- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les marges de TotalEnergies dans la distribution de carburants étaient, en mars et en avril, "significativement inférieures" à celles observées avant la guerre, contrairement aux marges de raffinage qui ont été "exceptionnellement bonnes" en mars, a affirmé mardi un dirigeant du géant pétrolier auditionné à l'Assemblée nationale.
Les prix du carburant ont explosé depuis le 28 février, jour des premières frappes israélo-américaines en Iran, le litre d'essence et de gazole se vendant en France respectivement une trentaine et une cinquantaine de centimes d'euro de plus qu'au 27 février, selon les prix rapportés par les stations-service.
TotalEnergies a rapidement plafonné les prix pratiqués dans les 3.300 stations-service portant son enseigne, à 1,99 euro le litre pour l'essence et 2,09 euros puis 2,25 euros pour le litre de gazole.
"Avec ce plafonnement, (...) nos marges de distribution au cours du mois de mars et d'avril étaient significativement inférieures aux marges précédant la crise", a avancé mardi l'un des dirigeants du groupe en France, Guillaume Larroque, auditionné par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.
En revanche, "la marge de raffinage a été exceptionnellement bonne" en mars, "sans exagérer", toujours selon Guillaume Larroque.
Ce qui n'a pas fait exploser la marge de raffinage sur le premier trimestre 2026, avance TotalEnergies. Elle est restée légèrement inférieure à celle du premier trimestre 2025, selon le groupe.
Le groupe français est présent sur la quasi-totalité de la chaîne de valeur du pétrole.
Concrètement, l'entreprise transforme le pétrole brut en produits finis, comme l'essence ou le gazole, au sein de ses raffineries (3 en France).
Elle achemine ensuite ces carburants pour les vendre directement aux automobilistes dans les stations-service de son enseigne.
Le gouvernement a appelé mi-avril les distributeurs à baisser les prix du carburant, agitant la menace d'un décret de plafonnement des marges.
Le projet de décret en question, consulté par l'AFP, vise notamment à "éviter des effets d'aubaine", selon la fiche de présentation du projet de texte.
Il a suscité une levée de boucliers de la part des distributeurs, qui demandent son "retrait" et plaident pour la suspension des certificats d'économies d'énergie afin de faire baisser les prix à la pompe.
TotalEnergies publiera mercredi matin ses résultats du premier trimestre.
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