Le pétrole toujours poussé par la guerre, les Bourses d'Asie hésitent

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les prix du pétrole restent poussés lundi par les craintes liées à la guerre au Moyen-Orient, le baril de Brent se maintenant au-dessus de 100 dollars, tandis que les Bourses de Tokyo et Séoul tentent de se reprendre.

Vers 00H15 GMT, en début d'échanges asiatiques, le baril de WTI nord-américain prenait 0,11% à 98,82 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, grimpait de 0,79% à 103,95 dollars.

Le marché semblait cependant se modérer après les envolées observées en séance ces derniers jours.

Les cours de l'or noir ont connu une flambée spectaculaire depuis le début du conflit, le prix du WTI s'envolant de près de 50% en deux semaines.

Et le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième de la production mondiale de pétrole, reste bloqué quasi totalement par l'Iran.

Le président américain Donald Trump a appelé samedi à la rescousse d'autres pays pour sécuriser ce passage stratégique, citant la France comme potentiel partenaire, mais aussi la Chine, le Japon, le Royaume-Uni ou la Corée du Sud --sans que ces Etats ne confirment leur appui pour l'heure.

"Une démonstration de force militaire manifeste pourrait engendrer des risques et des difficultés opérationnelles considérables et, si elle est mal exécutée, pourrait exacerber les tensions au lieu de les apaiser", prévient Chris Weston, analyste du courtier Pepperstone.

"Et rien ne garantit qu'une telle mesure rétablirait immédiatement la circulation maritime normale dans le détroit" face aux frappes iraniennes, ajoute-t-il. "Les marchés suivront de près l'évolution de la situation".

M. Trump a aussi menacé de cibler les infrastructures pétrolières de l'île de Kharg, située à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes et qui abrite le plus grand terminal d'exportation de pétrole brut du pays, si "le passage libre et sûr des navires" n'était pas rétabli dans le détroit.

Pour palier la course folle des prix, du pétrole issu de réserves stratégiques (400 millions de barils) devait être débloqué, immédiatement en Asie et en Océanie, et fin mars en Amérique et en Europe, par les pays de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), a précisé l'organisation.

La paralysie du détroit d'Ormuz est une "souffrance passagère", a assuré dimanche le ministre américain de l'Energie Chris Wright, estimant que la guerre s'achèverait "dans les prochaines semaines".

Dans ce contexte toujours très volatil, les Bourses asiatiques tentent de reprendre leur souffle lundi en début d'échanges.

Vers 00H15 GMT à la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei se stabilisait (-0,02%) à 53.814 points.

A la Bourse de Séoul, l'indice phare Kospi esquissait un prudent rebond, gagnant 1,26% à 5.556 points.

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