- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le Kenya va suspendre temporairement ses normes de qualité des carburants afin de maintenir l'approvisionnement face aux pénuries causées par la guerre au Moyen-Orient, a annoncé le gouvernement jeudi.
Les répercussions de l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février se font chaque jour un peu plus sentir pour l'économie mondiale. Téhéran verrouille depuis le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
Le Kenya, fortement dépendant des importations de carburant en provenance du Golfe, a été durement touché.
Le ministère des Investissements, du Commerce et de l'Industrie a approuvé, selon un communiqué, une demande du ministère de l'Énergie et des fournisseurs d'essence visant à déroger temporairement à la limite de teneur en soufre (50 mg/kg) pour une durée de six mois.
"Cette mesure temporaire vise à garantir la disponibilité continue de carburant et à maintenir la stabilité économique pendant la période actuelle de perturbation des approvisionnements mondiaux", a-t-il indiqué dans un communiqué.
"Elle sera réexaminée à la fin de la période de six mois, ou plus tôt si la situation des approvisionnements mondiaux s'améliore", a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est alarmé jeudi de l'étranglement de l'économie mondiale en raison de la paralysie du détroit d'Ormuz, vital notamment pour le commerce de pétrole et d'engrais.
"Comme lors de tout conflit, l'humanité entière paie le prix, même si quelques-uns engrangent d'énormes bénéfices. La souffrance se fera sentir pendant encore longtemps", a-t-il alerté, réclamant à "toutes les parties" de laisser passer les navires.