L'ancien site nucléaire de Miramas accueillera une centrale solaire d'ici 2020

  • AFP
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Une partie du terrain de l'ancien site nucléaire de Miramas (Bouches-du-Rhône) a été vendue au groupe Urbasolar et accueillera une centrale solaire, a annoncé mardi Orano (ex-Areva).

Le groupe a indiqué dans un communiqué avoir finalisé cette vente portant sur la partie ouest du site, soit 15,5 hectares de terrain. Elle doit "accueillir d'ici 2020 une centrale solaire photovoltaïque d'une puissance maximale de près de 13 MW", ajoute Orano.

L'ancien site nucléaire qui se trouvait à Miramas avait été démantelé et assaini, après des travaux achevés en 2016. Il était auparavant spécialisé dans la séparation isotopique du lithium et du bore et stockait par ailleurs de l'uranium appauvri.

La zone est du site, d'une superficie équivalente, "fait l'objet de discussions avec un acteur économique régional majeur en vue d'y implanter à terme de nouvelles activités industrielles", précise Orano.

Commentaires

rochain

C'est l'image d'une reconversion du XX en XXI em siècle.
Serge Rochain

studer

Quels propos absurdes que ceux qui voient ici un progrès, voire même un changement de siècle !
L'énergie solaire photovoltaïque, bien que très sympathique (j'ai installé deux panneaux sur mon camping car !) n'est pas près de remplacer l'énergie nucléaire, beaucoup plus concentrée, beaucoup moins chère et surtout qui peut s'ajuster à la demande. Tous les pays industrialisés et ceux en voie de développement utilisent ou utiliseront le nucléaire pour assurer leur croissance économique (dont l'emploi), le solaire ou l'éolien n'étant qu'un appoint limité à 30 % de la consommation. Au delà, sans solution de stockage, le réseau risque de s'effondrer). En deçà, cela permet de diversifier les moyens de production en attendant que des technologies de stockage de masse de l'électricité, doux rêve aujourd'hui, ne voient peut être le jour à un horizon lointain. Et encore, ces solutions dont le coût s'ajoutera à celui de l'électricité produite, devront rester économiques et ne pas présenter de risque supérieur à celui du nucléaire ; les STEP par ex. sont des barrages qui ont déjà tué des populations, contrairement au nucléaire.
Et si le stockage de masse devient possible, s'il reste bon marché et sûr, il faudra le comparer au nucléaire de demain qui aura lui-même beaucoup évolué.
Bref cette reconversion d'un site Orano n'est qu'une anecdote, sûrement pas un symbole et encore moins un présage !!

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