- Connaissance des Énergies avec AFP
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Face à la révolution des voitures électriques, les acteurs de l'aval de l'automobile (concessionnaires, garagistes, loueurs, opérateurs de bornes de recharge, gestionnaires de parkings...) organisent un salon pour la première fois depuis 2009, pour échanger notamment sur l'adaptation à cette nouvelle donne.
Baptisé Moove On, ce salon qui se tiendra les 23 et 24 juin à La Défense réunira une filière forte de 145.000 entreprises et 560.000 emplois, répartis sur toute la France, a indiqué Mobilians, la fédération professionnelle du secteur. Organisé avec le groupe Infopro Digital, il s'inspire du Nada Show, grand-messe de l'auto aux Etats-Unis.
Grands groupes, PME et artisans doivent gérer à la fois des voitures neuves de plus en plus complexes, où l'électronique prend le pas sur la mécanique et des besoins nouveaux comme les bornes de recharge. Mais aussi la maintenance d'un parc roulant de 42 millions de véhicules - dont 3% de voitures électriques - de plus en plus âgés composé à 80% de véhicules d'occasion, de 12 ans en moyenne.
Il faut également composer avec des constructeurs et équipementiers laminés par la baisse des ventes de voitures neuves, qui ont perdu un tiers de leurs emplois depuis 2010, selon l'INSEE.
"Le passage à l'électrique est un vrai sujet, à cause du prix et de l'accessibilité. Les Français sont un peu perdus. Résultat, ils sont dans l'attentisme et ne changent plus leur voiture", a lancé Francis Bartholomé, président de Mobilians, ancien concessionnaire et carrossier.
"Il faut une réforme de la fiscalité, la bonne nouvelle est que le ministre de l'Industrie Sébastien Martin nous en a parlé. Il faudrait aussi une prime au renouvellement, y compris pour racheter des voitures d'occasion", a-t-il estimé.
Si l'innovation et la concurrence chinoise transforment le secteur auto, le nombre de voitures par habitants (450 pour 1000) reste stable en France. "Ce qui a changé, c'est la durée de possession", a-t-il conclu.