Le pétrole dans le rouge à l'issue d'une semaine de forte baisse

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole ont terminé en baisse vendredi, au terme d'une semaine marquée par une chute des cours avec l'annonce d'un cessez-le-feu au Moyen-Orient, et avant de possibles pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran.

Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, a reculé de 0,75% à 95,20 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai, a cédé 1,33% à 96,57 dollars.

A l'issue de la semaine précédente, le WTI avait atteint 111,54 dollars, et le Brent 109,03 dollars le baril.

Mais les cours ont brutalement chuté mercredi à l'annonce d'une trêve entre Téhéran et Washington.

Ils restent toutefois loin de leurs niveaux d'avant le conflit.

"Même si cette trêve tient et débouche sur une cessation plus durable des hostilités, nous prévoyons que les prix du pétrole ne baisseront que progressivement", prévient Nancy Vanden Houten, d'Oxford Economics.

"La question centrale pour le marché pétrolier est de savoir si le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reprendra. Pour l'instant, rien n'indique que ce soit le cas", relève Carsten Fritsch, de Commerzbank.

La navigation reste entravée dans cette voie maritime stratégique pour le pétrole, quasi bloquée par l'Iran depuis le début de la guerre, alors que sa réouverture était une condition du cessez-le-feu.

Les investisseurs ont le regard rivé vers le Pakistan, d'où pourraient se tenir des pourparlers entre Américains et Iraniens.

Mais un haut dirigeant iranien a exigé vendredi une trêve au Liban et le déblocage des actifs de son pays avant toute négociation de paix avec les Etats-Unis, jetant un doute sur la tenue de ces discussions.

La Maison Blanche a promis d'"essayer de mener des négociations positives". Mais elle a aussi appelé Téhéran à "ne pas se jouer" d'elle.

Le marché attend dans les prochains jours deux rapports mensuels clés, de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), susceptibles d'apporter un nouvel éclairage sur les perturbations au Moyen-Orient.

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