- Connaissance des Énergies avec AFP
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La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon a appelé mardi les entreprises et l'Etat à octroyer des aides ciblées à certains salariés, comme des aides à domicile ou des agents de la fonction publique, affectés par la flambée des prix des carburants.
Interrogée sur la mobilisation des transporteurs routiers pour une aide gouvernementale accrue, Marylise Léon a déclaré sur RTL que "certains secteurs effectivement doivent être soutenus".
Mais elle a souhaité "parler des salariés concernés par cette augmentation du prix des carburants", conséquence de la guerre au Moyen-Orient: "aides à domicile, personnes dans le social, le médico social, agents de la fonction publique, qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler", et ce sont "surtout des femmes".
Certains peuvent bénéficier d'indemnités kilométriques, par exemple "0,35 euro par kilomètre" pour les aides à domicile, mais "ça ne couvre même pas actuellement les frais d'essence, d'entretien des véhicules", selon la dirigeante de la CFDT.
"Avec cette augmentation du prix des carburants, c'est un véritable coup sur le reste à vivre de ces personnes", a-t-elle souligné.
Face à cette flambée du carburant, la responsable cédétiste a exclu des aides générales, plaidant qu'on "n'a plus les moyens d'arroser le sable, comme on l'a fait en 2022" et que les aides indifférenciées avaient alors bénéficié "d'abord aux plus aisés".
Elle a lancé "un appel aux entreprises et à l'Etat pour qu'ils fassent des aides ciblées, qu'on puisse tenir compte de l'état des finances publiques, et qu'on amorce une vraie transition écologique, car on en est encore à s'arracher les cheveux et à se dire qu'on est dépendants des énergies fossiles".
Considérant qu'"il ne faut pas tout attendre de l'Etat", elle a souhaité "une responsabilisation des employeurs" avec, "dans les secteurs qui peuvent le faire, une dynamique de négociation salariale et d'accompagnement au pouvoir d'achat beaucoup plus importante qu'aujourd'hui".
Lundi, les prix des carburants restaient orientés en légère hausse, selon les chiffres du gouvernement analysés par l'AFP. Le gazole, carburant le plus consommé, se vendait 2,23 euros le litre en moyenne (sur 8.809 stations recensées), contre 1,720 euro le 27 février.
Depuis le début de la crise énergétique générée par la guerre au Moyen-Orient, l'exécutif n'envisage pas de baisser les taxes sur les carburants, qui représentent 50 à 55% du prix à la pompe.
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