- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le géant français des équipements électriques et automatismes industriels Schneider Electric a dévoilé jeudi un chiffre d'affaires "record" à 9,8 milliards d'euros au 1er trimestre 2026, porté par "la forte dynamique des centres de données", et a réaffirmé ses objectifs 2026.
Avec un chiffre d'affaires qui a progressé de 4,7% sur la période, le groupe, présent sur quatre marchés (les bâtiments, les centres de données et réseaux, les infrastructures et l'industrie), confirme ses objectifs avec une croissance à périmètre constant de son résultat brut d'exploitation (EBITA ajusté) 2026 attendue entre +10% et +15%.
"Dans l'activité Gestion de l'énergie, les centres de données continuent de constituer le principal moteur de croissance, soutenus par une forte dynamique du segment électricité et réseau ainsi que des solides contributions sur les autres marchés finaux", a déclaré le directeur général Olivier Blum, cité dans le communiqué.
Le groupe précise que le marché des centres de données et réseaux connaît une "demande élevée et soutenue, en croissance à deux chiffres" et "observe une adoption large de son offre de bout en bout, les clients continuant d'accroître leurs infrastructures prêtes pour l'IA, parallèlement à la croissance des architectures traditionnelles dans l'ensemble des géographies".
La demande vient en majorité de l'Amérique du Nord, "avec toutefois une forte croissance de la demande observée dans d'autres régions", précise Schneider Electric.
L'Amérique du Nord représente 38% du chiffre d'affaires toutes activités confondues au premier trimestre.
"Les fondamentaux de nos marchés restent forts, même si les récentes évolutions macroéconomiques et géopolitiques accroissent l'incertitude", a ajouté le directeur général.
Schneider Electric a constaté un "recul" de la demande au Moyen-Orient dans le marché des industries manufacturières, qui connaît par ailleurs une "dynamique positive".
Le groupe anticipe également un "potentiel" impact sur la Région Asie du Sud et reste du monde "en raison des perturbations et de l'incertitude créées par la situation en cours au Moyen?Orient".
"Au T1 l'impact n'est pas significatif à l'échelle du groupe" qui y a réalisé en 2025 moins de 5% de son chiffre d'affaires, a expliqué lors d'un appel avec la presse Nathan Fast, directeur financier de Schneider Electric.
"Maintenant, lorsque l"on parle des tendances attendues pour la suite (...) nous pensons que le T2 sera probablement perturbé par la crise au Moyen-Orient", a-t-il ajouté.
Au premier trimestre, "l'impact de la variation des taux de change a été négatif à -623 millions d'euros, soit -6,7 % du chiffre d'affaires du groupe, principalement en raison de l'affaiblissement du dollar américain, de la roupie indienne et du yuan chinois face à l'euro", note par ailleurs Schneider.
Il anticipe que l'impact des devises sur le chiffre d'affaires 2026 sera entre "-750 millions et -850 millions d'euros".
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