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Le pétrole monte avec des craintes de pénurie à l'horizon sur les produits raffinés

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole sont en hausse jeudi au sixième jour de la guerre au Moyen-Orient, du fait de flux pétroliers toujours réduits par la paralysie du détroit d'Ormuz et des premières restrictions sur l'échange de produits pétroliers.

Vers 10H25 GMT (11H25 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 1,50% à 82,62 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 2,04% à 76,18 dollars.

La paralysie du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de la production mondiale de pétrole et près de 20% du gaz naturel liquéfié (GNL), continue d'inquiéter les marchés et d'être un facteur de hausse des cours.

Les Gardiens de la Révolution ont affirmé jeudi qu'un missile iranien avait touché un pétrolier américain dans le Golfe.

Un pétrolier ancré au large du Koweït a subi une "forte explosion" et perd des hydrocarbures après qu'une de ses cuves a été endommagée, a indiqué jeudi l'agence de sécurité maritime britannique UKTMO.

Face à ces perturbations et aux risques qui pèsent sur les infrastructures pétrolières de la région, "les pays privilégient de plus en plus leur propre approvisionnement intérieur, alors que les produits raffinés - en particulier le kérosène, le gasoil et le diesel - ont augmenté bien davantage que le Brent", souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

La Chine, craignant des pénuries, a demandé à ses principaux raffineurs de suspendre leurs exportations de gazole et d'essence, selon l'agence Bloomberg.

Pékin étant un important producteur de produits raffinés, cela pourrait accroître l'écart entre le brut et les produits dérivés du pétrole, notamment ceux des prix à la pompe.

Et "l'Union européenne est particulièrement touchée, car environ 30% des importations de gasoil et de diesel avant la guerre provenaient du Moyen-Orient", explique M. Rasmussen, avec une dépendance accrue après l'interdiction par les Européens des produits dérivés du brut russe "qui a de facto exclu les raffineries indiennes et chinoises".

Le cours du gaz européen continue de se montrer particulièrement volatil, le TTF néerlandais, considéré comme la référence sur le Vieux Continent s'échangeait en hausse jeudi à 50,300 euros le mégawattheure, loin des 32 euros de vendredi dernier avant le début du conflit.

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