- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole se stabilisent mardi, après une forte chute lundi, le marché attendant désormais les négociations qui se profilent entre Washington et Téhéran, et jaugeant l'impact du nouvel accord commercial entre les Etats-Unis et l'Inde.
Vers 10H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril était atone, à 66,30 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars grappillait 0,11%, à 62,21 dollars.
Le président iranien Masoud Pezeshkian a annoncé mardi avoir mandaté son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, pour des négociations directes avec les Etats-Unis.
Une source arabe informée du dossier a déclaré à l'AFP que ces discussions, organisées selon elle grâce à la médiation de l'Egypte, du Qatar, d'Oman et de la Turquie, auront sans doute lieu dans ce dernier pays le 6 février.
Sur le marché pétrolier, un accord entre Washington et Téhéran prévoyant un allègement des sanctions américaines "pourrait faire baisser les prix" davantage, estime Arne Lohmann Rasmussen, de Global Risk Management.
Cela faciliterait les exportations de pétrole de l'Iran, un des dix premiers producteurs mondiaux, et "compte tenu de l'importance accordée par Trump à la baisse des prix du pétrole, un tel scénario ne peut être exclu", affirme l'analyste.
En parallèle, Donald Trump a annoncé lundi un "accord commercial" avec l'Inde qui réduirait les droits de douane sur les marchandises indiennes, en assurant que le pays avait "accepté d'arrêter d'acheter du pétrole russe".
"Le manque d'acheteurs signifierait que la Russie serait finalement contrainte de réduire sa production, resserrant ainsi le marché pétrolier", facteur de hausse des prix, selon les analystes d'ING.
La présidence russe a indiqué mardi n'avoir reçu aucune information de l'Inde concernant un éventuel arrêt de ses achats de pétrole russe.
Par ailleurs, les cours du gaz européen et du gaz américain sont fortement retombés, sur fond d'atténuation du froid aux Etats-Unis et de prévisions plus clémentes en Europe, expliquent les analystes d'ING.
Après être monté au-delà des 40 euros le mégawattheure (MWh) la semaine dernière, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s'affichait en baisse de 6,67%, à 31,680 euros mardi.