- Connaissance des Énergies avec AFP
- parue le

Les cours du pétrole ont terminé en hausse lundi, toujours influencés par les tensions entre Washington et Téhéran après l'appel américain à la prudence pour les navires commerciaux qui s'approcheraient des côtes iraniennes.
Les tensions États-Unis/Iran, facteur de volatilité des prix
Stable pendant la première partie de séance, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, a pris 1,46% à 69,04 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, a gagné 1,28% à 64,36 dollars.
Les cours ont grimpé après la publication par le service maritime du ministère américain des Transports d'une notice mettant en garde les navires qui feraient route aux abords des côtes iraniennes. Lorsqu'ils voyagent sous pavillon américain, il leur est ainsi "recommandé (...) de rester aussi loin que possible des eaux territoriales iraniennes sans compromettre la sécurité de la navigation".
Le document précise toutefois que le risque n'est pas nouveau et que les navires traversant le détroit d'Ormuz et le golfe d'Oman "courent depuis longtemps le risque" d'être arraisonnés par les forces iraniennes.
Cet avertissement a renforcé les craintes du marché pétrolier, en particulier en ce qui concerne la navigation dans le détroit d'Ormuz, passage étroit où transite environ 20% de la production mondiale de pétrole. "Les tensions entre les États-Unis et l'Iran continueront d'alimenter la volatilité des prix", résument les analystes d'Eurasia Group.
« Difficile d'évaluer l'avancement réel des négociations »
Donald Trump s'est félicité des "très bonnes" discussions vendredi à Oman, qui devraient se poursuivre dans les prochains jours, mais le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a estimé lundi qu'une "profonde méfiance" demeurait entre l'Iran et les États-Unis.
"Même si des frappes américaines ou israéliennes contre l'Iran ne semblent pas imminentes, elles restent probables dans les mois à venir, un accord semblant hors de portée", jugent les experts d'Eurasia Group.
L'Iran ne souhaite discuter que de son programme nucléaire mais les États-Unis exigent un accord plus large incluant la limitation des capacités balistiques et l'arrêt de son soutien à des groupes armés hostiles à Israël. "Il est difficile d'évaluer l'avancement réel des négociations", souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.