Le prix du pétrole baisse nettement après un plan de paix transmis par les États-Unis à l'Iran

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du brut sont en baisse mercredi, plombés par les informations de presse selon lesquelles Donald Trump aurait transmis un plan de paix en 15 points à Téhéran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient

Le baril sous les 100 $

Plusieurs médias, dont le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12, avancent que l'administration Trump a fait passer ses exigences à Téhéran par l'entremise du Pakistan, qui entretient de bonnes relations avec les deux parties.

Donald Trump continue de revendiquer des négociations "en ce moment" avec Téhéran. Mais les doutes sur leur réalité perdurent car l'Iran dément jusqu'à présent discuter avec les Etats-Unis.

"Ce qui est clair, en revanche c'est que Trump souhaite que cette guerre prenne fin", estime Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Vers 11H20 GMT (12H20 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, perdait 6,11% à 98,11 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, tombait de 5,90% à 86,90 dollars.

"Il reste extrêmement incertain de savoir comment l'Iran réagira", car les exigences américaines "ont peu de chances d'être acceptées" par Téhéran, souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

« Un marché guidé par l'actualité »

Parmi les 15 points, cinq concernent le programme nucléaire iranien, d'autres imposent l'abandon du soutien aux "proxys" dans la région, comme le Hezbollah ou le Hamas, et un point insiste pour que le détroit d'Ormuz reste ouvert à la navigation maritime.

Selon M. Rasmussen, "il n'y a toujours aucune perspective de réouverture prochaine du détroit d'Ormuz", par où transite habituellement environ 20 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Ce passage reste quasi-paralysé dans les faits, malgré l'affirmation par l'Iran que le détroit demeure ouvert aux "navires non hostiles", selon un communiqué transmis à l'Organisation maritime internationale (OMI).

Dans ce contexte, les préoccupations sur la disponibilité du pétrole brut s'accroissent.

Après une demande du Japon en ce sens, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui a récemment débloqué 400 millions de barils de pétrole tirés des réserves des pays membres, a affirmé être prête à mettre en place un nouveau déstockage "si et quand ce sera nécessaire".

Pour l'instant, les fortes variations des cours s'expliquent par "un marché guidé par l'actualité", affirme Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

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