KEY ENERGY 2026

Le pétrole termine en petite hausse avant de nouvelles discussions USA-Iran

  • Connaissance des Énergies avec AFP
  • parue le

Les prix du pétrole ont terminé en hausse mercredi, à la veille d'une nouvelle session de pourparlers entre Washington et Téhéran, les investisseurs n'écartant pas la possibilité d'une intervention militaire américaine.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, a glané 0,11% à 70,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, a pris 0,32% à 65,42 dollars.

"Le risque géopolitique (...) continue de soutenir les prix, qui se maintiennent près de leurs plus hauts niveaux depuis sept mois", résume Phil Flynn, de The Price Futures Group.

Une troisième session de négociations est prévue jeudi à Genève (Suisse) entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien.

Tant qu'il n'y a pas d'accord, "la probabilité d'une action militaire est élevée et ne cesse de croître", soulignent les analystes d'ING, alors que les Etats-Unis ont progressivement renforcé leurs moyens armés au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian parle de "perspective favorable", disant espérer sortir de "cette situation +ni guerre ni paix+".

Donald Trump accuse pour sa part Téhéran de poursuivre ses "sinistres ambitions nucléaires". Son vice-président, JD Vance, a conseillé à Téhéran de "prendre au sérieux" les menaces américaines.

Robert Yawger, analyste de Mizuho USA, explique à l'AFP s'attendre à ce que "les négociations de demain échouent, ce qui réduira à quelques jours le délai avant une attaque américaine."

Une intervention militaire en Iran serait un facteur de forte hausse des prix, car le pays est un producteur majeur d'or noir.

Les opérateurs s'inquiètent aussi d'un éventuel blocus de la route maritime du détroit d'Ormuz, par lequel transite 20% de la production mondiale d'or noir.

En cas de frappe américaine, "les prix pourraient atteindre des niveaux proches de ceux enregistrés en juin (lorsque les Etats-Unis avaient frappé des sites nucléaires iraniens, ndlr), soit environ 78 dollars" pour le WTI, estime M. Yawger.

En parallèle, les cours du brut ont été retenus mercredi par l'annonce d'"une hausse conséquente des réserves" commerciales de brut aux Etats-Unis, observe M. Yawger.

La semaine dernière, ces stocks ont progressé de 16 millions de barils, la plus forte augmentation depuis près de trois ans.

Le marché tablait sur une hausse d'environ 1,9 million de barils.

pml-ni/tu/rl

Ajouter un commentaire