- Connaissance des Énergies avec AFP
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L'État "se comporte comme un profiteur de crise" et perçoit "des recettes indues" du fait de la flambée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, a dénoncé Marine Le Pen mardi.
Des « recettes indues » selon Marine Le Pen
"Au moment où on se parle, l'État fait des recettes indues" et "obtient des financements supplémentaires par rapport à ce que le budget a prévu, précisément parce que l'augmentation du prix entraine l'augmentation corrélative des taxes", a déclaré la cheffe des députés Rassemblement national, à l'issue de la traditionnelle réunion hebdomadaire des chefs de groupes à l'Assemblée.
"C'est un fait, c'est mécanique (...) il y a un renflement des recettes grâce à la TICPE et grâce à la TVA du fait de l'augmentation des prix", a-t-elle insisté.
Depuis le début de la guerre contre l'Iran, déclenchée fin février par les États-Unis et Israël, les prix à la pompe ont bondi d'au moins 20 centimes par litre d'essence, et 40 centimes pour le gazole - dont plus de la moitié de taxes sur ces carburants.
Un appel à baisser la TVA... contraire aux règles de l'UE
"L'État se comportant comme un profiteur de crise, compte tenu de l'angoisse dans laquelle cette augmentation plonge les Français, ce n'est pas admissible", a-t-elle ajouté, appelant à "trouver des solutions, non pas pour dégrader le budget de l'État, mais pour qu'au moins il ne se comporte pas comme un profiteur de crise".
Le RN appelle régulièrement à un abaissement de 20 % à 5,5 % de la TVA sur les carburants - contraire toutefois aux règles européennes. Plusieurs pays européens ont cependant mis en œuvre des mesures de ce type, comme l'Espagne, l'Italie ou le Portugal.
Le gouvernement français s'est pour l'heure contenté des aides directes à la trésorerie pour certains secteurs touchés de plein fouet comme la pêche, les transports et l'agriculture.