La Turquie devient le 4e plus grand marché pour les voitures électriques en Europe

Vue d'Istanbul

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La Turquie s'est installée en 2025 parmi les principaux marchés sur le continent européen pour les véhicules électriques, avec un envol des ventes depuis 3 ans, indique le think-tank Ember dans un nouveau rapport publié ce 28 janvier.

80% de ventes de voitures électriques en plus en 2025

En 2025, près de 190 000 voitures électriques neuves à batteries ont été vendues en Turquie, soit environ 80% de plus qu'en 2024 (104 000) et près de 23 fois plus qu'en 2022 (8 312). Cette envolée est entre autres liée à l'arrivée de deux marques de voitures électriques sur le marché turc en 2023 (Tesla et le constructeur national Togg) et une fiscalité avantageuse, indique Ember.

La Turquie est ainsi devenue en 2025 le 4e plus gros marché pour les voitures électriques sur le continent européen, selon Ember, après l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France. La proportion de ces véhicules dans les ventes de voitures neuves en Turquie s'est élevée à 17% en 2025 (contre 10% en 2024), atteignant ainsi la part de marché moyenne de l'Union européenne l'an dernier.

Marché des voitures électriques en Europe

Un potentiel encore « important et inexploité »

Bien que les ventes de véhicules à motorisation diesel et essence diminuent désormais et que les voitures électriques gagnent du terrain en Turquie, ces dernières restent ultra-minoritaires dans le parc en circulation, de l'ordre de 2,1% des véhicules selon Ember. Et la consommation d'énergie fossile dans le transport routier continue d'augmenter fortement dans ce pays : au cours des 11 premiers mois de 2025, la consommation de gazole s'est élevée de presque 16% par rapport à la même période en 2024.

Les importations de pétrole brut de la Turquie ont également augmenté de 5,3% l'an dernier (malgré une hausse de la production domestique). « Le potentiel de réduction des importations d'énergie grâce aux énergies renouvelables et aux véhicules électriques reste important et inexploité », souligne ainsi Ufuk Alparslan, analyste d'Ember dans cette région. « Des politiques fiscales visant à maintenir les prix des véhicules électriques à des niveaux plus abordables pourraient accélérer cette dynamique ».

Ember souligne par ailleurs que l'électrification du parc automobile turc s'accompagne d'une transition bas carbone du parc de centrales électriques : toutes les nouvelles centrales mises en service en 2025 étaient renouvelables et la Turquie ambition de tripler ses capacités éoliennes et solaires d'ici à 2035.

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