Le pétrole plombé par des réserves de carburant en hausse aux Etats-Unis

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les prix du pétrole brut se sont légèrement repliés mercredi, minés par une augmentation des réserves de carburant aux Etats-Unis la semaine passée et par une demande américaine en baisse.

"Les stocks d'essence et de diesel ont tous deux augmenté de plus de 5 millions de barils" aux Etats-Unis durant la période de sept jours achevée le 26 décembre, commente auprès de l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associate, citant les chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

La quantité de produits livrés au marché américain, indicateur implicite de la demande, a elle diminué (-4,60%), repassant sous le seuil symbolique des 20 millions de barils par jour.

Ces données décevantes ont "suffi à contrer" la baisse surprise des réserves commerciales hebdomadaires de pétrole brut, selon M. Lipow.

En théorie, une baisse des stocks est de nature à soutenir les cours du pétrole brut.

Ces réserves ont reculé d'environ 1,9 million de barils, alors que les analystes tablaient sur une augmentation d'environ 500.000 barils, d'après la médiane d'un consensus établi par l'agence Bloomberg.

Initialement en hausse, les cours du brut ont commencé à reculer après la publication du rapport de l'EIA.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars et dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a finalement perdu 0,78% à 60,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, a lâché 0,91% à 57,42 dollars.

Côté géopolitique, "il n'y a pas eu d'actualités susceptibles d'influencer le marché du pétrole aujourd'hui", estime Andy Lipow.

"Il semble que la Russie, l'Ukraine et les États-Unis ont encore un long chemin à parcourir avant de parvenir à un cessez-le-feu ou à un accord de paix", ajoute l'analyste.

L'armée russe a réitéré mercredi ses accusations affirmant que l'Ukraine avait attaqué avec des drones une résidence du président Vladimir Poutine, publiant une vidéo montrant un appareil qui aurait été abattu lors de cette attaque.

L'Ukraine dément et soutient que Moscou cherche par ce biais à justifier un blocage des négociations pour trouver une issue au conflit.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a prévenu mardi que "les conséquences (de cette attaque) se traduir(aie)nt par un durcissement de la position de négociation de la Fédération de Russie".

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