- Connaissance des Énergies avec AFP
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La guerre au Moyen-Orient met en danger l'approvisionnement en hydrocarbures du Sri Lanka, conduisant le gouvernement à prier les propriétaires de véhicules électriques de les débrancher la nuit pour éviter des pics de consommation de ses centrales.
« Cela alourdit la charge qui pèse sur le réseau électrique »
L'essentiel de la production d'électricité nocturne du pays repose sur des installations au charbon et surtout au diesel, que les autorités rationnent depuis dimanche en raison des retards de livraison du pétrole qu'elles importent de la région du Golfe.
Pour éviter toute rupture, le président Anura Kumara Dissanayake a demandé aux propriétaires de véhicules électriques de renoncer à les recharger la nuit, comme la plupart en ont l'habitude.
"Cela alourdit la charge qui pèse sur le réseau électrique, nous sommes obligés de faire tourner toutes nos centrales pour satisfaire la demande", a-t-il plaidé mardi soir lors d'une intervention télévisée. "Rechargez plutôt vos voitures quand nous avons plus d'électricité grâce à nos panneaux solaires".
Semaine de travail de quatre jours
Plus de 10 % du parc automobile sri-lankais est aujourd'hui composé de modèles électriques, dont les ventes ont connu une forte hausse depuis la levée l'an dernier de l'interdiction d'importer des véhicules en place depuis cinq ans.
Lors de son allocution, le chef de l'État a confirmé les difficultés de son pays à se réapprovisionner en hydrocarbures, précisant que deux navires chargés de 90 000 tonnes de pétrole brut étaient coincés dans la région du Golfe en raison des combats. "Notre gouvernement discute avec des pays amis, nous avons fait des progrès considérables", a-t-il assuré, précisant que les négociations portaient sur la livraison de produits raffinés venus de Russie et d'Inde voisine.
Pour préserver ses maigres réserves de carburant, le gouvernement de Colombo a également instauré à partir de ce mercredi la semaine de travail de quatre jours.