- Connaissance des Énergies avec AFP
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La Corée du Sud "examine de près" la demande de Donald Trump, qui l'a appelée, aux côtés d'autres pays, à envoyer un navire dans le détroit d'Ormuz pour sécuriser la route pétrolière du Golfe, a déclaré dimanche un responsable de la présidence à l'AFP.
"Nous suivons de près les remarques du président Trump sur les réseaux sociaux et examinerons la question avec soin, en étroite concertation avec les Etats-Unis", a-t-il dit.
Samedi, Donald Trump a demandé aux pays touchés par le blocage actuel de la route pétrolière - notamment la Chine et la Corée du Sud - d'aider à résoudre la situation dans le détroit d'Ormuz.
"De nombreux pays vont envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les Etats-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr", avait auparavant assuré le président américain. La veille, il avait affirmé que la marine américaine commencerait "très bientôt" à escorter des pétroliers dans ce passage stratégique.
"Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d'autres (...) enverront des navires dans la région afin que le détroit d'Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité", a-t-il ajouté.
Soulignant l'importance de la sécurité des voies maritimes internationales et de la liberté de navigation, le responsable sud-coréen a déclaré que Séoul "examinait et étudiait de manière approfondie diverses mesures (...) afin de garantir la sécurité des voies de transport de l'énergie".
La Corée du Sud, qui dépend fortement des importations d'énergie, notamment des livraisons transitant par le détroit d'Ormuz, a imposé un plafonnement des prix des carburants afin d'atténuer la pression sur son approvisionnement énergétique pendant la guerre en Iran, une première mesure de ce type depuis 1997.