz et pétrole

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Dans un contexte très tendu sur les marchés du pétrole et du gaz lié au conflit au Moyen-Orient, l'Algérie a lancé dimanche en grandes pompes un appel d'offres international pour l'attribution de nouvelles concessions d'hydrocarbures.

Algeria Bid 2026

Les prix pétroliers et gaziers ont flambé depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, qui a endommagé les infrastructures de plusieurs pays du Golfe et provoqué un blocage du détroit d'Ormouz où transite habituellement 20 % du commerce mondial d'hydrocarbures.

Avec l'escalade du conflit --et alors qu'une trêve expire dans trois jours--, de nombreux regards se sont tournés vers l'Algérie, membre de l'Opep et premier exportateur gazier d'Afrique.

L'appel d'offres "Algeria Bid 2026", le deuxième du genre depuis 2024, destiné à attirer les investissements étrangers, comprend sept périmètres dédiés à l'exploration et exploitation de pétrole et gaz de type conventionnels, selon l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft).

Les offres devront être présentées d'ici le 26 novembre avec une attribution prévue des lots le 31 janvier 2027.

Ce cycle "s'inscrit dans la vision stratégique de l'État (algérien, ndlr) visant à renforcer l'attractivité du secteur, à valoriser les ressources nationales en hydrocarbures et à consolider la place de l'Algérie en tant que destination fiable pour l'investissement énergétique", a déclaré le ministre algérien des Hydrocarbures Mohamed Arkab, lors d'une cérémonie à Alger.

Fournisseur clé de gaz de l'UE

L'Algérie a lancé un ambitieux plan d'investissements de 50 à 60 milliards de dollars pour renforcer l'exploration et moderniser ses infrastructures énergétiques, espérant notamment doubler sa production de gaz à 200 milliards de m³ d'ici 2030. L'Algérie est devenue un fournisseur clef de gaz naturel de l'Union européenne après l'arrêt des importations de gaz russe depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022.

Les périmètres couvrent plusieurs bassins stratégiques situés dans le sud et sud-est du pays, dans les zones d'Illizi, Oued Mya, Berkine, Benoud et Amguid.

Six blocs sont proposés dans le cadre d'un partage de production avec le groupe public Sonatrach, et le septième sous contrat de participation, dans lequel Sonatrach détiendra au moins 51 %.

Les résultats de l'"Algeria Bid 2024" avaient été annoncés en 2025 avec l'attribution de cinq permis -- sur 17 lots initialement identifiés -- à des consortiums associant Sonatrach à des firmes étrangères, dont pour la première fois Qatar Energy.

Plus grand pays d'Afrique et l'un des dix principaux exportateurs de gaz au monde, l'Algérie tire plus de 90% de ses ressources en devises des hydrocarbures.

Des discussions et études de faisabilité sont également en cours avec plusieurs compagnies étrangères, dont le géant américain Chevron pour l'exploitation de gisements offshore, ainsi qu'ExxonMobil dans le gaz de schiste dont l'Algérie possède d'importants gisements dans le sud désertique.

Commentaires

Freudon Saké
Encore aux dépends des citoyens européens et à l'insu de leur plein gré.

Le financement européen des infrastructures énergétiques entre l’Algérie et l’Allemagne repose sur plusieurs mécanismes stratégiques, mêlant subventions directes, prêts et statuts préférentiels.
Mécanismes de financement et Soutien Européen
Connecting Europe Facility (CEF) : Le projet SoutH2 Corridor bénéficie de ce mécanisme de financement de l'Union européenne dédié aux infrastructures énergétiques transfrontalières. Pour la période 2028-2034, l'enveloppe globale de ce fonds a été massivement augmentée, passant de 5,84 milliards à 29,91 milliards d'euros pour soutenir la transition.
Statut de Projet d'Intérêt Commun (PCI) : La Commission européenne a officiellement confirmé le statut de PCI pour le SoutH2 Corridor en décembre 2025. Ce label est crucial car il facilite l'octroi de fonds européens et accélère les procédures d'autorisation.
Programme Taqathy+ : Doté de 28 millions d'euros financés conjointement par l'Union européenne et l'Allemagne, ce programme s'étend jusqu'en 2029 pour accompagner la transition énergétique et le développement de l'hydrogène en Algérie.
Banque Européenne de l'Hydrogène (BHE) : Les projets de production en Algérie peuvent également solliciter des financements via les enchères de la BHE, qui dispose d'un budget de 3 milliards d'euros (incluant des contributions nationales) pour soutenir le secteur.
Projets pilotes et Investissements bilatéraux
Unité pilote d'Arzew : Le gouvernement allemand contribue directement à hauteur de 20 millions d'euros pour la réalisation d'une installation expérimentale de production d'hydrogène vert de 50 MW à Arzew, en partenariat avec Sonatrach.
Mobilisation globale : Des investissements totalisant 50 millions d'euros sont mobilisés entre l'Allemagne et la Commission européenne pour amorcer les projets de référence, avec une part prévisionnelle de financement privé pouvant atteindre 75 %. Instrument IVCDCI : Le plan d'action annuel en faveur de l'Algérie est soutenu par l'instrument de voisinage "Europe dans le monde", ciblant spécifiquement la sécurité et la transition énergétique.
Objectifs stratégiques
Ces financements visent à atteindre les objectifs du plan REPowerEU, qui prévoit l'importation de 10 millions de tonnes d'hydrogène renouvelable par an d'ici 2030. Le SoutH2 Corridor devrait à lui seul couvrir plus de 40 % de ces besoins d'importation.

Cet hydrogène soi-disant vert et subventionné produit en Afriquen qui coûte 10 fois plus cher que l'hydrogène produit avec le gaz, n'est qu'une qu'une vaste escroquerie. si l'Allemagne veut se suicider avec l'Afrique, tout comme elle le fait avec la Chine et l'Asie Centrale, les Northsream n'ayant rien appris à la gouvernance allemande, c'est son problème.

La France ne doit pas entrer dans cette croyance aux mines du roi Salomon, faites sur mesure pour couillonner les gogos lapins farcis aux truffes du désert, et doit s'approvisionner en gaz à forte teneur en hélium auprès de la Norvège, du Canada et de l'Australie.
Et la France doit absolument booster tout le secteur de la géothermie afin d'en récupérer tout l'hélium possible avec ses partenaires européens volontaires, en commençant par la Hongrie et la Pologne.
J'espère que Macron, pour ne pas être que l'idiot inutile du chaos mondialisé qui est en marche, va en parler à Tusk.

Et à propos de Marche, c'est dommage, l'Allemagne à un très gros potentiel géothermique, mais ces dirigeant fantasment une fois de plus les Marches des chevaliers teutoniques.
Décidément, ils n'apprennent jamais rien de leurs erreurs passées.
Bon, les administratifs français régulant les obsessions allemandes imposées, ne sont pas mieux.