- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole hésitent mercredi, après la publication par le New York Times d'informations selon lesquelles des agents du renseignement iranien ont pris contact avec la CIA pour discuter des conditions d'une fin de la guerre au Moyen-Orient.
"Les espoirs sont grands que le conflit au Moyen-Orient soit de courte durée, après la parution" de cet article, explique Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
Vers 15H40 GMT (16H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, perdait 0,77% à 80,77 dollars, après avoir débuté la séance en hausse.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, tombait de 0,89% à 73,90 dollars.
Les cours actuels reflètent les anticipations des acteurs du marché pétrolier "que le volume de pétrole disponible remonte après 3 ou 4 jours", explique à l'AFP Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB.
Le président américain Donald Trump avait déclaré mardi que la marine américaine pourrait escorter des pétroliers "si nécessaire" à travers le détroit d'Ormuz, artère maritime stratégique pour le transport de pétrole au large de l'Iran, actuellement paralysée.
Une escorte militaire ne pourrait "probablement pas permettre un retour à la normale de la circulation mais peut-être davantage de trafic", estime M. Hvalbye.
Le trafic dans le détroit d'Ormuz, qui a chuté de 90% selon les données de Kpler, reste donc un enjeu prioritaire.
Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir le "contrôle total" dans un communiqué mercredi.
Par ailleurs, l'ouverture des réserves stratégiques aux États-Unis et dans le reste du monde, coordonnée par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), "aura lieu prochainement", affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, ce qui pourrait retenir la hausse des prix.
La veille, le président de l'AIE a fait part d'une "réunion extraordinaire des pays membres" pour "répondre à d'éventuelles perturbations" sur les marchés du pétrole et du gaz.
La majorité des pays membres de l'organisation étant européens, le cours du gaz européen (bien plus volatil que ceux du pétrole), qui a fait un bond spectaculaire en début de semaine, baisse nettement mercredi.
Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence du gaz naturel sur le Vieux Continent, perdait de 12,87% à 47,300 euros le mégawattheure.
"Les prix restent élevés" par rapport aux niveaux d'avant le début de la guerre, note M. Hvalbye selon qui, si la situation ne se débloque pas, les prix vont continuer d'augmenter progressivement.
