- Connaissance des Énergies avec AFP
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"Plusieurs centaines" d'entreprises ont fait des demandes de "prêt flash carburant", pour un montant total de 10 millions d'euros, au lendemain de l'ouverture de ce prêt, a indiqué mardi Nicolas Dufourcq, directeur général de la banque publique d'investissement Bpifrance.
Des prêts de 5 000 à 50 000 euros
"On a eu plusieurs centaines de demandes pour à peu près 10 millions d'euros. Plusieurs centaines d'entreprises, à 60 % des transporteurs routiers", a affirmé Nicolas Dufourcq sur TF1.
Bpifrance estime qu'une "enveloppe globale de l'ordre d'une centaine de millions d'euros" sera allouée à ces prêts.
Annoncé début avril, ce dispositif permet de prêter des sommes de 5 000 à 50 000 euros au taux de 3,80 %, sans garantie, aux TPE (très petites entreprises) et PME (petites et moyennes entreprises), avec des conditions : elles doivent faire partie des secteurs éligibles (transports, agriculture, pêche) et leurs dépenses en carburant doivent représenter au minimum 5 % de leur chiffre d'affaires.
Plus d'argent public
Les entreprises doivent aussi répondre à un certain nombre de critères pour éviter les effets d'aubaine: avoir été créées il y a plus d'un an et accepter de donner accès à Bpifrance à leurs derniers mois de relevés de compte bancaire. La durée de ces prêts sera de 36 mois, "incluant un différé d'amortissement du capital de 12 mois", selon Bercy. Ils seront disponibles dans l'Hexagone ainsi que dans les départements et régions d'Outre-mer.
Pour certains acteurs comme le Syndicat des Indépendants et des TPE ou l'Union nationale des Taxis, cette mesure est inefficace et porteuse d'un risque d'endettement de ses bénéficiaires. Certaines entreprises ont par ailleurs plaidé pour un prêt à taux zéro.
"Le problème, c'est qu'on ne demande pas mieux de faire un prêt à taux zéro, simplement ça coûte de l'argent public et de l'argent public, il n'y en a plus", a répondu Nicolas Dufourcq sur TF1.