- Connaissance des Énergies avec AFP
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Emmanuel Macron a tenté vendredi de rassurer l'Ukraine, en affirmant que les sanctions contre la Russie seraient maintenues malgré la décision américaine d'assouplir certaines d'entre elles sur les ventes de pétrole, et que le prêt de 90 milliards d'euros promis par l'UE serait "tenu".
Lors d'une conférence de presse avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le président français a estimé que la décision des Etats-Unis d'assouplir des sanctions sur les ventes de pétrole russe était "limitée" et ne remettait pas en cause les engagements du G7.
"La décision qui a été prise, de manière exceptionnelle et limitée, par les États-Unis d'Amérique, (...) ne revient pas de manière durable et large sur les sanctions que eux-mêmes ont décidé" dans le cadre du G7, a affirmé le chef de l'Etat.
La situation en Ukraine "ne justifie en rien de (les) lever", a-t-il ajouté.
La Russie "se trompe" si elle espère que "la guerre en Iran va lui offrir un répit", a ajouté Emmanuel Macron rappelant la décision du G7 de ne "pas revoir" la politique de sanctions à l'égard de Moscou qui a envahi l'Ukraine en février 2022.
"Le contexte de montée des prix du cours du pétrole ne doit en aucun cas amener à revoir notre politique de sanctions à l'égard de la Russie, c'est la position que le G7 a tenu, c'est la position évidemment de la France et de l'Europe", a insisté le chef de l'Etat.
Les Etats-Unis, membres du G7, ont annoncé jeudi la levée de sanctions sur la Russie concernant les exportations de pétrole.
Emmanuel Macron a également a assuré que le prêt de 90 milliards d'euros promis par les dirigeants de l'Union européenne à l'Ukraine serait "tenu", alors que ses premiers décaissements sont bloqués par la Hongrie.
"Nous avons (...) décidé, en décembre dernier, d'un prêt de 90 milliards d'euros. Cet engagement sera tenu et je le dis ici avec force et clarté", a-t-il affirmé.
"Si des désaccords s'expriment, c'est le devoir de chaque nation de tenir les promesses qui sont faites et les engagements politiques qui ont été pris par tous en décembre", a-t-il souligné.
Une allusion au blocage des décaissements par Budapest, qui réclame que l'Ukraine rouvre rapidement l'acheminement vers le sol hongrois de pétrole russe par l'oléoduc Droujba, endommagé selon les autorités ukrainiennes par une frappe de Moscou.
Emmanuel Macron a souhaité "séparer les deux sujets", demandant que "les travaux (sur l'oléoduc Droujba, ndlr) soient faits au plus vite", dans "la transparence" et pour "apaiser le débat".