PPE 3 : le secteur des énergies renouvelables rassuré mais vigilant

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le syndicat des énergies renouvelables (SER) s'est déclaré rassuré dimanche par les grandes lignes de la feuille de route énergétique annoncées samedi par le Premier ministre, avant sa publication "en fin de semaine", mais reste vigilant, notamment pour la filière solaire.

« Il y aura bien des appels d'offres »

"Il est important que Sebastien Lecornu ait confirmé qu'il y aura bien une programmation pluriannuelle de l'énergie sur 10 ans, jusqu'en 2035" sous forme d'un décret "qui ne va pas mettre sous le boisseau le solaire et l'éolien", a déclaré à l'AFP Jules Nyssen, président de cette organisation qui regroupe les industriels du solaire, de l'éolien et des autres renouvelables.

Le secteur a fait part ces derniers mois de ses craintes d'un coup d'arrêt au développement des renouvelables dans ce texte, attendu depuis près de trois ans. Reçus à Matignon vendredi, ils étaient sortis avec l'assurance qu'il n'y aurait "pas de moratoire" sur ces énergies.

"Il y aura bien des appels d'offres" pour développer le solaire et l'éolien, a salué Jules Nyssen dimanche, ce qui permettra de développer les filières industrielles de ces secteurs et l'électrification indispensable du pays pour réduire ses émissions de CO2.

Mais la remotorisation des éoliennes terrestres, privilégiée par Sébastien Lecornu dans son entretien à la presse régionale, "ne suffira pas à atteindre les objectifs d'électrification", a estimé M. Nyssen. "Il ne faudra pas exclure des champs éoliens en bonne intelligence avec les élus et les territoires", a-t-il dit, en demandant également la "revue des plafonds aériens" d'aviation civils et militaires qui bloquent le développement de grandes éoliennes plus puissantes.

30 GW de capacités solaires installées et 10 GW autorisés

La PPE qui donnera des objectifs de production par type d'énergie d'ici 2030 et d'ici 2035, a été retardée à de multiples reprises en raison d'intenses divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables. Les représentants des renouvelables craignaient que les volumes de développement prévus dans la feuille de route pour leurs secteurs respectifs ne leur permettent pas de maintenir leur outil industriel.

Pour le solaire par exemple, "il y a déjà 30 GW de puissance installée en France, et 10 GW de projets autorisés en file d'attente. Si la feuille de route indiquait un objectif de production de 40 GW en 2030, cela équivaudrait à un moratoire car il n'y aurait alors aucune possibilité de développement", a souligné M. Nyssen.

Or, deux projets de gigafactories photovoltaïques prévus en France : Holosolis en Moselle et Carbon à Fos-sur-Mer, représentent un potentiel théorique de 5 000 emplois" supplémentaires, a-t-il fait valoir. L'éolien et le solaire représentent "entre 80 000 et 12 000 emplois directs" en France, a-t-il ajouté. France Renouvelables qui représente 370 acteurs de la filière, a estimé jeudi qu'une trajectoire énergétique marquée par un recul des renouvelables par rapport aux prévisions actuelles pourrait entraîner "la destruction de 30 000 à plus de 40 000 emplois" selon les scénarios retenus.

Mardi, deux manifestations de salariés de ces secteurs sont prévues à Montpellier, et à Paris devant l'Assemblée nationale, pour exprimer les craintes et "dénoncer la multiplication des suppressions d'emplois" dans ces secteurs.

Commentaires

COCHELIN
Je n'ai jamais écrit que les ENR n'étaient pas pilotable. Mais cette pilotabilité, en ce qui concerne les ENR fatales, ne peuvent se produire qu'à la baisse en cas de surcharge du réseau, ou à la hausse seulement après avoir été écrétées.
Rochain Serge
Oh que si, vous avez la mémoire courte. Mais bien sur je n'ai pas gardé vos messages à travers ces années de déni. Et pour ce qui concerne la pilotabilité du nucléaire c'est exactement pareil Un réacteur a sa puissance nominale ne pourra jamais fournir un W de plus en cas de besoin et quand ils sont à l'arret c'est pour cause de panne ou de maintenance. Pour faire ce que RTE fait avec les ENR c'est à dire aller jusqu'à fournir 6 ou 8 GW de plus il faudrait avoir 6 ou 8 réacteurs à l'arret capable de passer à leur puissance nominale en quelques secondes ! IMPOSSIBLE ! Et même dans le sens inverse passer du nominal à zéro en quelques minutes n'est possible pour le nucléaire qu'en chutant les barres de sécurité d'urgence qui étoufferont la réaction en chaine et obligera à transférer l'ensemble dans la piscine ... et ils seraient dans ce cas incapable de rapartir 3 ou 4 heures plus tard quand la consommation repartira (cas typique de l'exportation) ... Donc non seulement le nucléaire n'est pas aussi pilotable que les ENR mais de plus il ne peut pas faire face à autant de situations, notamment les plus critiques.
COCHELIN
J'affirme ne jamais avoir écrit que les ENR n'étaient pas pilotables selon mon dernier commentaire. C'est votre parole contre la mienne. J'ai encore bonne mémoire. Concernant le parc nucléaire, une modulation en puissance des réacteurs semble possible : https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/le-nucleaire-module-de-plus-en-plus-sa-puissance-134470/
Rochain Serge
Affirmez, affirmez, Cochelin... moi aussi j'ai une excellente mémoire... Mais je ne dirais pas c'est parole contre parole, nous ne sommes pas devant un tribunal... ce que l'on sait où croit savoir c'est pour nous-mêmes, pas pour des tiers, alors si vous ne vous souvenez pas avoir écrit dans la liste des défauts que vous trouviez aux renouvelables que ces derniers n'étaient pas pilotables, restons en-là sur ce sujet. Pour ce qui est de la pilotabilité du nucléaire, bien sûr qu'ils le sont mais beaucoup moins que 1) ce que prétend la légende nucléaire faite du colportage des contre-vérités du lobby nucléaire par ses millions d'adorateurs et 2) que les renouvelables dans les mêmes conditions. Ils ne peuvent avoir que des réactions lentes ce qui est inhérent à la concentration de puissance. L’énergie qui se retrouve dans les lignes électrique qui ne l’évacue plus de façon brusque doit être évacué d’une autre façon tant qu’elle est produite. C’est valable pour tous les systèmes thermiques mais il n’y a pas de conséquences importantes à laisser monter une chaudière à fossiles en température en cessant immédiatement de l’alimenter, tandis qu’on n’arrête pas une réaction nucléaire en chaine aussi facilement car son combustible est déjà dans la chaudière pour plus d’un an et arrêter un réacteur pour l’amener à puissance zéro ce fait soit progressivement en consommant des produits neutrophages (généralement du Bore) qui absorbent tous les neutrons émis dans les crayons d’uranium ce qui prend plusieurs heures, soit en un temps presque aussi rapide qu’en déconnectant des parcs PPV et éoliens en se mettant dans la situation d’incident grave nécessitant un arrêt impérieux immédiat et permettant donc de se déconnecter du réseau. Mais la conséquence est une procédure qui impose un redémarrage total nécessitant environ deux jours pour se retrouver à la puissance nominale du réacteur. Un arrêt total avec un redémarrage à puissance nominale est une affaire de quelques heures pour une centrale à fossiles, le gaz étant le moins inertiel. Les parcs éoliens une affaire de minutes et les PPV une affaire de secondes.
COCHELIN
En 2025, les productions renouvelables tutes filières confondues s'élèvent à 134,7 TWh (autour de 25% de la production totale), beaucoup moins que vos 36% ! https://www.energy-charts.info/charts/energy/chart.htm?l=fr&c=FR&year=2025&interval=year&legendItems=3x0vtu
Rochain Serge
Jusqu'à présent je n'ai donné que ce qui était dispo depuis le rapport de RTE de 2024
Cochelin
Pour 2024, les ENR représentaient 26 % de la production totale : https://www.energy-charts.info/charts/energy/chart.htm?l=fr&c=FR&year=2024&interval=year&legendItems=gz0z9
Rochain Serge
Ce n'est pas l'avis de RTE : Consommation intérieure 449,2 TWh +89 TWh exportés, soit consommé ou vendu à l’étranger = 538,2 TWh. Production nucléaire c’est 361,7 TWh + 74,7 TWh hydraulique, soit produit = 436,4 TWh. Le compte n’y est pas, il manque 538,2 – 436,4 = 101,8 TWh d’où sortent ils d’après vous ? 361,7 / (449,2+89) * 100 = 67,2% de ce que nous avons consommé et vendu est d’origine nucléaire, mais le reste soit 32,8% est renouvelable. Le tiers de notre production est renouvelable. Vous retrouverez cela ici : https://assets.rte-france.com/prod/public/2025-01/2025-01-20-chiffres-cles-production-electricite-francaise-2024.pdf
COCHELIN
Rte écrit dans sa publication 27,5 % et non 36. Production totale (consommation+exportations) 537,5 TWh Renouvelables 148.
Serge Rochain
Vous vous contentez très facilement de données tronquées, surtout si elle vous permet de redorer le blason du nucléaire. Il manquait une donnée capitale dans le bilan provisoire de RTE...> La consommation intérieure ! 449,2TWh ! Mais vous la trouverez dans un autre rapport toujours de RTE : https://analysesetdonnees.rte-france.com/bilan-electrique-2024/consommation#Consommationcorrigee et vous pouvez y lire : En 2024, la consommation d’électricité française (corrigée des aléas météorologiques) s’est élevée à 449,2 TWh en ajoutant les 89 TWh exportés qui figurent en revanche bien dans le bilan provisoire (BP) nous obtenons une quantité d'électricité produite de 538,2 TWh. Le nucléaire à bien produit 361,7 TWh (BP) soit 67,2% ! Donc pour éviter que vous ne m'accusiez de truquer les chiffres et bien que RTE considere le fossile comme négligeable (sic BP) 19,9 TWh soit 3,7% le reste ne peut être que le renouvealble soit 29,1%, j'avis négigé les fossiles lisant que RTE les considérait comme négligeable. Dont acte, les renouvealbles ne représentent donc ni le tiers, ni 27,1 mais 29,1
COCHELIN
Je regrette. Production totale 539 TWh renouvelables 150 Cela fait 27,8 % d'après les données ici communiquées par RTE : https://analysesetdonnees.rte-france.com/bilan-electrique-2024/synthese#:~:text=La%20production%20renouvelable%20a%20atteint,(24%2C8%20TWh).
Rochain Serge
Alors montrez moi où mon calcul est faux ! Consommé 449,2 TWh en ajoutant les 89 TWh exportés =538,2 TWh. Le nucléaire à bien produit 361,7 TWh (BP) soit 67,2% ! Fossile 19,9 TWh soit 3,7% (Bilan RTE) 100%- 67,2% -3,7% = 29,1% de renouvelables
COCHELIN
Je n'y peut rien. Sur le site de RTE dont vous avez mis le lien plus haut (assets-rte le 11/02 à 16h25), on y trouve : renouvelables : 27,6% de la production totale pour 2024 (148TWh face à 536,5TWh).
Rochain Serge
Bien sur que vous n'y pouvez rien.... erreur d'inatention du redacteur ? Désir de diminuer les performances du renouvelable ? autre cause ? quoi qu'il en soit ce détail erroné dans la rédaction conduit à une incohérence, que j'ai préféré ignorer pour éviter une polémique inutile mais dont vous avez cru bon de vous servir pour lancer cette polémique au lieu de vérifier la cohérence de l'ensemble des données fournies qui sont toutes confirmées par ailleurs.... sauf ce 27,6% où le 9 est devenu un 7, comme dans un autre dommaine un 66 est devenu un simple 6 selon l'explication donnée par Madame Borne qui a diagnostiqué Parlingson chez la dactylographe qui aurait retranscript une étude scientifique.
Rochain Serge
Simple erreur de recopie sans doute.... mais toujours au détriment du renouvelable... comme les opinions qu'on lit dans les articles de RTE qui sont contriare à ce qu'ils font sur le terrain
COCHELIN
Et pour 2025, la production (donc la proportion) des renouvelables serait en baisse pour une production totale en hausse.
COCHELIN
En 2025 : nucléaire en hausse, renouvelables en baisse. Encore du complotisme ? https://www.energy-charts.info/charts/energy/chart.htm?l=fr&c=FR&year=2025&interval=year&legendItems=3x0vtv
Serge Rochain
ou voyez vous de la hausse ou de la baisse quelque part dans une repartition de la production de 2025 et seulement de 2025 .... hausse ou baisse par rapport a quoi ou a quand ? Soyez coherent dans ce que vous voulez mettre en évidence et si voulez dire par rapport a 2024 je vous reponds et alors ? les variations surtout si modestes d’une annee sur l’autre sont le cas le plus fréquent...dans les ENR si j'avais du temps a perdre .Mais j’ai autre chose a faire avec les conséquences de Nils, je pointrait se qui a été en hausse ou en baisse pour chaque source de renouvelable, pour celles qu'on exploite en France et dont certaines sont en hausse et d'autre en baisse plus que probablement. Pas besoin de referer au complotisme la ou i n’y a rien que de la normalité.
COCHELIN
Dernièrement en Espagne : https://selectra.info/energie/actualites/marche/black-out-espagne-frole-catastrophe-renouvelables-pointes-doigt
En 2 mots
D'aprés les premiers élements du rapport sur l'incident espagnol, il me semble que la cause initiale provient d'un dysfonctionnement de la gestion du réseau de distribution , et en particulier d'une réaction inadéquate d'un réacteur nucléaire français, dédié à l'exportation , qui a effectivement déstabilisé la connection des differentes sources d'énergies au réseau ibérique. Résumer ce probleme à une seule cause parait fort simpliste.
Rochain Serge
Je suis beaucoup plus réservé que vous sur ce sujet "En 2 mots". Je n'ai pas eu acces à ce rapport dont vous parlez, mais il y a des causes que j'exclus sur le fait de simmples constatations. Les nucléophiles français, ont le jour même désigné la trop grande part de renouvelables variables poussé par leur dogme. Or cela ne tient pas debout car si c'était le cas cela se serait produit systématiquement tous les jours avant, det accident et tous ceux qui ont suivis car l'Espagne n'a modifier en rien le contenu de son mixe électrique. Selon un adage bien connu, les mêmes causes conduisent aux même éffets, les effets des jours précédents et suivants ont été très différents bien qu'ayant les mêmes causes que le jour de l'accident, l'explication ne tient pas !
COCHELIN
Sur le risque de black-out en Espagne : https://selectra.info/energie/actualites/marche/black-out-espagne-frole-catastrophe-renouvelables-pointes-doigt
En 2 mots
oui effectivement, la gestion des réseaux doit etre adaptée aux aléas divers et variés , la France a connu des déconvenues notoires le siecle dernier avec le même parc nucléaire que maintenant, avant de modifier son mode de gestion, maintenant celà fonctionne beaucoup mieux. D'autres pays s'adaptent également , par exemple les allemands étudient serieusement des paliatifs aux "trous" de production. ils envisagent même , en plus des systemes paliatifs traditionels, une production occasionelle avec des turbines à hydrogene.
Rochain Serge
Aucun souci sur ce sujet "deux mots" ... RTE récupere des variation 4 fois plus importantes assez régulierement sans que ça fasse la Une des forum et des journaux et ce fantaisite de Selectra en mal de copie. C'est simplement un article bluff, car ce genre différence entre production et consommation se produit régulierement pour des tas de raisons, sans que cela soit un problème. D'ailleurs, en l'occurence le Portugal était bien plus exposé que L'Espagne d'une part par son emplacement frontal sur l'Atlantique, et d'autre part parce qu'elle possède de l'éolien en mer contrairement à l'Espagne.... mais là, motis il ne s'est rien passé avec cette tempête qui était attendu..... Il fallait sans doute plutôt parler de l'Espagne en raison de l'accident précédent et en profiter pour glisser que l'Espagne est toujours sur la corde raide... avec ses renouvelables. Mais c'est vrai que l'Espagne court de plus gros risques que le Portugal, car ..... elle a des centrales nucléaires contrairement au Portugal.... vous voyez c'est facile de glisser des vacheries pleines de sous entendus.
Rochain Serge
Il y a de quoi rire avec cet article alarmiste !!! Ils ont perdu d'un seul coup d'un seul 2GW de puissance ? La belle affaire ! Justement je rappelait il y a quelques minutes à Flucher que le premier avril 2025 l'exportation vers nos voisins ont chuté brusquement passant à 13heure pile, de 12440 MW à 8662 MW faisant une chute de 3,8 GW soit presque le double de ce qui affole le redacteur de selectra qui n'a pas fait un tel fromage ce jour là sur la toile. Et vous savez, nous avons même eu bien pire, jusqu'à 8 GW d'une seconde à l'autre mais RTE qui sait jouer du disjoncteur de parcs éolien et solaire, récupere systématiquement le coup ! j'ai une pleine brouette de ces coups de Jarnac dont les nucléophiles savent jouer auprès les populations un peu naïves pour faire croire que les rnouvelables c'est le diable dans le réseau.... mais ceux qui comprennent la magouille peuvent facilement retourner l'argument sans avoir à mentir, en disant que la récupération d'une telle variation avec le nucléaire est simplement impossible ... comme le rédacteur de selectra le fait remarquer naïvement, c'est l'effondrement de deux réacteurs d'un seul coup mais où sont donc les deux réacteurs a l'arret le doigt sur la couture du pantalon qui vont compenser cette chute en passant de zéro à 1 GW de puissance en quelques secondes ?
ThB
On sourit en effet, M. Rochain, le constat est flagrant. Le nucléaire, par nature peu modulable, impose une base de consommation rigide pour amortir ses coûts colossaux de construction et de maintenance. C’est précisément ce besoin de "consommateurs captifs" qui freine l’essor du pilotage intelligent de la demande.

Augmenter les tarifs (abonnement et kWh) comme cela vient d'être fait avec le tarif Tempo est un non-sens stratégique pour la flexibilité. Une véritable politique d’effacement aurait dû s’appuyer sur la généralisation des compteurs Linky pour proposer des tarifs quasi nuls lors des épisodes de prix négatifs.

Cela révèle une réalité économique simple : le coût de revient de l’atome interdit toute braderie du kWh. Accorder ces prix bas lors des pics de production renouvelable priverait le parc nucléaire des revenus nécessaires à sa survie, mettant ainsi en lumière la fragilité économique d'un investissement aussi rigide.
Rochain Serge
Bien sûr ThB, vous avez parfaitement raison, nous nous enfonçons dans une spirale infernale avec le nucléaire dont le lobby, mieux rompu à la propagnade qu'à l'efficacité, essai de faire croire que le monde entier revient au nucléaire pour ceux qui l'avaient abandonné, et y viennent, pour ceux qui ne l'avaient pas, en s'appuayant systématiquement sur une petite déclaration sans consequences d'un politicien de ces pays mais qui ne sont jamais suivis d'éffets. Ce que l'on voit dans les bilans annuels chaque années de ces pays et dans les statistiques comparatives des organismes, officiels ou non, c'est que partout les renouvelables sont en progression et que leur part dans le mix électrique de tous les pays du monde ne fait que croitre, et qu'il devient le premier poste de production dans plus en plus de pays, au point que pour ceux qui sont mieux servis que les autres par leur position géographique, leur relief, où bénéficiant d'autres avantages comme la géothermie le 100% renouvelable est déjà atteint. Notre situation pourtant largement favorisée avec une hydraulique que nos voisins allemands nous envient, nos 3 façades maritimes et des régimes de vent intérieurs nombreux garce à notre relief varié, est non seulement sous exploitée mais même sabotée pour ne pas faire d'ombre à notre très cher nucléaire. Par exemple la moitié des éoliennes de France sont "stockées" dans une petite surface de 16% de la surface du territoire et l'autre moitié soupoudrée sur les 84 % restants, et on s'étonne d'avoir une production éolienne en dente de scie et soi disant perturbatrice !!! En fait une production quand il y a du vent dans ce petit coin de France et pratiquement rien quand il n'y en a pas, sauf s'il y en a partout ailleurs à ce moment là. On voudrait discréditer l'éolien, on ne s'y prendrait pas autrement : https://www.remapservices.com/fr/news/2025-01-13-eolien-en-france-capacite-installee-janvier-2025

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