- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole oscillent vendredi, ballotés entre une nouvelle montée des tensions entre les États-Unis et l'Iran et des négociations sur l'Ukraine qui se poursuivent en ce début d'année.
« Ligne rouge » en Iran
Vers 11H20 GMT (12H20 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, perdait 0,05% à 60,82 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, restait stable à 57,42 dollars.
Donald Trump, a affirmé sur son réseau Truth Social que "si l'Iran tir(ait) sur des manifestants pacifiques et les tu(ait) violemment, comme à son habitude, les États-Unis d'Amérique viendr(aie)nt à leur secours".
Une partie de l'Iran est en proie à une contestation, partie dimanche de Téhéran et initialement liée à la vie chère, qui s'est depuis élargie à des revendications politiques. "Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir", a écrit le président américain.
En réaction, un conseiller du Guide suprême iranien, Ali Shamkhani, a déclaré vendredi que toute intervention américaine en Iran constituerait une "ligne rouge" et serait suivie d'une "riposte". Ces déclarations font hésiter le marché qui semblait plutôt baissier.
Un accord de paix en Ukraine « prêt à 90% »
Le surplus d'offre par rapport à la demande d'or noir continue d'être mis en avant par les experts, et pèse structurellement sur les prix.
De plus, les négociations pour une résolution de la guerre en Ukraine se poursuivent en ce début d'année. Un accord pourrait faire baisser les cours du brut en facilitant les exportations russes de pétrole, ciblées notamment par des sanctions.
"L'accord de paix est prêt à 90%. Il reste 10% (...) Ces 10% contiennent tout, en fait", a estimé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans ses vœux pour 2026.
Et mercredi, l'envoyé spécial américain Steve Witkoff a publié un message indiquant que "nous poursuivrons ce travail important et cette coordination au cours de la nouvelle année".