- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le ministère du Pétrole irakien a annoncé débuter ses exportations de pétrole par camions-citernes via la Syrie, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient et la fermeture de facto du détroit d'Ormuz.
178 camions-citernes chargés de fioul
L'Irak a "commencé à exporter du pétrole par camions-citernes via la Syrie voisine", a révélé le ministère dans un communiqué publié mercredi soir. Il a précisé que la Syrie garantirait "le passage en toute sécurité" du pétrole et que les exportations augmenteraient "progressivement".
Une source du secteur pétrolier irakien a indiqué à l'AFP que sur les 299 camions prévus, "178 camions-citernes chargés de fioul" étaient arrivés à la raffinerie du port de Banias, sur la côte méditerranéenne de la Syrie, dans le cadre de la "phase initiale des exportations".
"Ce chargement, le premier du genre, est entré par le poste frontière d'al-Tanf en provenance de l'Irak voisin", a déclaré à l'AFP Safwan Sheikh Ahmad, porte-parole de la Compagnie pétrolière d'État syrienne.
Des exportations via le port turc de Ceyhan
Il a précisé que les véhicules seraient déchargés au terminal de Banias, et que la marchandise serait transvasée dans des pétroliers pour être exportée. "Le premier chargement, composé de 299 camions, entre en Syrie par lots, le second étant attendu prochainement", a-t-il ajouté.
Le mois dernier, l'Irak a annoncé la reprise de ses exportations de pétrole, à hauteur de 250 000 barils par jour, via le port turc de Ceyhan.
L'Irak dépend très fortement de ses exportations de pétrole, qui représentent environ 90 % de ses recettes budgétaires. Membre fondateur de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), l'Irak subit, depuis le 28 février et le début de la guerre au Moyen-Orient, les restrictions de circulation imposées aux navires dans le Golfe et dans le détroit d'Ormuz, par où passait jusque-là la majeure partie de ses exportations.