Nucléaire : feu vert pour l'exploitation de l'EPR de Flamanville à pleine puissance, oui mais à quel niveau ?

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Flamanville

Centrale nucléaire de Flamanville : Manche, 2 réacteurs & l'EPR (©EDF)

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASNR) a donné vendredi son feu vert à l'énergéticien EDF pour augmenter au-delà de 80% la puissance du réacteur EPR de Flamanville (Manche), ouvrant la voie à une exploitation à pleine puissance après des années d'attente.

« Amener le réacteur à 100% de puissance d'ici la fin de l'automne »

L'ASNR a indiqué vendredi sur son site internet n'avoir "pas mis en évidence d'élément susceptible de remettre en cause la possibilité de poursuivre la montée en puissance" du très attendu réacteur "Flamanville 3", qui avait atteint pour la première fois le seuil de 80% de sa puissance mi-novembre.

Le feu vert du gendarme de la sûreté nucléaire "permet à EDF de poursuivre la montée en puissance du réacteur" jusqu'à la puissance maximale et de "terminer le programme d'essais de démarrage", déclare l'ASNR vendredi.

"Les équipes de Flamanville 3 lancent les opérations de montée en puissance", a réagi vendredi EDF auprès de l'AFP. "Les équipes sont mobilisées pour amener le réacteur à 100% de puissance d'ici la fin de l'automne", conformément aux annonces faites précédemment.

En novembre, l'énergéticien avait aussi annoncé une "visite complète" du site, impliquant l'arrêt complet du réacteur pendant 350 jours à compter du 26 septembre 2026. À cette occasion, le couvercle de la cuve, concerné par des anomalies connues de longue date, sera remplacé, justement à la demande de l'ASNR.

1 620 MW ? 1 585 MW ? Une puissance maximale à confirmer

Flamanville 3, premier réacteur nucléaire à démarrer depuis 25 ans en France, a été raccordé au réseau électrique le 21 décembre 2024, avec 12 ans de retard par rapport à la date prévue. Ses coûts ont explosé par rapport au devis initial de 3,3 milliards d'euros, estimés désormais par la Cour des Comptes aux alentours de 23,7 milliards d'euros aux conditions de 2023.

L'EPR, construit face à la Manche au côté de deux autres réacteurs, est le plus puissant du parc nucléaire français et doit pouvoir alimenter deux millions de foyers. Mais sa puissance théorique d'abord annoncée à 1 620 MW, reste à confirmer.

Dans un rapport du 30 septembre, la Commission de régulation de l'énergie (CRE), avait en effet révélé qu'EDF lui avait communiqué une hypothèse de puissance maximale de 1 585 MW. En novembre, EDF a précisé qu'il s'agissait du "bas de la fourchette", disant espérer atteindre les 1 620 MW.

La puissance d'un réacteur, une donnée importante pour estimer sa capacité de production électrique, dépend de facteurs météorologiques influençant la température des eaux de refroidissement, mais aussi de réglages et d'optimisations.

Commentaires

Philippe Charles
Et ben il était temps ! Combien d'années de retard déjà ? Et quel surcoût ?
ThB
À partir du 26 septembre 2026, les deux millions de foyers alimentés par l’EPR de Flamanville devront s’équiper de vélos d’appartement pour produire leurs propres kilowattheures.
Rochain Serge
Non, c'est à partir de maintenant : https://nuclear.monitor.metroscope.tech/#/plant/FLAMANVILLE
APO
Surtout les jours sans vent (et ils sont nombreux...) les vélos d'appartement... (le retour des gros édredons à plumes est plus que conseiller en cas de scénarios 100% ENR)
ThB
M APO, Ce n'est pas ce que je constate sur Energy-Charts si j'associe les jours sans vent avec la production PV.
APO
@ThB, Je ne sais pas quel modèle mathématique vous utilisez pour voir cette complémentarité !? (10 ans que je regarde et je ne vois pqs plus de 10% des journées ou cela pourrait être complémentaire... 20% pour vous faire plaisir @ThB et les 80% restants on fait comment !?)
APO
Va falloir faire une thèse de psychologies en ce sens @ThB... Car avec des critères physiques ça passe pas souvent la complémentarité PV + éolien (Cf l'Allemagne...)
COCHELIN
En réalité, peu de changement dans la région Normandie car la production y est, en moyenne, trois fois plus importante que la consommation : https://www.rte-france.com/donnees-publications/eco2mix-donnees-temps-reel/donnees-regionales#consommation-et-production Et pour le pays, peu de conséquences car nous sommes continuellement en excédent de production. Pas la peine de caricaturer !
Rochain Serge
Oui Cochelin, en excedent de production grâce aux renouvelables :-)
Cochelin
Tout dépend à quelles énergies renouvelables vous faites allusion. Il est possible de constater que le pays exporte même sans production solaire ni éolienne. Vous enlevez ces dernières productions et le pays est encore exportateur la plupart du temps. Le nucléaire, l'éolien et un peu de thermique pour les régions déficitaires un peu éloignées des centres de productions (ouest de la France, Bourgogne-Franche-Comté, Ile-de-France, PACA) suffisent à alimenter le pays presque en permanence. https://www.rte-france.com/donnees-publications/eco2mix-donnees-temps-reel/production-electricite-par-filiere
Rochain Serge
Non Cochelin il ne s'agit pas de ce que l'on fait à chaque seconde mais de ce que l'on exporte à l'échelle de l'année.... et en 2024 nous avons exporté 89 TWh que nous n'aurions pas pu exporter sans les renouvealbles éoliens et solaire car même en ajoutant l'hydraulique au nucléaire, notre consommation intérieure a été supérieure à la sommes de ces deux productions additionnées
Denis Margot
Trop fort, le génie Rochain. Lorsque le N fournit 70% de l’électricité, ce qui est exporté provient des ENRi alors que le N n’arrive péniblement à alimenter les Français que grâce à l’hydro et même un peu d’ENRi. Les électrons en provenance des moulins à vent vont directement à l’étranger alors que les pas beaux radioactifs en provenance du N sont incapables de se frayer un chemin jusqu’aux frontières. Une nouvelle physique, peut-être…
Rochain Serge
Il faut vraiment être neuneu pour ne pas comprendre que si le nuk ne fournit que 70% de nos besoins (en réalité 67% mais qu'importe) et que l'on exporte c'est que les renouvelables fournissent et les 30% qui manque pour satisfaire nos besoins, et que ce qui est exporté est également produit pa*r les renouvelables !
ThB
Pourquoi construire autant d’EPR alors que la France est déjà excédentaire en électricité (hors ENR)?

La question mérite d’être posée :
A quoi bon investir des milliards dans des EPR, dont les premiers ne seront opérationnels que dans 25 à 30 ans, alors que la France exporte déjà son électricité et que des secteurs essentiels comme les hôpitaux, la justice ou l’éducation manquent cruellement de moyens?

L'excédent électrique interroge:
Aujourd’hui, la France produit plus d’électricité qu’elle n’en consomme, même sans compter les énergies renouvelables. Cet excédent structurel soulève une question simple : pourquoi construire de nouvelles centrales nucléaires, alors que nos besoins immédiats semblent couverts ? Les EPR, dont le calendrier et le coût sont régulièrement revus à la hausse, risquent de ne répondre qu’à des besoins futurs incertains, alors que des priorités sociales urgentes attendent des financements.

Des besoins sociaux toujours plus pressants:
Les hôpitaux, l’école, la justice, ces services publics, vitaux pour la cohésion nationale, souffrent de sous-investissements chroniques. Les budgets alloués peinent à suivre les besoins, alors que des milliards sont engagés dans le nucléaire. Ne faudrait-il pas rééquilibrer ces arbitrages, en fléchant une partie de ces fonds vers des secteurs en tension, où les retards se mesurent en vies humaines, en inégalités, en opportunités perdues?

Le tout-nucléaire un pari risqué:
Miser sur les EPR, c’est aussi parier sur une technologie coûteuse, dont les délais de construction et les surcoûts sont devenus la norme (cf. Flamanville, Olkiluoto). Dans 25 ans, le mix énergétique aura évolué, les ENR auront progressé, et la demande pourrait avoir changé. Est-il raisonnable de sacrifier des décennies de budgets publics pour des infrastructures dont l’utilité future reste hypothétique?

Il me semble qu'il faut repenser les priorités:
Plutôt que de s’enfermer dans une logique de surcapacité nucléaire, pourquoi ne pas accélérer la transition vers les renouvelables, plus flexibles et moins risquées financièrement? Ou encore, investir massivement dans la rénovation énergétique, qui créerait des emplois locaux et réduirait la précarité énergétique ?

Ces dernières années, la consommation des français a baissé, la France doit faire des choix. Mais sont-ce les bons?
Rochain Serge
"Aujourd’hui, la France produit plus d’électricité qu’elle n’en consomme, même sans compter les énergies renouvelables." Non ça c'est faux ! Voir le rapport 2024 de RTE. Consommation intérieure 449,2 TWh +89 TWh exportés, soit consommé ou vendu à l’étranger = 538,2 TWh. Production nucléaire c’est 361,7 TWh + 74,7 TWh hydraulique, soit produit = 436,4 TWh. Le compte n’y est pas, il manque 538,2 – 436,4 = 101,8 TWh d’où sortent ils d’après vous ? 361,7 / (449,2+89) * 100 = 67,2% de ce que nous avons consommé et vendu est d’origine nucléaire, mais le reste soit 32,8% est renouvelable. Le tiers de notre production est renouvelable. Vous retrouverez cela ici : https://assets.rte-france.com/prod/public/2025-01/2025-01-20-chiffres-cles-production-electricite-francaise-2024.pdf
Denis Margot

@Tbh. Indépendamment du choix technologique, si on veut décarboner l’énergie en France, il faut réduire la consommation de fossile. Et à moins de revenir à l’âge de pierre, ça passe forcément par une conversion fossile -> électricité, même en ajoutant de la sobriété. Sans compter que la réduction fossile aura un impact immédiat dans la balance commerciale, ce qui est très positif.

Vous ne pouvez pas opposer les autres besoins (hôpitaux, écoles, justice, services publics, vies humaines…) à une pénurie d’énergie, vous auriez alors, pour paraphraser Churchill, le sang de la pénurie et les larmes de la perte de vos besoins. Les hôpitaux, les écoles, le TGV, les vies humaines, l’administration publique ne peuvent pas fonctionner sans énergie, qu’elle soit carbonée ou non.

Après, que vous utilisiez le crédo de GreenPeace et consorts pour vouloir discréditer le N, c’est votre jeu. Mais n’opposez pas 2 concepts qui ne sont pas opposables. Quant au risque financier ENRi vs N, voyez donc un cas concret :

Aujourd’hui :
France = 48 g CO2/kWh
Allemagne = 478 g, soit 10 fois plus pour une transition qui a coûté, allez, quelque chose entre 600 et 1000 milliards d’€, soit bien plus que l’entièreté du parc N français, incluant Flamanville.
ThB
Denis Margot,
Pour décarboner l’énergie en France, la priorité n’est pas seulement de remplacer les énergies fossiles, mais bien de réduire notre consommation globale d’énergie. Présenter cette transition comme un retour à l’âge de pierre, c’est caricaturer le débat et l’enfermer dans une opposition stérile.

En optimisant notre consommation, nous pourrions réduire, voire éliminer, une grande partie de nos importations d’énergies fossiles.
– une dépendance coûteuse et polluante. Les économies réalisées pourraient alors être réinvesties dans l’essentiel : hôpitaux, écoles, justice, services publics, et surtout, la protection des vies humaines.

Mes observations s’appuient sur mon expérience concrète avec les énergies renouvelables, que j’ai installées chez moi. Si mes constats rejoignent ceux de Greenpeace ou d’autres associations, c’est parce qu’il y a une réalité objective derrière leurs arguments, une réalité que chacun peut vérifier par l’action.

Pour relativiser vos chiffres :
L’Allemagne, avec un PIB de 4 329 milliards d’euros (contre 2 922 pour la France), produit effectivement plus de CO₂. Pourtant, elle parvient à réduire régulièrement ses émissions, et ce malgré la sortie du nucléaire – une performance d’autant plus remarquable qu’elle ne bénéficie pas des mêmes atouts géographiques que la France.

Ce constat fait, ce qui est désespérant c’est que notre pays, malgré ses nombreux avantages, peine à rivaliser avec l’efficacité économique et écologique de notre voisin.
Rochain Serge
https://www.cleanenergywire.org/factsheets/germanys-energy-consumption-and-power-mix-charts
ThB
Malgré les preuves irréfutables apportées par cette source, certains persistent à répéter les mêmes allégations infondées. Ces affirmations, souvent motivées par des intérêts particuliers, semblent ignorer délibérément les conséquences à moyen et long terme.
Denis Margot

Je vous trouve bien sévère, ThB. Si la France « peine » à rivaliser avec notre voisin avec une électricité 10 fois moins carbonée, que faut-il faire alors ? 100 fois moins ? D’autant plus que votre relativité ne joue pas avec l’électricité, puisque la France produit et consomme plus d’électricité que l’Allemagne (eh oui, les Allemands ont eu la très bonne idée de miser sur le gaz et le charbon alors que la France faisait l’erreur de miser sur l’atome). Les 600 à 1000 milliards d’€ ont donc été utilisés pour un appareil productif moindre que celui de la France. Alors désolé, mais je n’arrive pas à trouver la performance de l’Allemagne « remarquable », même en cherchant bien, même avec l’aide de GreenPeace.

La réalité est que si elle n’avait pas fermé ses réacteurs, elle serait beaucoup mieux placée en termes de bilan carbone, et votre conclusion est sidérante. Je me permets de la reformuler : La France, malgré de nombreux handicaps, parvient à écraser l’Allemagne sur le plan de l’efficacité économique et écologique de son système électrique.

ThB
Monsieur Denis Margot,

En 2000, l’Allemagne couvrait seulement 6,6 % de sa production électrique par les énergies renouvelables. Depuis, elle a opéré un virage stratégique : arrêt progressif de ses centrales nucléaires, investissements massifs dans l’isolation des bâtiments et déploiement accéléré des énergies renouvelables.

Résultat en 2025 :
- Près de 56 % de sa consommation électrique est désormais assurée par les ENR.
- La part du lignite et du charbon (les plus polluants) est passée de 50,5 % en 2000 à 21,3 % en 2024 (chiffres 2025 non encore consolidés).
- La dépendance globale aux énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole) est passée de 60 % en 2000 à 38,3 % en 2024.

Perspective 2050 :
Si l’Allemagne maintient cette dynamique, les énergies fossiles pourraient bien n’être plus qu’un lointain souvenir. Grâce à des choix stratégiques audacieux, elle s’oriente vers l’autosuffisance énergétique et une résilience accrue, notamment face aux tensions géopolitiques.

Contraste avec la France :
Notre pays, lui, persiste dans un modèle centralisé et dépendant du nucléaire, avec des conséquences lourdes :
- Fragilité face aux risques techniques, climatiques ou géopolitiques ;
- Dettes futures : coût du démantèlement des centrales, gestion des déchets radioactifs sur des siècles, sans compter l’héritage d’un réchauffement climatique aggravé.

L’Allemagne prouve qu’une transition énergétique ambitieuse est possible, avec des bénéfices concrets pour l’environnement, l’économie et la souveraineté. La France, en revanche, s’enferme dans un modèle qui nous rendra plus vulnérables et endettés, tout en reportant la charge sur les générations futures.

Ne devrions-nous pas nous inspirer de cette réussite allemande pour repenser notre propre stratégie énergétique, avant qu’il ne soit trop tard ?
Denis Margot

Ce que vous démontrez, ThB, c’est que l’Allemagne était vraiment sale. Elle a imposé ses succès économiques avec une énergie pas chère mais extrêmement carbonée. Qu’elle s’améliore, grand bien nous fasse, mais passer d’exécrable à mauvais, pas de quoi fanfaronner. Surtout que dans le même temps le modèle centralisé français honni par les écolos passe de bon à excellent (données electricitymap) :

GES FrGES All% Fr% All
201780 g512 g100%100%
202433 g334 g40%66%

Pendant que l’Allemagne s’améliore de 34% entre 2017 et 2024, la France fait encore mieux (-60%).

Vous avez parfaitement le droit d’être antinucléaire pour les raisons que vous voulez, mais amenez des arguments crédibles. Si l’on doit parler d’audace, on doit parler du plan Messmer initié sous de Gaulle.

Vous parlez de dettes futures avec le N. Le démantèlement, c’est environ 10 à 15% du coût d’un réacteur (pour les REP qui constituent la quasi-totalité du parc français). Les déchets, ils sont certes dangereux, mais en très faible quantité. C’est gérable, et la gestion de ces déchets est remarquablement bien maîtrisée. Ceci est bien moins vrai pour les déchets (en quantité) issus de la filière ENRi.

Je ne comprends pas votre affirmation « sans compter l’héritage d’un réchauffement climatique aggravé ». C’est exactement l’inverse. Le N est un très puissant levier pour réduire les GES, ce que fait la France, et ce que fait très mal l’Allemagne.

L’Allemagne prouve qu’une transition idéologique est une très mauvaise idée. Les chiffres montrent que loin d’être une réussite, c’est un échec coûteux avec de très mauvais résultats. Et ça, c’est factuel.

ThB
Monsieur Denis Margot,
L’Allemagne, malgré une population 25 % plus nombreuse que la nôtre et une croissance économique solide, a réussi à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) année après année. Ce résultat, obtenu sans recourir à un endettement croissant, contraste avec la situation française.

La France, en effet, affiche un bilan carbone apparemment vertueux, mais celui-ci masquerait une réalité plus complexe :

Externalisation de la pollution :
Les émissions liées à la production des biens consommés par les Français, mais fabriqués à l’étranger, ne sont pas comptabilisées dans notre bilan national. Une correction de ces données s’impose pour refléter la véritable empreinte carbone du pays.

Coûts cachés du nucléaire :
Les émissions liées au démantèlement des centrales et au stockage des déchets radioactifs, dont l’ampleur financière et environnementale reste difficile à évaluer, devraient être intégrées au calcul. Leur impact, bien que « pharaonique », est aujourd’hui absent des statistiques officielles.

Dépendance géopolitique et militaire :
La sécurisation de l’approvisionnement en uranium, notamment au Niger, engendre des émissions supplémentaires (logistique, présence militaire), sans compter les risques stratégiques. L’incapacité à financer ces opérations, en raison du poids du nucléaire, ouvre la voie à d’autres acteurs, comme la Russie, qui renforcent leur influence dans la région.

En somme, la performance carbone de la France, souvent mise en avant, mérite d’être réévaluée à l’aune de ces éléments occultés. Une comparaison équitable avec l’Allemagne exige une transparence totale sur l’ensemble des coûts et des émissions, y compris ceux externalisés ou différés.
Denis Margot

@Thb. Si vous voulez me convaincre que l’économie allemande est plus efficace que l’économie française, vous n’aurez pas de mal. Sauf sur le plan électrique. Et il est de taille. Vous tournez autour du pot en essayant de cacher les failles de la stratégie allemande derrière les problèmes que présenterait le modèle français. Et en cherchant bien, on trouvera toujours des défauts à la vertu et des qualités à l’inacceptable. Le nucléaire n’est pas exempt d’inconvénients, personne ne le nie, en tout cas pas moi. Et ceci est vrai pour toutes les sources d’énergie.

Maintenant, il faut être réaliste. Le N coche pas mal de cases. Les 3 plus importantes, et il y en a bien d’autres : c’est une énergie pilotable, décarbonée et elle permet l’indépendance énergétique.

Externalisation de la pollution, vous avez raison, mais cela n’impacte aucunement le bilan carbone de l’électricité. Cela souligne que si on voulait produire en France ce qui est produit ailleurs, il faudrait davantage d’énergie. Et cela s’applique pareillement à l’Allemagne. Et si vous voulez rapatrier en France les emplois externalisés, une taxe bien placée sur les produits carbonés ramènerait pas mal d’emplois à la maison.

Les coûts cachés du nucléaire. L’arlésienne des écolos. Le démantèlement d’un réacteur revient à 10 à 15% de son coût de construction. Retour au gazon. C’est supposément provisionné par EDF, et ça ne représente pas un coût excessif. Pareil pour la gestion des déchets, 50 G€ pour gérer l’ensemble des déchets sur 100 ans, ça fait ½ milliard par an, c’est tout à fait gérable et ce n’est pas pharaonique.

N’en déplaise aux antinucléaires patentés, la performance carbone de l’électricité française est incontestable. 10 fois moins carbonée que l’électricité allemande. 10 fois ! Ça fait 1000 % ! Une affaire qui marche face à une qui ne fonctionne pas. L’électricité décarbonée est une pépite dans le jardin de celui qui la possède. Aux Français de la faire fructifier, mais quand on connaît le goût des Français pour l’auto flagellation, ce n’est pas gagné.

Rochain Serge
Le nucléaire ne donne pas l'indépendance énergétique puisque nous sommes contraint d'importer 100% du combustible et depuis des pays peu sûrs qui plus est. De plus ces sources auront rapidement une fin puisqu'elle n'est pas renouvelable et concerne l'atome le plus rare de l'Univers et donc de notre planète qui n'en n'a jamais fabriqué un seul atome. En suite, le nucléaire est loin d'être aussi pilotable que les renouvelables puisque c'est le moyen que choisi RTE qui a la charge de l'équilibre du réseau lorsqu'il est brusquement perturbé par une grande variation de la consommation dans un temps très court, de quelques secondes, comme il nous est montré le jeudi 23 octobre dernier avec 4 variations de plusieurs GW en quelques secondes dans la journée, aussitôt corrigés par RTE en faisant varier la production en conséquence. Comme avantage au nucléaire, il ne reste donc que d'être faiblement carbonné, comme ............ les renouvealbles.Mais ses problèmes de déchets, entre autres, sont d'une importance bien supérieure à ceux des renouvelables.
ThB
Monsieur Margo,
Je ne remets nullement en cause la performance globale de l’électricité française, mais je souhaite simplement rappeler que l’enthousiasme pour l’énergie nucléaire, comme tout amour inconditionnel, peut parfois occulter certaines réalités (l'amour ne rend-il pas aveugle?).
Je vous invite à considérer ces éléments avec la même rigueur que celle que vous appliquez à la critique de la stratégie allemande, dont je vous laisse d’ailleurs volontiers le soin d’analyser les failles – mon propos n’étant pas de les dissimuler, mais de recentrer le débat sur les atouts réels de l’atome.

Une énergie vraiment « pilotable » ?
Vous mentionnez la pilotabilité comme un atout majeur du nucléaire. Pourtant, les interruptions de production des centrales ces trois dernières années (dont vous trouverez les chiffres dans mes précédents échanges) montrent une réalité bien différente.
Une centrale à l’arrêt, pour maintenance ou incident, n’est pas plus « pilotable » qu’un jour sans vent ou sans soleil. Par ailleurs, il est aujourd’hui admis qu’une baisse de production nucléaire réduit la durée de vie des centrales – un comble pour une énergie censée être stable et maîtrisée.

Décarbonée ? À quel prix ? Vous avancez un surcoût de 10 à 15 % pour la construction des centrales, mais l’histoire récente des EPR (Finlande, Angleterre, Flamanville) prouve que ces budgets explosent systématiquement, parfois bien au-delà des estimations.
Quant au démantèlement, sa complexité et son coût restent largement sous-estimés.
Qui se portera volontaire pour traiter les coeurs de réacteurs hautement radioactifs?
Sans oublier les émissions indirectes liées à la logistique, à la sécurité militaire, ou encore à l’extraction et au transport de l’uranium...
L’empreinte carbone du nucléaire, une fois ces facteurs intégrés, est bien moins vertueuse qu’on ne le prétend.

Indépendance énergétique : un leurre ?
Parler d’indépendance énergétique alors que la France importe 100 % de son uranium relève, à mes yeux, d’un optimisme trompeur. Cette dépendance aux matières premières étrangères n’est pas sans rappeler celle des énergies fossiles. À l’inverse, le vent de l’Atlantique, le soleil du Sud, ou encore les ressources renouvelables locales, offrent une indépendance réelle, résiliente et durable – sans compter leur potentiel à créer des emplois et de la valeur sur nos territoires.

Je partage par ailleurs pleinement l’analyse de M. Rochain sur ce sujet, qui a su en exposer les enjeux avec beaucoup de clarté.

En conclusion, je ne nie pas certain atouts du nucléaire, mais je plaide pour un débat équilibré, où chaque énergie est évaluée à l’aune de ses forces et de ses faiblesses – sans passion aveugle, ni tabou.
Denis Margot
@ThB.
  • Pilotable : une énergie pilotable, c’est une énergie que vous pouvez activer lorsque vous en avez besoin. Ce que fait plutôt bien le N et très mal les ENRi. D’autres sources sont meilleures que le N : l’hydro et les centrales à gaz. La pilotabilité n’interdit pas, heureusement, la maintenance qui est aussi nécessaire sur les ENRi. La vague d’arrêts suite à la corrosion n’est pas représentative de l’exploitation et ne change en rien la pilotabilité des réacteurs qui fonctionnaient. Le choix d’arrêter tous les réacteurs plutôt que de profiter de fenêtres de maintenance qui auraient permis de lisser les réparations est de la responsabilité de l’ANR, choix contesté par certains et qui a coûté très très cher aux Français. Notez qu’à cette période, les 40 GW ENRi ont été rarement capables de combler le manque. Et pour reprendre votre argument « il est aujourd’hui admis qu’une baisse de production nucléaire réduit la durée de vie des centrales », cela soulève 2 points. 1) il serait alors judicieux de ne pas donner la priorité aux ENRi qui viendraient inutilement dégrader la valeur du parc N; 2) …et contrairement à ce que vous dites, ça reste à démontrer. Il semble probable que les montagnes russes agissent négativement sur les équipements (les échangeurs, les pompes, la mécanique), mais c’est beaucoup moins évident pour le cœur, et donc sur la durée de vie.
  • À quel prix ? Sous-estimés ? > : en dehors des incantations, avez-vous des preuves de ce que vous avancez ? Plusieurs réacteurs sont maintenant revenus au gazon, c’est de ces expériences que la fourchette 10 à 15% provient. Et le démantèlement n’est pas un surcoût si c’est provisionné. On ne peut malheureusement pas en dire autant des parcs éoliens qui font face à la même problématique. Quant à votre interrogation « Qui se portera volontaire pour traiter les coeurs de réacteurs hautement radioactifs? » eh bien ça se fait et personne n’est contaminé.
  • Empreinte carbone >
  • Le bilan carbone du N inclut les émissions sur l’ensemble du cycle de vie. Mine, extraction, transport, traitement, construction des réacteurs, exploitation et démantèlement. Les 4 ou 5 g des réacteurs français incluent tout ça. Mais vous avez sans doute des informations contraires à nous communiquer ?
  • >Indépendance>Non, ce n’est pas un leurre. La notion d’indépendance énergétique vient des crises pétrolières des années 70 et la dépendance au fossile. 3 mois de stock maxi, une dépendance à quelques producteurs et une contribution négative majeure à la balance commerciale. Ce n’est pas le cas du N. Des stocks de plusieurs années de combustibles et un impact limité sur les importations (env 1 G€ / an). Et si on ajoute les retours liés aux exportations, la balance est nettement positive. Au demeurant, je vous retourne le compliment. Quelle est l’indépendance des ENRi lorsque 90% des panneaux solaires sont fabriqués en Chine, et 70% des éoliennes ?
  • Analyse de Rochain : Biaisée, comme d’habitude, mais je vous laisse seul juge de la pertinence de faire confiance à un amoureux des ENRi.
Rochain Serge
Margot : "une énergie pilotable, c’est une énergie que vous pouvez activer lorsque vous en avez besoin. Ce que fait plutôt bien le N é Non, il ne le fait pas plutôt bien, et même qu'excessivement rarement. Par ce que les réacteurs sont soit en fonctionnement en mode de base et ne peuvent donc pas fourn ir plus que ce qu'ils fournissent déjà, soit à l'arret, pour maintenance, ou chargement de combustible, soit tout simplement en panne, et dans ce cas il sont incapable de fournir plus que zéro ! Même si l'on disposait de réacteurs à l'arret qu'il suffirait de démarrer pour répondre à un besoin il leur faudrait au moins deux jours pour atteindre leur puissance nominale.... conclusion les réacteurs nucléaires ne sont pas pilotables ! C'est pourtant facile à voir mais peut être plus fatigant que de reciter son bréviaire écrit par le lobby nucléaire. Allez donc voir ce que nous montre EDF contraint pas la loi sur la transparence ça vous évitera de colporter en permanence les mêmes âneries : https://nuclear.monitor.metroscope.tech/#/home
ThB
M Denis Margot,

Votre lecture se concentre sur le doigt qui pointe, mais c’est la lune qu’il faut regarder :
l’enjeu n’est pas de comparer une éolienne à un réacteur ou un panneau solaire à une centrale, mais bien d’envisager un système énergétique global, où la complémentarité des ENR permet de lisser les pics de consommation et de réduire notre dépendance aux énergies fossiles.

La question du pilotage et de l’intermittence Vous évoquez le caractère « pilotable » de l’énergie nucléaire. Pourtant, la transition énergétique ne repose pas sur une opposition binaire entre ENR et atome, mais sur une combinaison intelligente de solutions : stockage, smart grids, mix énergétique diversifié, gestion de la demande. Avec un tel système, la part du nucléaire pourrait passer de 70 % à 30 % sans subir les effets caricaturaux de l’intermittence des ENR. Je vous invite à relire certains articles de Connaissance des Énergies, qui abordent ces sujets avec des données factuelles et des exemples concrets.

Le coût du dementèlement: une comparaison à géométrie variable
Vous mentionnez des pourcentages sur des montants estimés. Comment établir une estimation future fiable avec une telle disparité ? 10 à 15 % de 3 milliards estimés pour la construction de Flamenville ne représentent pas 10 à 15 % de 20 milliards qui est la réalité économique de la construction de cet EPR – la marge d’incertitude est trop grande pour en tirer des conclusions solides. Toutes les estimations n'ont jamais été le reflet des coûts de construction des réacteurs. Ils n'ont pas été de 100% supérieurs, ni 200%, encore moins de 300%, mais les coûts ont été multipliés par 7 !!!

L’indépendance énergétique : une vision à long terme
Notre désaccord tient peut-être à une divergence d’évaluation économique : faut-il privilégier le coût immédiat du kWh nucléaire ou investir dans une électricité durable, dont le prix reste maîtrisable sur le long terme ?

La réindustrialisation de la France passe par une électricité abordable, mais aussi par :

La durabilité des biens (réparabilité, économie circulaire),
L’adaptation de nos modes de vie aux ressources naturelles (soleil, vent),
L’autonomie locale (mes capteurs solaires, aujourd’hui chinois, seront dans cinq ans 100 % français, amortis et productifs).

Vous pourriez m’objecter que c’est un retour au Moyen Âge. Pourtant, il s’agit simplement de réinventer notre rapport à l’énergie : même les jours où l’EPR sera à l’arrêt pendant un an, je pourrai toujours me cuire un oeuf et faire ma lessive grâce à mon autonomie solaire.
Rochain Serge
Il faut seulement comprendre, ce qui est sans doute hors de votre cpacité à comptrendre, que le voisin dont il s'agit produisait beaucoup plus de CO2 à l'époque où il était nucléarisé que maintenant ! Et si vous étiez capable de comprendre pourquoi je vous l'expliquerais volontiers une nouvelle fois, mais avec les dogmatiques c'est peine perdue ! Il suffit donc de s'en tenir aux Faits : une Allemagne nucl"arisée produisait plus de CO2 par KWh qu'elle n'en produit aujourd'hui !
Denis Margot
Et ? Que voulez-vous prouver ? Que si vous remplacez 1 kWh charbon par 1 kWh éolien ou solaire vous gagnez un facteur 2 ou 3 (plutôt 2) ? Eh bien confidence pour confidence, je suis d’accord avec vous. Ce qui n’empêche, si votre cervelet est capable de le comprendre, que les X % produit avec le N seront quand même à 5 g de CO2/kWh, soit environ 70 fois moins contaminés que votre moyenne. Mais ça, c’est visiblement incompatible avec votre défiance pathologique du N.
Ceyal
l'eolien en mer coute 2,5 Md€ pour 500 MWc avec un facteur de charge plus de 2 fois inférieur au nuvleaire et une durée de vie 2 à 3 fois inférieure mais ça ne gêne personne ... en plus les 6 premiers contrats qui entrent en service sont à prix garanti entre 135 et 155€le MWh et ça ne gène personne ... en plus ça produit souvent du courant quand on n'en a pas besoin ... et cette électricité de surplus est bradee à l'export ... en moyenne annuelle à 80€ le MWh ... les jours de grand vent c'est evidemment bien pire car cette électricité là est revendue à prix négatif alors que l'etat achete le courant à prix garanti !!!!!. Evidemment c'est pareil pour les parcs solaires : la CRE se croit obligée chaque année de faire un appel d'offre pour designer des gagnants pour construire des centaines de parcs solaires qui sont remuneres en moyenne à 80€ le MWh... un calcul simple montre que le ratio energie produite pendant sa vie sur cout d'installation est pire que celui de l'EPR... et là pourtant on parle d'une techno sur étagère, pas d'un prototype. Oui bien sur, l'EPR a été un fiasco car construit avec les Allemands (qui n'ont eu de cesse de torpiller le projet pour finalement l'abandonner) mais le renouvelable hors de prix est bien pire.
Rochain Serge
Moi ce qui me gène ce sont les gens qui disent n'importe quoi, comme vous, et bien sur, sans jamais apporter la moindre présomption de crédibilité à leurs âneries ....ne parlons même pas de preuve, il ne sait pas ce que c'est. Comment peut on être aussi ignorant et se croire bien informé ? Ca parle de facteur de charge d'éolien en mer en le comparant au nucléaire alors qu'il ne sait même pas le repport du facteur de charge entre l'éolien en mer et l'éolien terrestre.... il ne puise ses information que dans son dogme !
Denis Margot

@Professeur_Rochain. Voici pour les preuves : Ici, vous y verrez les tarifs d’achat des 6 parcs éoliens. Comme l’affirme Ceyal, de 135 à 155 €/MWh, garanti sur 20 ans. Par ailleurs, vous vous fourvoyez une fois de plus, Rochain, Ceyal n’affirme rien sur le « repport » entre l’É marin et l’É terrestre, vous vous inventez des arguments. Et juste histoire de rigoler, pour comparer le fiasco de Flamanville : 2,5 G€ pour 500 MW x 3,24 (EPR = 1620 MW) x 2 (facteur de charge) x 2 ,5 (durée de vie) = 40,5 G€ ! Tiens, le fiasco de Flamanville est encore une superbe affaire si on le compare à son équivalent éolien. Sans compter que l’EPR fournit une électricité pilotable de bien meilleure qualité que celle provenant des sources intermittentes.

PS. Moi, ça ne me choque pas de voir Rochain dire n’importe quoi, on est habitué.

Rochain Serge
Oui et alors, ce n'est pas un scoop.... l'EPR d'hinley point c'est déjà 140€ le MWh et les dépassement de budgets,... déjà dépassé largement seront à la charge d'EDF, c'est-à-dire des français !
APO
En ce 13 décembre 2025, l'EPR de Flamanville devrait produire plus que Tout le parc Eolien installé en France (Terre et Mer) sur la journée !!! Combien d'investissement dans l'éolien Français !? (On a laissé aller à foison les arguments Pro-éolien mais les faits physiques sont et seront là !!!
Rochain Serge
Il y en a qui prennent un chronomètre pour mesurer la température, et ils se croient compétents en matiere de mesures physiques ! Ce sont aussi les mêmes qui calculent ma moyenne, la médiane, et la mode sur une liste qui ne contient qu'un nombre..... les génies que l'on attend pour construire le mode de demain.....
Wenger Dominique
Meme Rochain, le professeur autonproclame se trompe. Le facteur de charge de l eolien pour l Atlantique, se situe autour de 50%, celui de la mer Med. autour de 30% pour le flottant. Pour le nuke, on admet spuvent 80%. Donc un facteur de 2 comme enonce est un ordre de grandeur correct, sauf a vouloir ergoter sur des pouiemes. Ceci dit, il est clair que pour fournir l electricite dont la France aura besoin, il nous faudra des renouvelables et du nucleaire. Quant aux exportations, en fait, les electrons renouvelables partent rarement a l etranger. Ce n est bien sur pas physique mais economique. Les courbes publiees cet ete sont eloquantes et celles de jours de canicules, presque caricaturales. Nous importons de l electricite pendant la journee, a des prix nuls, voire negatifs, et la nuit, ous exportons au prix fort notre energie essentiement nucleaire et hydraulique.
Rochain Serge
Vous croyez sans doute savoir quelque chose grace à votre boule de cristal, mais il faut démontrer ce que l'on affirme avant de plastroner en accusant les autres de ne pas savoir de quoi ils parlent en faisant le professeur...autoproclamé. Pour ma part j'ai d'autres instruments de mesure. Prétendre connaitre les facteurs de charge de l'éolien en mer d'un front comme l'atlantique à partir d'un seul parc, comme prétendre connaitre celui de la Mediterranée à partir de zéro parc, relève de la magie de l'infantilisme. Aujourd'hui nous ne sommes encore capable de donner un rapport de facteur de charge entre l'éolien terrestre et l'éolien marin qu'au niveau de l'Europe dans sa globalité comme pour le facteur de charge individualisé de chacune de ces deux sources. Le rapport entre le facteur de charge en mer et le facteur de charge terrestre est de l'ordre du double (2), et les facteurs de charge relevés journaliers varient de 15 à 40 avec une moyenne de 27 pour le terrestre et de 14 à 84 avec une moyenne de 54 pour l'èolien en mer. Voici les relevés Europe pour les 18 derniers jours : Date Ratio m/t Terre Mer médiane Moyenne 23/11/25 2,37 34,5 81,8 2,37 2,37 24/11/25 1,59 30,4 48,3 1,98 1,98 27/11/25 2,16 37,7 81,6 2,16 2,04 28/11/25 2,18 34,1 74,5 2,17 2,08 29/11/25 2,72 27,8 75,6 2,18 2,21 30/11/25 2,58 26,7 69 2,28 2,27 01/12/25 2,88 28,9 83,3 2,37 2,36 02/12/25 2,21 28,7 63,3 2,29 2,34 03/12/25 0,76 18,4 13,9 2,21 2,16 04/12/25 1,23 23,2 28,5 2,20 2,07 05/12/25 1,04 21,9 22,7 2,18 1,97 06/12/25 1,58 39,2 61,9 2,17 1,94 07/12/25 1,40 32,9 46 2,16 1,90 08/12/25 1,74 35,3 61,3 1,95 1,89 09/12/25 2,00 27,8 55,7 2,00 1,90 10/12/25 2,23 25,7 57,4 2,08 1,92 11/12/25 2,76 24,3 67,1 2,16 1,97 12/12/25 2,03 14,9 30,2 2,10 1,97 Source : https://windeurope.org/about-wind/daily-wind/capacity-factors Compris mon petit ?
Rochain Serge
La mise en page irrespectueuse de ce forum vous contraint à procéder vous même à cette remise en forme ou vous devrez aboutir pour la premiere journée du tableau à ceci ; Date 23/11/25 ratio m/t 2,37 Terre 34,5 Mer 81,8 Médiane 2,37 moyenne 2,37 et pour la seconde ligne Date 24/11/25 ratio m/t 1,59 Terre 30,4 Mer 48,3 Médiane 1,98 moyenne 1,98 ........et ai,si de suite, et pour la derniere ligne, celle d'hier, date 12/12/25 ratio m/t 2,03 Terre 14,9 Mer 30,2 médiane 2,10 moyenne 1,97 Amusez vous bien, c'est plus astreignant que la boule de cristal mais c'est plus conforme à la réalité. Compris mon petit ?
APO
@Serge, Regardez la production éolienne de ce 13 décembre 2025 --> Impressionnant ! (Moins ou quasi que le seul EPR pour tout le parc Français éolien)
Rochain Serge
Avec la moitié des éoliennes de France dans un mouchoir de poche localisée dans le Nord-Est du pays qui ne représente que 16 % de la surface du territoire il faut tout de même être quelque peu démeuré pour croire que ce que produit l'éolien français est représentaif de sa capacité à produire ! https://www.remapservices.com/fr/news/2025-01-13-eolien-en-france-capacite-installee-janvier-2025 Et dire que ça se croit éclairé en se regardant le nombril, ces inaptes !!!!
ThB
M Ceyal,
Il faudrait relativiser l'intermitance des ENR
En août 2022, 32 réacteurs sur 56 étaient à l'arrêt (la situation s'est progressivement améliorée en 2023) mais avec des arrêts encore nombreux et longs.
Les visites décennales, qui duraient auparavant jusqu'à 200 jours, ont été réduites à environ 160 jours pour les meilleurs cas.
En décembre 2024, sur 57 réacteurs, 8 étaient entièrement arrêtés pour maintenance programmée, et 3 partiellement disponibles.
Les arrêts pour simple rechargement (ASR) durent en moyenne 35 jours, et les visites partielles entre 60 et 90 jours.
Pour résumer: En 2023, les arrêts ont concerné jusqu'à 32 réacteurs simultanément, avec des durées moyennes de 60 à 160 jours selon les cas. En 2024, la situation s'est améliorée, mais des arrêts de maintenance (8 réacteurs en décembre 2024) et des visites décennales (jusqu'à 160 jours) ont persisté.

Comment qualifiez-vous tous ces arrêts ? Ces derniers ne devraient pas diminuer, car nos centrales sont vieillissantes et que leur maintien en fonctionnement va nécessiter beaucoup d'investissement et (cerise sur le gâteau) beaucoup d'interruption de la production de Kw.
APO
@ThB, Oui et non il faut relativiser l'intermittence des ENR... Ce jour Flamanville 3 devrait produire quasi autant que tout le parc Français d'éoliennes (à Terre et en mer) et on est en Hiver... La non-disponibilité du parc nucléaire français fut très préjudiciable mais quasi jamais la production du Nucléaire n'est descendu sous les 30% du parc installé !!! Et d'où avez-vous les chiffres de 50% de facteur de charge de l'éolien en mer français, c'est autour de 40% avec des pointes basses à 0% (comme ce jour !)...
Ceyal
1585 ou 1620 MWh ...il faut effectivement en faire tout un plat. Curieusement le parc eolien de Guerande annoncé avec un facteur de charge de 40% plafonne à 36% ... mais la : pas un mot ...
Cochelin
Et encore, quelles variations ! Des productions souvent absentes au moment des pointes de consommation : https://www.services-rte.com/fr/visualisez-les-donnees-publiees-par-rte/production-realisee-par-groupe.html
Rochain Serge
Le réacteur semble toujours ne pas être en exploitation commerciale : https://nuclear.monitor.metroscope.tech/#/plant/FLAMANVILLE
Cochelin
Pourquoi toujours ce même commentaire alors que l'EPR "tourne" depuis quelques semaines autour de 1200 MW : https://www.services-rte.com/fr/visualisez-les-donnees-publiees-par-rte/production-realisee-par-groupe.html

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