Le gouvernement va émettre un « avis négatif » sur la relance des hydrocarbures en outre-mer

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le gouvernement va émettre un "avis négatif" sur la proposition de loi visant à relancer des projets d'énergies fossiles en outre-mer, qui sera examinée jeudi au Sénat, a déclaré mercredi la ministre de la Transition écologique Monique Barbut. 

Opposition au sein du gouvernement

"Il y a une décision du gouvernement qui est d'émettre un avis négatif sur cette PPL", a dit la ministre à des journalistes, affirmant que "soutenir cette PPL ça rendrait la position de la France intenable à l'international".

À l'initiative du groupe macroniste (RDPI), constitué de nombreux sénateurs ultramarins, une proposition de loi visant "à lever, dans les territoires d'Outre-mer, l'interdiction de recherche, d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures" arrive au Sénat le 29 janvier.

C'est le ministre de l'Économie Roland Lescure qui défendra la position du gouvernement, a précisé Bercy, qui était défavorable à ce texte.

Monique Barbut a ajouté que "la France a été porteuse de positions extrêmement fortes sur cette question, elle est à la tête de la coalition Beyond Oil and Petrol. C'est sur des choses comme ça que j'ai pu accepter d'être ministre". Elle s'est opposée, sur cette question, à la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou. Les partisans de ce texte mettent en avant le développement économique, notamment de la Guyane.

« C'est un peu cher payé »

Or, a encore affirmé mercredi la ministre de la Transition écologique, "ce n'est pas être dogmatique. (...) Je ne vois pas en quoi ça règle aujourd'hui la question du développement de la Guyane". "En revanche je vois très bien les dégâts qui vont être causés aux écosystèmes. (...) Le reste, c'est de l'hypothèse. Et donc c'est un peu cher payé", a-t-elle poursuivi.

Plusieurs ONG environnementales avaient fait part aux sénateurs de leur opposition à la proposition de loi, y voyant "une promesse trompeuse et irresponsable".

L'an dernier, le ministre des Outre-mer Manuel Valls avait dit vouloir "ouvrir le débat" sur l'interdiction de l'exploitation des hydrocarbures en France, suscitant l'opposition de ses collègues de l'Environnement, Agnès Pannier-Runacher, et de l'Énergie, Marc Ferracci.

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