Le pétrole modère sa hausse, espère la poursuite du cessez-le-feu

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole ont terminé en hausse modérée jeudi, les opérateurs voyant d'un bon oeil l'appel du Premier ministre israélien à des "négociations directes" avec le Liban, au deuxième jour du cesez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran.

Alors qu'il avait repassé le seuil symbolique des 100 dollars en cours de séance, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai a finalement clôturé à 97,87 dollars, en hausse de 3,67%.

Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, a pris 1,24% à 95,92 dollars.

La veille, les cours avaient dévissé à l'annonce d'une trêve entre Téhéran et Washington.

Les informations à disposition du marché "restent quelque peu floues ou prêtent à confusion", relève auprès de l'AFP John Kilduff, d'Again Capital.

Les attaques israéliennes au Liban menacent, selon la communauté internationale, le cessez-le-feu. Mais Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi avoir ordonné à son cabinet d'engager des "négociations directes" avec Beyrouth.

Cela a entraîné "un nouveau soupir de soulagement sur les marchés pour l'instant, même si celui-ci est modéré", souligne M. Kilduff.

Un pétrolier non-iranien, le premier depuis la trêve, a par ailleurs franchi jeudi le détroit d'Ormuz, dont la réouverture était une condition de l'arrêt des hostilités.

Mercredi, quelques navires avaient emprunté ce passage par lequel transite habituellement 20% de la consommation mondiale d'hydrocarbures.

Cela reste toutefois bien en deçà des niveaux habituels de navigation.

Tant que cette situation perdure, la capacité d'exportation de pétrole des pays du Golfe reste particulièrement limitée, ce qui est un facteur de hausse des prix.

La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a annoncé jeudi que les navires passant le détroit d'Ormuz devaient emprunter deux routes alternatives, proches des côtes iraniennes, invoquant la possibilité de "mines" sur l'itinéraire habituel plus au large.

Téhéran impose ces dernières semaines à tout navire souhaitant franchir le détroit de longer ses côtes et s'acquitter d'un droit de passage.

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