Pétrole: le baril de WTI repasse au-dessus des 100 dollars après l'annonce du blocus des ports iraniens

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le baril de pétrole américain est remonté au-delà des 100 dollars dans la nuit de dimanche à lundi après la réouverture des marchés, quelques heures avant le début du blocus des ports iraniens par l'armée américaine.

Alors qu'il était redescendu autour de 97 dollars en fin de séance, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai a rebondi d'environ 8,6% dimanche, à environ 104,9 dollars vers 23H15 GMT.

Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, s'échangeait à la même heure autour de 102,5 dollars, en hausse d'environ 7,7%.

L'armée américaine a affirmé qu'elle débuterait un blocus des ports iraniens à partir de lundi 14H00 GMT, selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), après l'échec des pourparlers au Pakistan.

Mais elle a précisé qu'elle autoriserait la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l'Iran à travers le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce international et un cinquième de l'approvisionnement du monde en pétrole, selon un communiqué du Centcom.

"Ce blocus sera appliqué de manière impartiale à l'encontre des navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens, y compris des ports iraniens situés dans le golfe d'Arabie (nom utilisé par l'administration américaine pour désigner le Golfe, ndlr) et dans le golfe d'Oman", a précisé le Centcom dans un communiqué sur X.

"Les menaces du président des Etats-Unis de mettre en place un blocus maritime contre l'Iran (...) sont tout à fait ridicules et amusantes", a déclaré de son côté le chef de la marine militaire iranienne, l'amiral Shahram Irani.

Dès l'annonce de l'impasse dans les négociations, le Pakistan, hôte de ces discussions, a appelé au respect de la trêve de deux semaines convenue entre les Etats-Unis et l'Iran mercredi. Mais aucune des deux parties ne s'est exprimée sur le devenir du cessez-le-feu devant expirer le 22 avril.

"Des messages politiques contradictoires ont approfondi l'incertitude", relève une note d'analystes de JP Morgan, citant notamment la suggestion de la Maison Blanche d'instaurer un péage conjoint avec l'Iran sur le trafic du détroit d'Ormuz.

"Réouvrir le détroit est devenu la priorité la plus pressante du marché", résume la note.

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