- Connaissance des Énergies avec AFP
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La diplomatie russe a annoncé mercredi que deux membres russes de l'équipage d'un pétrolier saisi début janvier par les Etats-Unis dans l'Atlantique nord ont été libérés et sont en route pour la Russie.
"Deux marins russes ont été libérés et sont en route pour rentrer chez eux, en Russie", a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, citée par l'agence de presse Ria-Novosti.
La semaine dernière, Moscou avait indiqué être toujours dans l'attente de la libération de ces deux marins, comme l'avait promis Washington.
Le pétrolier en question a été intercepté le 7 janvier par les autorités américaines qui l'accusent de faire partie d'une flotte fantôme servant à contourner les sanctions américaines en transportant du pétrole vénézuélien, russe et iranien, et de naviguer sous un faux pavillon.
Une semaine après son interception, le navire avait été localisé au nord de l'Ecosse. Londres avait alors confirmé qu'il était entré dans les eaux territoriales britanniques "pour refaire le plein de fournitures essentielles".
Un porte-parole du gouvernement britannique a de son côté simplement indiqué qu'"à la demande des autorités américaines, les membres d'équipage avaient été autorisés à débarquer pour continuer leur voyage".
Selon une source gouvernementale, 26 des 28 membres d'équipage ont débarqué sur le sol britannique et ont été contrôlés par les services d'immigration avant de pouvoir poursuivre leur voyage.
Le gouvernement britannique a par ailleurs refusé de confirmer les informations données la veille par la procureure générale d'Ecosse sur le sort du capitaine et de son second.
"Le capitaine et le second se trouvent maintenant à bord du vaisseau des gardes-côtes américains et ont quitté les eaux du Royaume-Uni", avait déclaré mardi devant un tribunal d'Edimbourg la procureure Ruth Charteris, citée par l'agence Press Association.
Le nom et le statut exact du pétrolier saisi font l'objet de désaccords.
Moscou le nomme Marinera et affirme qu'il a obtenu le 24 décembre une autorisation provisoire de naviguer sous pavillon russe.
Les autorités américaines et britanniques utilisent ce qui était selon eux son nom d'origine, le Bella 1, et le considèrent "sans pavillon" puisqu'il avait selon eux "un faux pavillon" russe - justifiant à leurs yeux son interception.
Deux jours après la saisie du pétrolier, la Russie avait indiqué que Washington avait accédé à sa requête et pris la décision de libérer deux citoyens russes membres de l'équipage.
Washington avait précédemment annoncé que l'équipage serait "poursuivi".
La Russie a accusé les Etats-Unis d'attiser des "tensions militaires et politiques" et s'est inquiété que "Washington soit disposé à susciter de graves crises internationales".
