Prix du CO2 : Ursula von der Leyen évoque des flexibilités pour rassurer les industriels

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis des gestes aux industriels pour contenir le coût du carbone en Europe, dont une possible extension de quotas gratuits de CO2 au-delà de 2034.

Une trajectoire « plus réaliste »

Conclu dans la nuit de jeudi à vendredi à Bruxelles, le sommet des dirigeants de l'Union européenne n'a pas donné lieu à une remise en cause majeure du marché du carbone européen, malgré les pressions de pays d'Europe centrale ou de l'Italie et d'une bonne partie de l'industrie.

Le marché européen du carbone "fonctionne", il a "diminué notre dépendance vis-à-vis des importations de combustibles fossiles et a réduit notre vulnérabilité. Il a également favorisé d'importants investissements dans la transition énergétique", a vanté Mme von der Leyen.

La cheffe de l'exécutif européen a toutefois listé des flexibilités pour rassurer les industriels et éviter une trop grande volatilité du prix du CO2.

En vue de la révision de ce mécanisme européen attendue cet été, la Commission travaille notamment sur une trajectoire "plus réaliste" de réduction des émissions de CO2 et sur l'allocation de quotas gratuits de carbone "au-delà de 2035", a précisé Mme von der Leyen, alors que ces quotas devaient s'éteindre en 2034. Cette proposition - une revendication régulière de l'industrie - ne figure cependant pas dans les conclusions du sommet validées par les Vingt-Sept États membres de l'UE.

« Cela ne sera tranché que par la proposition de la Commission » cet été

"Il y a eu beaucoup de débats, mais cela ne sera tranché que par la proposition de la Commission" cet été, a souligné Neil Makaroff, spécialiste de la transition écologique pour le think tank Strategic Perspectives. "Je pense que nous sommes au début de la discussion et qu'il n'y a pas de consensus" entre les États, a-t-il estimé.

Depuis 2005, l'UE a créé ce marché des quotas d'émissions carbone, un outil pionnier dans la lutte contre le changement climatique. Pour couvrir leurs émissions de CO2, les producteurs d'électricité et les industries énergivores (sidérurgie, ciment, chimie...) doivent acheter des "permis de polluer" sur le marché européen des quotas carbone, baptisé "ETS" en anglais.

Le prix du CO2 varie, mais il s'établit autour de 70 euros la tonne actuellement dans l'UE. Le total des quotas d'émissions baisse au fil du temps afin d'inciter les industriels à émettre moins. Pour les accompagner dans leur transformation, des quotas gratuits d'émissions sont alloués, mais ils sont réduits progressivement et devaient disparaître d'ici 2034.

Mme von der Leyen a également mentionné un "accélérateur d'investissements" dans la décarbonation de l'industrie, doté d'environ 30 milliards d'euros et qui serait financé par des recettes tirées du marché du carbone.

Commentaires

Freudon Saké
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"Une eau à 235 °C n'est pas utilisée dans les centrales à Énergie Thermique des Mers (ETM ou OTEC en anglais) conventionnelles, qui exploitent une faible différence de température entre la surface (25-30 °C) et les profondeurs (5 °C) pour un rendement très faible (3 à 5%).
Cependant, une telle température (235 °C) correspond à de la géothermie haute énergie ou à un cycle thermodynamique boosté par une source de chaleur externe.
Voici l'analyse du rendement dans un tel scénario :
Rendement Théorique (Carnot) : Avec une source chaude à 235 °C (508 K) et une source froide (eau profonde) à environ 5 °C (278 K), le rendement théorique maximal est très élevé, dépassant les 40%.
Rendement Réel (Cycle de Rankine/Geothermie) : Une centrale thermique classique exploitant cette chaleur atteindrait des rendements nets supérieurs à 15-20%, se rapprochant des performances des centrales géothermiques.
Contexte ETM : Si l'on intègre cette source de 235 °C dans un système "hybride" (combinaison de solaire thermique/géothermie et ETM), le rendement total de la partie "chaude" est fortement amélioré par rapport à une ETM classique.
En résumé : Pour une eau à 235 °C, on sort du cadre de l'ETM classique pour entrer dans celui de la géothermie, permettant des rendements 4 à 6 fois supérieurs à ceux de l'ETM conventionnelle (qui plafonne à 3-5%)."
L'eau des incinérateurs est à 235° pour produire de la vapeur.
On a donc une production de chaleur accolée à une production d'électricité par vapeur + une production additionnelle par moteur Stirling + une production d'électricité au rendement très élevé grâce à la technique des ETM, + géothermie et solaire thermique possible.
+ du co2 à transformer en ciment et en E-fuel.
Freudon Saké
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L'Union européenne exporte des dizaines de millions de tonnes de déchets par an (32 millions en 2022), principalement des métaux, papiers et plastiques, vers des pays tiers comme la Turquie, l'Inde et des pays africains. Ces exportations, souvent critiquées, posent des risques environnementaux et sanitaires, avec un volume important de trafics illégaux.
Voici les points clés sur l'exportation des déchets de l'UE : Destinations principales : La Turquie est le premier importateur de déchets européens, suivie par la Tunisie, le Ghana, le Cameroun, le Togo et le Nigéria. L'Inde est le principal importateur de déchets de papier.
Types de déchets : Les métaux ferreux constituent plus de la moitié des exportations, suivis du papier/carton, des métaux non ferreux, des textiles et des plastiques.
Trafic et risques : Environ 15 à 30 % des transferts de déchets pourraient être illégaux, générant des risques sanitaires et environnementaux élevés dans les pays de destination.
Nouvelles réglementations : L'UE tente de limiter ces exportations en renforçant les règles pour promouvoir une économie circulaire et interdire l'envoi de déchets dangereux vers des pays non membres de l'OCDE.
Déchets plastiques : Suite aux restrictions chinoises, l'UE a augmenté ses exportations vers la Turquie et l'Asie du Sud-Est.
www.consilium.europa.eu
Freudon Saké
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L'Union européenne produit plus de 2 milliards de tonnes de déchets au total chaque année. Bien que le recyclage progresse, une part importante est encore enfouie ou incinérée sans valorisation. Pour les seuls déchets municipaux, près de 25 % sont mis en décharge ou incinérés sans énergie, représentant des dizaines de millions de tonnes.
www.europarl.europa.eu
Production totale : Plus de 2,2 milliards de tonnes de déchets (toutes sources confondues) en 2022.
Déchets municipaux : Environ 230 millions de tonnes de déchets municipaux collectés annuellement, dont environ 25 % sont mis en décharge.
Enfouissement/Incinération : Les chiffres varient, mais une part significative des déchets reste non recyclée. Par exemple, la France a enfoui 17 millions de tonnes de déchets ménagers en 2022.
Objectifs UE : L'UE vise à réduire fortement l'enfouissement pour favoriser l'économie circulaire et le recyclage (notamment 70 % des emballages d'ici 2030).
Déchets plastiques : Environ 16 millions de tonnes de déchets plastiques produites, avec un taux de recyclage inférieur à 50%.
www.europarl.europa.eu
Les disparités restent fortes entre les pays membres en matière de gestion et d'enfouissement. www.cyclamed.org
https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/energie/l-equivalent-de-l-ensemble-de-la-production-nucleaire-mondiale-veolia-affirme-que-le-potentiel-de-production-d-energie-a-partir-des-dechets-en-europe-est-massif_AD-202601140960.html

https://www.veolia.com/fr/nos-medias/newsroom/communiques-presse/decarbonation-veolia-loperateur-1er-site-production-energie-dechets-turquie
La construction de l'usine de valorisation énergétique des déchets d'Istanbul, exploitée par Veolia, a débuté en 2017 et s'est achevée avec une mise en service annoncée début 2023. www.teamfrance-export.fr
Voici les détails clés concernant ce projet : Durée des travaux : Le chantier a duré environ 5 à 6 ans (lancement en 2017, ouverture en 2023).
Statut : Il s'agit de la plus grande usine d'incinération avec récupération d'énergie d'Europe.
Capacité : L'usine est conçue pour traiter environ 1,1 million de tonnes de déchets ménagers non recyclables par an.
Localisation : Située à Istanbul, cette installation permet de produire de l'électricité à partir de déchets. www.veolia.com

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