Le pétrole baisse avec l'espoir d'une trêve au Moyen-Orient, la prudence reste de mise

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole ont reculé mercredi, modérant toutefois leurs pertes au fur et à mesure de la séance, les initiatives diplomatiques pour aboutir à une fin de conflit au Moyen-Orient apportant une lueur d'encouragement au marché.

"Il semble y avoir beaucoup d'espoir ou d'optimisme sur le marché quant à la possibilité d'aboutir à une résolution ou à une forme de cessez-le-feu", juge auprès de l'AFP Stephen Schork, de The Schork Group.

Au cours de la journée, les cours ont plongé d'environ 6% à l'annonce d'un plan de paix proposé par les Américains.

L'annonce par des médias d'Etat iraniens que Téhéran le rejetait a fait retomber une partie de l'enthousiasme, sans pourtant l'effacer complètement.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, a perdu 2,17% à 102,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a reculé de 2,20% à 90,32 dollars.

Donald Trump continue de discuter avec l'Iran mais "déchaînera l'enfer" en cas d'échec, a affirmé mercredi la Maison Blanche.

Les initiatives diplomatiques se sont multipliées ces derniers jours pour tenter de mettre un terme à une guerre débutée il y a bientôt un mois, qui embrase le Moyen-Orient et menace l'économie mondiale. Mais aucune percée diplomatique n'est intervenue jusqu'ici.

"Ce qui est clair, en revanche, c'est que Trump souhaite que cette guerre prenne fin", estime Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Les spécialistes de l'or noir ont retenu que l'Iran a affirmé offrir un "passage sûr" aux "navires non hostiles" qui souhaiteraient naviguer dans le détroit d'Ormuz.

En temps normal, environ 20% de la production mondiale de pétrole et gaz transite par cet étroit passage.

Londres et Paris organiseront cette semaine une réunion des chefs d'état-major d'une trentaine de pays prêts à s'organiser pour sécuriser le détroit, a confirmé à l'AFP une source au ministère britannique de la Défense.

Dans ce contexte, la disponibilité du brut reste au centre des préoccupations.

Après une demande du Japon en ce sens, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui a récemment annoncé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole tirés des réserves des pays membres, a affirmé être prête à mettre en place un nouveau déstockage "si et quand ce sera nécessaire".

Les dernières données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) n'ont pas mis en évidence la mise à contribution des stocks des Etats-Unis, prévue à hauteur de 172 millions de barils.

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