Guerre au Moyen-Orient: Londres surveille les prix des carburants à la pompe

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le gendarme britannique de la concurrence, la CMA, prévient jeudi qu'il renforce la surveillance des prix à la pompe "dans le contexte du conflit au Moyen-Orient" pour s'assurer que les distributeurs "n'exploitent pas" la situation.

"Bien que des hausses de prix puissent être inévitables en raison de l'augmentation des coûts de gros, il est important que ces hausses reflètent de réelles pressions sur les coûts", indique une responsable de la CMA, Juliette Enser, dans un communiqué.

"Nous allons examiner la situation de près et rendre compte de ce qui se passe avec les prix des carburants, et nous signalerons tout comportement préoccupant", ajoute-t-elle.

La CMA précise qu'elle publiera un rapport sur la période en cours "dès que possible". En parallèle, après une recommandation du régulateur, le gouvernement a récemment mis en place un service pour informer en temps réel les Britanniques sur les prix à la pompe dans chaque station.

En France, une réunion a été convoquée jeudi par Bercy avec les distributeurs de carburants mais n'a débouché sur "aucune décision" quant à un éventuel encadrement des prix, a indiqué à la presse un participant à la sortie de l'échange.

L'entourage du Premier ministre Sébastien Lecornu avait évoqué mercredi la possibilité de procéder à un "plafonnement des marges" ou d'avoir recours à des mécanismes permettant de "lisser les hausses et les baisses" des prix des carburants.

Avant la réunion, le géant TotalEnergies a annoncé le maintien de son plafonnement du prix de l'essence à 1,99 euro le litre dans ses stations-service, et le relèvement du plafond à 2,09 euros le litre pour le gazole.

Des acteurs de la grande distribution comme E.Leclerc ou Coopérative U, s'étaient engagés dès mercredi sur de nettes baisses dans les prochains jours, de l'ordre de 30 centimes dans le cas des centres E.Leclerc.

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