- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole ont terminé en recul mardi, pour la deuxième séance consécutive, avant une troisième session de pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran, alors qu'une importante armada militaire américaine a été déployée dans le Golfe.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, a perdu 1,01% à 70,77 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a cédé 1,03% à 65,63 dollars.
"Le plus grand facteur de risque pour le marché pétrolier est actuellement sans aucun doute le conflit entre les États-Unis et l'Iran", relève Carsten Fristch, de Commerzbank.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré mardi qu'un accord était "à portée de main" avec Washington, ce qui a quelque peu détendu les cours.
De nouvelles négociations centrées sur le programme nucléaire iranien doivent se tenir jeudi à Genève (Suisse).
Mais le marché craint que ces pourparlers "n'aboutissent à rien et que les Etats-Unis puissent bombarder l'Iran dès cette semaine", affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
D'où le fait que les prix actuels restent environ cinq dollars plus chers que la moyenne des six derniers mois.
L'Iran a averti lundi que toute attaque américaine, y compris une "frappe limitée", le pousserait à riposter "avec force", après que Donald Trump a évoqué une telle option en cas d'échec des négociations.
Une escalade militaire pourrait venir endommager les lieux de production pétrolière de la région.
"Cependant, le plus grand risque (...) réside dans un éventuel blocus de la route maritime passant par le détroit d'Ormuz", par lequel transite 20% de la production mondiale d'or noir, assure Carsten Fritsch.
"Il ne serait même pas nécessaire de fermer complètement" ce passage, il suffirait que la voie navigable ne soit plus sûre pour le passage des pétroliers" pour perturber l'approvisionnement mondial, ajoute l'expert.
Les conséquences d'un tel événement seraient d'encore de faire grimper les cours, alors que le marché semble afficher un surplus d'offre moindre qu'anticipé.
Des "perturbations" de production ont été observées en Russie, au Kazakhstan et aux Etats-Unis ces dernières semaines, rappelle Giovanni Staunovo, analyste d'UBS.
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