Le prix du pétrole recule avec de nouveaux pourparlers attendus entre l'Iran et les États-Unis

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole baissent un peu lundi, l'Iran et les États-Unis devant reprendre les pourparlers cette semaine, malgré l'accentuation de la pression militaire américaine.

« Une volonté positive de faire le pas supplémentaire »

Cette troisième session de négociation entre Téhéran et Washington devrait avoir lieu jeudi à Genève, selon le ministre omanais des Affaires étrangères Badr al-Busaidi, qui a fait état d'"une volonté positive de faire le pas supplémentaire pour finaliser l'accord" pour tenter de régler leurs différends, notamment sur le programme nucléaire iranien.

Cela repousse le sentiment d'immédiateté d'une intervention militaire des États-Unis contre l'Iran, alors que plusieurs médias américains avaient évoqué la semaine dernière la possibilité d'une attaque durant le week-end.

Ainsi, les prix du brut refluent à mesure que "la perspective d'un accord nucléaire entre les États-Unis et l'Iran gagne du terrain", affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Vers 10H25 GMT (11H25 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, perdait 0,49% à 71,41 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars tombait de 0,50% à 66,15 dollars.

Invalidation de droits de douane

Cependant, Washington a déployé de très importants moyens militaires au Moyen-Orient. Donald Trump s'est donné jeudi dernier un délai de "dix" à "quinze jours" pour prendre une décision et a dit vendredi "envisager" une frappe limitée contre l'Iran si ce pays ne concluait pas rapidement un accord.

Par ailleurs, "le chaos renouvelé autour des droits de douane (américains, ndlr) a entamé l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, ce qui pèse également sur les prix du pétrole", explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management. En effet, la Cour suprême des États-Unis a invalidé vendredi les droits de douane générés en vertu de la loi sur les pouvoirs économiques d'urgence, et ces derniers devraient être suspendus à compter de mardi.

Mais le président américain a réagi en annonçant une hausse des droits de douane mondiaux de 10%, avant de les augmenter à 15% samedi.

"La Maison Blanche a affirmé que les accords bilatéraux déjà conclus restaient valables, mais personne ne comprend comment les partenaires commerciaux pourraient se voir imposer 15% supplémentaires tout en conservant leurs accords initiaux", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote.

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